La conjuration 2: terreur vintage ***1/2

Les Warren vont venir en aide à une... (Fournie par Warner Bros)

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Les Warren vont venir en aide à une mère vivant seule avec ses quatre enfants, victimes de manifestations d'un poltergeist (esprit frappeur) particulièrement vicieux, qui se sert de Janet (Madison Wolfe).

Fournie par Warner Bros

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(Québec) Succès oblige de La conjuration, en 2013, voici la suite des aventures des Warren, des chasseurs de démons. Et le deuxième chapitre, basé sur des faits réels, est aussi terrifiant que le premier. Fortement ancré dans les peurs enfantines, La conjuration 2 (The Conjuring 2) se distingue aussi par la réalisation extrêmement maîtrisée des codes du genre par James Wan, tout comme ceux du suspense hitchcockien.

La conjuration 2 est un film de peur vintage, qui repose sur le pouvoir d'évocation cinématographique et notre sens de l'anticipation - il utilise d'ailleurs très peu d'effets spéciaux. Wan nous avertit que ça s'en vient - il joue de la caméra subjective, des gros plans et fait augmenter la tension avec la musique anxiogène de Joseph Bishara -, tout en laissant dans le hors champ l'élément qui déclenche la hantise. Et quand ça arrive, on a les poils qui se mettent au garde-à-vous sur les bras.

Il faut dire que James Wan a une longue feuille de route dans l'épouvante, style auquel il a consacré toute sa carrière à part Condamnés à part et Rapides et dangereux 7 (un film d'horreur d'un autre genre...). Il a réalisé deux chapitres d'Insidieux, le premier Décadence et, bien sûr, La conjuration.

Pour la suite de ce long métrage extrêmement efficace, le réalisateur sino-malaisien dispose d'un avantage indéniable : le matériel de base, soit les histoires du célèbre duo composé du démonologue Ed Warren (Patrick Wilson) et de la médium Lorraine Warren (Vera Farmiga), un couple solide et sympathique, qui se distingue par leur foi en Dieu et en eux.

Le récit nous les fait d'ailleurs retrouver à Amityville, dans une introduction pas piquée des vers. Après cette intervention particulièrement cauchemardesque, les Warren doivent combattre leurs propres démons. C'est donc avec beaucoup de réticence qu'ils acceptent, à la demande de l'Église, de se rendre à Londres, dans le quartier d'Enfield - dans une maison en rangée tout à fait banale, ce qui renforce l'élément angoissant.

Ils y vont pour venir en aide à Peggy Hodgson (Frances O'Connor), une mère vivant seule avec ses quatre enfants, victimes de manifestations d'un poltergeist (esprit frappeur) particulièrement vicieux, qui se sert de Janet (Madison Wolfe, très convain-cante), 11 ans.

L'action se déroule en décembre 1977, avec une bonne évocation du climat social de l'époque, musique à l'appui, notamment London Calling des Clash. Les Hodgson sont pauvres, démunis et terrifiés par leur situation. 

Wan exploite assez bien cette situation, ce qui amène le spectateur à ne plus savoir sur quel pied danser : les phénomènes sont-ils une mise en scène de la famille, comme le croit une universitaire sceptique, ou bien une manifestation des forces du mal? Ce qui sème le doute chez le spectateur et l'amène à réfléchir sur ce qui nous est «réellement» montré...

Contrairement à la plupart des films du genre, La conjuration 2 évite complètement le sanguinolent et presque totalement le ridicule - il désamorce même quelques situations avec un humour en forme de clin d'oeil. Ce qui n'empêche pas de forcer sur le mélo dans la dernière partie et d'étirer inutilement une finale trop appuyée, qui gâche un peu l'atmosphère patiemment créée pendant tout le film.

L'air de rien, le long métrage évoque aussi les questions de transmission, d'amour filial et du courage d'affronter ses peurs, quelles qu'elles soient. On n'en demandait pas tant.

Au générique

Cote :  *** 1/2

Titre: La conjuration 2

Genre : drame d'horreur

Réalisateur: James Wan

Acteurs: Patrick Wilson, Vera Farmiga, Madison Wolfe et Frances O'Connor

Classement: 13 ans et plus

Durée: 2h13

On aime : la maîtrise cinématographique, la tension à couper au couteau

On n'aime pas : la finale qui s'étire, le mélo trop appuyé

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