L'origine des espèces: un secret honteux **

Après une visite chez ses parents marqués par... (Fournie par Les Films Séville)

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Après une visite chez ses parents marqués par un sombre drame, David (Marc Paquet, à droite) apprend que son père n'est pas son père biologique.

Fournie par Les Films Séville

Le SoleilÉric Moreault 2/5

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(Québec) CRITIQUE / L'origine des espèces prend l'affiche deux ans après la fin du tournage. Soit son distributeur avait de la misère à placer cet amalgame maladroit de drame psycholo­gique et de suspense dans le calendrier des sorties. Soit il n'avait pas confiance dans le résultat. Peut-être un peu des deux. Peu importe : le premier long métrage de Dominic Goyer aurait tout aussi bien pu passer directement en sortie vidéo, personne n'aurait rien manqué.

Ah! la fameuse quête identitaire des Québécois. Ce thème maintes fois rabâché et d'autres aussi, utilisés dans ce film, sont au coeur du récit trouble imaginé par Goyer. Cette quête de ses origines est menée par David (Marc Paquet), un architecte en congé parental. Après une visite chez ses parents marqués par un sombre drame, le trentenaire apprend que son père n'est pas son père biologique. 

Troublé et obsédé par la question, David va tenter de trouver la réelle identité de son géniteur. Évidemment, ce mystère cache un secret honteux, dans une histoire parfois abracadabrante et parsemée de personnages caricaturaux et ridicules - du moins pour un film qui se prend au sérieux.

L'enquête de David va l'amener à découvrir des choses sur sa mère qu'il aurait mieux aimé ne pas savoir - et qui ne sont d'aucun intérêt pour ce récit qui tombe trop souvent dans le sordide sans raison.

Il faut en plus composer avec des acteurs principaux, Marc Paquet (La vie secrète des gens heureuxBelle-Baie) et Sylvie de Morais (Yamaska), sa femme, qui manquent cruellement de charisme. Il faut dire que les dialogues superficiels et plaqués n'aident en rien. La direction d'acteurs fait cruellement défaut.

Dominic Goyer a manifestement été dépassé par l'ampleur de son projet, qui compte en plus des scènes totalement inutiles pour la progression dramatique et qui sont autant de longueurs. 

Il y a bien ici et là de bonnes idées de réalisation, comme sa propension à filmer David en réflexion dans les fenêtres et dans les miroirs qui symbolise sa quête identitaire. Mentionnons aussi les séquences d'animation, cohérentes avec l'histoire et qui, à la fin, viennent jouer un rôle vital dans la compréhension de la tragédie initiale (qu'on avait quand même vu venir depuis longtemps).

L'origine des espèces s'avère un film confus qui s'éparpille, en manque de cohésion. On se demande ce qu'Élise Guilbault, Marc Béland et David La Haye, dans des rôles très secondaires, sont allés faire dans cette galère. Saluons leur foi dans notre cinématographie et ses jeunes réalisateurs. Mais ça ne réchappe pas le film.

Au générique

  • Cote: **
  • Titre: L'origine des espèces
  • Genre: drame
  • Réalisateur: Dominic Goyer
  • Acteurs: Marc Paquet, Sylvie de Morais et Marc Béland
  • Classement: 13 ans et plus
  • Durée: 1h32
On aime: les séquences d'animation

On n'aime pas: les thèmes rabâchés, la faible direction d'acteurs, le mince scénario, la confusion des genres

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