Heidi: la petite reine de la montagne **1/2

Anuk Steffen, d'un naturel absolument stupéfiant dans le... (Photo fournie par TVA Films)

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Anuk Steffen, d'un naturel absolument stupéfiant dans le rôle-titre, a un sourire irrésistible qui fera fondre le coeur des parents et en sorte que toutes les gamines de huit ans voudront être son amie.

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(Québec) CRITIQUE / Si on compte bien, et excluant les films d'animation, il s'agit de la huitième version d'Heidi au cinéma. La dernière, du Britannique Paul Marcus, est sortie il y a à peine 10 ans... Et comme cette mouture d'Alain Gsponer reprend, dans les grandes lignes, le scénario des précédentes, on se demande bien quel est l'intérêt - à part l'interprète du rôle-titre.

Pour ceux qui l'ignorent, parce que les celles doivent certainement le savoir, Heidi (charmante Anuk Steffen) vit dans les Alpes suisses avec son rêche grand-père (Bruno Ganz, l'ange Damiel dans Les ailes du désir de Wenders). On a droit à quelques superbes images bucoliques, bien sûr.

L'orpheline de huit ans doit toutefois quitter les alpages et son ami Peter (Quirin Agrippi), le berger de chèvres, pour la riche demeure des Sesemann, à Frankfort. Elle doit tenir compagnie à Klara (Katharina Schüttler), confinée à un fauteuil roulant depuis la mort de sa mère. Le père de la petite handicapée, qui se sent coupable de ses absences, a, ni plus ni moins, acheté une poupée grandeur nature.

La petite sauvageonne au caractère rebelle tente de s'assimiler, mais elle a bientôt le mal du pays. Heidi devra choisir entre son amitié (et le sentiment de culpabilité qui vient avec) et son amour pour son grand-père et son coin de pays...

Sans avoir vu les versions précédentes, ni écouté les dessins animés dans mon enfance et encore moins lu les romans (le film est inspiré des deux premiers livres de Johanna Spyri), l'ensemble m'est néanmoins apparu très prévisible. 

De plus, le film est loin d'être trépidant. En fait, il n'y a pas d'aventures ici, au sens propre, au contraire de Belle et Sébastien - dont le succès récent a dû inciter la production de cette nouvelle version. Sauf qu'on dirait qu'elle date d'une cinquantaine d'années tant la réalisation et le scénario suintent un académisme de bon aloi. Il y a des aspects mélos qui sont beaucoup trop appuyés, sans parler de certains personnages caricaturaux. Pour l'originalité et la relecture, on repassera.

Bien sûr, c'est cute. Surtout grâce à la pétillante Anuk Steffen, belle à croquer et d'un naturel absolument stupéfiant dans le rôle-titre. La jolie frimousse a un sourire irrésistible qui fera fondre le coeur des parents et en sorte que toutes les gamines de huit ans voudront être son amie (comme Klara).

Il y a de bonnes valeurs, une vision solide des liens familiaux et d'amitié, des moments qui nous font sourire et d'autres pour nous émouvoir, sans qu'on se sente pour autant transporté.

Heidi a obtenu de bonnes assistances en Europe, sans rien casser - le film vise un public plutôt restreint avec son aspect enfantin. Mais les nostalgiques y trouveront leur compte et leur progéniture aussi (en bas de 10 ans).

Au générique

Cote : **1/2

Titre : Heidi

Genre : mélodrame

Réalisateur : Alain Gsponer

Acteurs : Anuk Steffen, Bruno Ganz et Katharina Schüttler

Classement : général

Durée : 1h40

On aime : Bruno Ganz, la pétillante Anuk Steffen

On n'aime pas : l'aspect léché, des longueurs, le mélo trop appuyé, l'aspect prévisible

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