Les 3 p'tits cochons 2: pas si bête!***

La métaphore des Trois p'tits cochons demeure : l'aîné... (Photo fournie par Les Films Séville)

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La métaphore des Trois p'tits cochons demeure : l'aîné Rémy (Paul Doucet) a la demeure la plus solide, à l'image de sa réussite. Mais le moralisateur se fait mettre dehors par sa femme en raison de ses infidélités à voile et à vapeur - il vit une crise d'identité sexuelle.

Photo fournie par Les Films Séville

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(Québec) À la suite des déconvenues des comédies estivales québécoises, ces dernières années, on peut comprendre que le milieu se soit rabattu sur une valeur sûre : les suites. Et deux fois plutôt qu'une, en reprenant les deux gros succès de 2007. Les 3 p'tits cochons 2, lancé avant Nitro Rush fin août, nous fait renouer avec le trio de frères libidineux dont les aventures menacent leurs foyers. Et, surprise, cette nouvelle mouture signée Jean-François Pouliot s'avère bien meilleure que l'original.

Il n'y a pas de doute, le doigté du réalisateur de La grande séduction, autant dans les moments drôles que dans ceux plus dramatiques, fait des merveilles. Surtout dans le dernier cas : il y a des scènes particulièrement touchantes, soulignées de belle façon par la musique de Martin Léon. 

C'est la plus grande surprise de cet opus formaté : le changement de ton. Loin de la vulgarité et de la facilité du premier, réalisé par Patrick Huard, qui mise sur le cul, on explore ici les différentes facettes de l'amour que vivent les trois frères, cinq ans plus tard.

La métaphore demeure. L'aîné Rémy (Paul Doucet) a la demeure la plus solide, à l'image de sa réussite. Mais le moralisateur se fait mettre dehors par Dominique (solide Sophie Prégent) en raison de ses infidélités à voile et à vapeur - il vit une crise d'identité sexuelle... 

Au même moment, Christian (Guillaume Lemay-Thivierge), qui n'a plus de foyer, vient s'installer chez Rémy. Et l'éternel adulescent tombe en amour pour la première fois de sa vie avec la femme (plus vieille que lui) de son frère - avec la culpabilité qui vient avec.

Entre les deux, Mathieu (Patrice Robitaille), dont la maison est en rénovation, tente de raviver la flamme avec sa Geneviève qu'il adore (Isabel Richer), mais dont la réussite ébranle sa masculinité. 

C'est d'ailleurs une grande amélioration pour ce deuxième tome : les femmes fortes, et les thèmes abordés qui viennent avec. On reste en surface, mais ce qui tourne autour des idylles amoureuses (des jeux de pouvoir au sexe, en passant par les sentiments) est bien servi.

Récit prévisible

Cela dit, cette comédie de moeurs ne casse rien non plus. Le récit s'avère des plus convenus et prévisibles - on voit venir les principales étapes de loin, sans véritable surprise. Il y a aussi quelques invraisemblances plutôt dures à avaler. Sans parler de quelques gags grivois superflus. Il ne fallait tout de même pas négliger ceux qui ont aimé le premier...

Pour autant qu'on soit bon public, on passe un bon moment. D'autant que la complicité entre les acteurs est bonne. Même si Patrice Robitaille a remplacé Claude Legault, le trio est crédible. Le fort lien qui les unit, malgré les désaccords et les jalousies, se révèle un fil conducteur qui permet au long métrage de toujours maintenir son intérêt, même dans les moments plus faibles.

On a souvent souligné la difficulté, au cinéma québécois, de conclure. Ce qui semblait encore le cas cette fois avec une fin banale. Mais il y a un épilogue, dans le générique, absolument désopilant, qui repose sur la capacité d'improvisation des trois acteurs. Un moment tellement réussi, en fait, qu'on regrette que tout le long métrage n'ait pas été à cette image. Les 3 p'tits cochons 2 aurait pu être mémorable plutôt qu'une oeuvre qui livre la marchandise. Ni plus ni moins.

Au générique

Cote :  ***

Titre : Les 3 p'tits cochons 2

Genre : comédie de moeurs

Réalisateur : Jean-François Pouliot

Acteurs : Paul Doucet, Guillaume Lemay-Thivierge et Patrice Robitaille

Classement : 13 ans et plus

Durée : 1h42

On aime : le changement de ton, le doigté de la réalisation, la complicité des acteurs

On n'aime pas : trop prévisible et superficiel, les invraisemblances

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