Florence Foster Jenkins: fabuleuse ridicule***

Le film se concentre sur la dernière année... (Photo fournie par Les Films Séville)

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Le film se concentre sur la dernière année de la vie de Florence Foster Jenkins (lumineuse Meryl Streep), une riche héritière anglaise passionnée de musique qui rêve d'être une grande cantatrice même si elle chante terriblement faux.

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(Québec) CRITIQUE / Les scénaristes de Florence Foster Jenkins n'ont pas eu à déployer des trésors d'imagination pour écrire leur récit. La vie de Madame Florence, qui a réellement existé, est si inusitée et incroyable, qu'elle contenait tout ce qu'il fallait pour en faire un film.

La dame en question est une riche héritière anglaise passionnée de musique qui donnerait sa vie pour l'art et qui rêve d'être une grande cantatrice. Le hic : elle chante si faux que c'en est proprement insupportable. On dit qu'Hergé s'en serait inspiré pour créer La Castafiore.

Son absence de talent, combiné à l'extraordinaire extravagance de ses costumes, ne l'a toutefois pas empêché de développer un cercle de fervents adeptes, qui s'est élargi au-delà de toute logique. On s'est arraché ses enregistrements et la dame a rempli Carnegie Hall.

Le défi était de faire de cette vie, bercée d'illusions et de rocambolesques aberrations, une histoire aussi touchante que comique, ce qu'a bien réussi le réalisateur Stephen Frears (Les arnaqueurs, Dirty Pretty Things, The Queen). 

Le film se concentre sur la dernière année de la vie de Florence Foster Jenkins (lumineuse Meryl Streep) et s'ouvre sur un numéro où celle-ci descend du plafond, ailée et difficilement soutenue par des poulies, pour incarner «l'inspiration». Le tout donne le ton, avec des costumes et des décors qui reproduisent minutieusement les années 40 aux États-Unis.

Charmante ferveur

La dame est aussi kitsch que passionnée, mais sa ferveur nous charme. La dévotion que lui manifeste son mari (drôle et touchant Hugh Grant) et la maladie qu'elle a contractée dans des circonstances à crever le coeur achève de nous la rendre attachante.

Le drame est savamment équilibré par une bonne dose d'humour de situation. Les mimiques impayables de son pianiste lorsqu'il l'entend pour la première fois et tout le ballet qui s'orchestre en coulisses pour que la soprano ne prenne pas conscience que les gens rient d'elle sont épiques.

Il y a plusieurs très belles scènes, dans la campagne d'un vert aveuglant, dans l'appartement débordant de motifs et d'objets de la dame et dans l'appartement que loue son mari, où on verra entre autres une scène de danse endiablée.

Évidemment, le tout est un peu romancé, trop par moment, et son aveuglement devient un peu suspect, mais vous en serez quitte pour une bonne dose de rires, de malaises et quelques moments attendrissants.

Au générique

Cote :  ***

Titre : Florence Foster Jenkins

Genre : drame biographique

Réalisateur : Stephen Frears

Acteurs : Meryl Streep, Hugh Grant et Simon Helberg

Classement : général

Durée : 1h50

On aime : le mélange d'humour et de drame, le caractère inusité de cette histoire vraie

On n'aime pas : les passages trop romancés

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