L'escadron suicide: le militaire et son samouraï

L'escadron suicide... (Fournie par Warner Bros.)

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L'escadron suicide

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Sonia Sarfati
La Presse

(New York) Joel Kinnaman a observé, de loin, le projet de L'escadron suicide (Suicide Squad) prendre forme. «Je suivais ça jalousement», a-t-il reconnu lorsque nous l'avons rencontré à New York. Jalousement, parce qu'il avait furieusement envie d'être de cette partie-là.

Mais les acteurs étaient engagés les uns après les autres. La distribution, qui allait être dirigée par David Ayer, prenait forme. Jusqu'à son point final. Devenu points de suspension quand Tom Hardy, qui devait incarner le caporal Rick Flag, a laissé tomber le projet pour se consacrer au Revenant.

«J'ai reçu un coup de fil, David Ayer voulait me rencontrer», résume l'acteur américano-suédois qui a grandi à Stockholm et que l'on a découvert dans la série The Killing. La rencontre s'est (très) bien passée et, quelque temps plus tard, pendant une pause entre deux saisons de House of Cards (où il incarne le gouverneur Will Conway), il s'est rendu à Toronto pour se joindre à L'escadron suicide.

En fait, pour en prendre la tête. Lui, l'homme droit, menant un groupe de supervilains dans des missions suicidaires.

L'idée vient d'Amanda Waller (Viola Davis), officière du renseignement américain qui oeuvre pour une agence secrète. Elle a recruté Deadshot (Will Smith), Harley Quinn (Margot Robbie) - la petite amie du Joker (Jared Leto) -, El Diablo (Jay Hernandez), Killer Croc (Adewale Akinnuoye-Agbaje), Captain Boomerang (Jai Courtney) et Slipknot (Adam Beach).

Ils sont aussi mauvais que dysfonctionnels. Mais, selon Waller, le meilleur peut sortir du pire... surtout quand le pire en question n'a plus rien à perdre. Pour diriger ce groupe de psychopathes, donc, le caporal Rick Flag, dans l'ombre duquel veille sa «protectrice», une jeune samouraï appelée Katana (Karen Fukuhara).

«Flag, c'est un type droit comme une flèche», poursuit l'acteur qui a tâté au justicier en revêtant l'armure de RoboCop dans l'excellent remake de José Padilha. «Parmi tous ces personnages flamboyants et complètement fous, dans une comédie, il aurait été le straight man

Joel Kinnaman ne minimise toutefois pas là l'importance du caporal, au contraire: l'arc dramatique personnel du militaire est entremêlé à celui du film. «D'une certaine manière, il est le personnage principal, puisqu'un tel personnage est un peu comme l'axe autour duquel pivotent les autres.» Autres qui, ici, tonnent, détonnent et cartonnent.

Face à eux, The Enchantress (Cara Delevingne), déesse des temps passés qui possède le corps de la bien-aimée de Flag et qui devient la première menace que l'escadron suicide devra affronter.

Pour camper le militaire avec conviction, Joel Kinnaman a passé du temps avec «de vrais Rick Flag» et avec un conseiller militaire présent en tout temps sur le plateau. «Comment vous entrez dans une pièce, ce qui se passe dans la tête de quelqu'un dont les décisions, en zone de guerre, ont le pouvoir de vie ou de mort... ce que j'ai appris là me sera utile à tout jamais», croit l'acteur.

Nouvelle venue

Issue d'une première génération d'immigrants japonais, Karen Fukuhara pourrait faire le même genre de commentaire. Elle qui fait ses débuts au grand écran en incarnant, aussi menue soit-elle, le garde du corps de Joel Kinnaman qui, du haut de son 1,89 m aurait pu la regarder de haut (au figuré), mais qui lui a plutôt servi de mentor.

«En tant que Katana, j'étais là pour le protéger, mais sur le plateau, c'est lui qui était protecteur avec moi. Il sait ce qu'il faut faire, quand et comment», a expliqué celle qui, à l'adolescence, a mené des entrevues télévisées pour le Disney Channel.

«Pour lui et moi, il n'était pas facile d'être entourés de ces personnages extravertis, forts, colorés. Nous étions les "soldats", les terre-à-terre... et il fallait le rester même si la tentation d'en faire plus, et peut-être trop, était grande. Ce n'était pas facile, mais je l'observais et... il est spectaculaire», raconte celle qui a été pressentie pour passer une audition, sans savoir autre chose que c'était «pour une adaptation de comic book». Point.

On lui a demandé de prouver qu'elle savait jouer, de montrer qu'elle pouvait manier le sabre et de démontrer un certain naturel pour les arts martiaux. Elle a pris la chose au sérieux. Et a prouvé, montré, démontré. Et décroché le rôle. Elle qui rêvait depuis toujours d'être actrice.

Heureuse? Même pas besoin de poser la question. La journée d'entrevues a commencé il y a plusieurs heures. Elle se poursuivra jusqu'en début de soirée. Une autre commencera le lendemain. Et Karen Fukuhara rayonne.

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