Napoléon en apparte tourné à Québec

Napoléon en apparte mettra en vedette plusieurs acteurs bien... (Infographie Le Soleil)

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Napoléon en apparte mettra en vedette plusieurs acteurs bien connus de la communauté théâtrale de la capitale, dont Jean-Michel Girouard et Joëlle Bond.

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(Québec) Ça faisait une éternité qu'il n'y avait pas eu autant d'effervescence cinématographique à Québec. Après trois tournages de longs métrages cet automne, c'est maintenant au tour de Jeff Denis d'amorcer celui de Napoléon en apparte à la fin d'avril, a-t-il révélé en entrevue au Soleil. La comédie romantique mettra en vedette plusieurs acteurs bien connus de la communauté théâtrale de la capitale, dont Jean-Michel Girouard et Joëlle Bond.

Après 20 ans à bourlinguer en documentaire un peu partout, Jeff Denis a reposé ses valises à Québec, où il compte tourner son premier long métrage de fiction. C'est d'ailleurs une rue de Québec - la rue Napoléon - qui l'a inspiré, il y a «quatre, cinq ans». «J'aime bien les jeux de mots poches», dit-il en riant.

Il n'en fallait pas plus pour qu'il imagine un jeune comptable (!) Joe connaissant (J.M. Girouard) prénommé Napoléon qui tombe amoureux d'une belle Beauceronne (J. Bond) «qui s'appelle, évidemment, Joséphine». «Au premier degré, ça reste une comédie romantique très simple qui se déroule dans Limoilou.» Le film sera un hommage à la faune particulière du quartier de Québec «avec ses personnages sortis tout droit d'un film de Buñuel».

Au deuxième niveau, Jeff Denis a transposé la vie du célèbre empereur français Napoléon Bonaparte «dans un quotidien d'aujourd'hui. Les mordus de Napoléon vont voir des liens tout plein dans les noms, les situations, les tics, etc. Ceux qui ne le connaissent pas n'en souffriront pas», rigole-t-il.

Napoléon en apparte se veut aussi un portrait de génération. «Exactement. C'est une critique sociale, mais avec un clin d'oeil, de tous ces jeunes qui vivent en appartement, qui pensent tout savoir alors qu'en réalité, t'as toujours les parents en arrière parce qu'ils ne savent rien faire. T'as eu les Tanguy, maintenant, t'as les Napo!»

Le natif de Québec n'est pas peu fier de tourner un film ici avec des gens d'ici. Il souligne que dès son premier court-métrage, il s'était fait un devoir de faire appel à des comédiens locaux, dont Anne-Marie Olivier (maintenant directrice artistique du Trident). La polyvalence des acteurs de théâtre d'ici est un atout de taille.

«Ce sont des acteurs à l'écoute, beaucoup plus physiques. Devant une caméra, ils sont plus faciles à diriger», estime-t-il. Outre les deux rôles principaux, Denis Marchand, Maxime Robin, Claudiane Ruelland et Marie-Lee Picknell (les bitchs de service), ainsi que Jack Robitaille et Jean-Jacqui Boutet font partie de la distribution. «Une maudite belle brochette.»

Il n'y a pas que les acteurs : l'équipe technique, d'une quinzaine de personnes, sera aussi locale, de même que la bande sonore, du trio Whisky Legs. Encore mieux, la fille aînée de l'homme de 44 ans, qui étudie en cinéma au Cégep Limoilou, travaillera comme scripte sur la production.

Le film indépendant disposera d'un budget modeste, entre 200 000 $ et 250 000 $, «qui tient la route». La production attend des confirmations d'aide de Téléfilm et de la Ville de Québec ainsi que de la SODEC pour la postproduction. Il a toutefois déjà un distributeur (K-Films), ce qui le rend admissible aux crédits d'impôt. Napoléon en apparte est aussi en campagne de sociofinancement sur La Ruche «pour démarrer l'affaire». Il a atteint le tiers de son objectif de 6000 $ jusqu'à maintenant

Si tout se déroule comme prévu, Napoléon en apparte devrait prendre l'affiche au printemps 2017.

Le réalisateur Jeff Denis est fier de tourner... (Photothèque Le Soleil) - image 2.0

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Le réalisateur Jeff Denis est fier de tourner un film ici avec des gens d'ici.

Photothèque Le Soleil

Le documentaire sur Marillion à l'automne

Foi de Jeff Denis, Marillion & Fans verra finalement le jour à l'automne, après quelques reports. Un conflit avec la gérance et des démarches légales concernant les droits ont retardé d'un an la sortie du documentaire sur la relation entre le groupe de rock progressif britannique et ses fidèles admirateurs. «On a rembarqué là-dedans et on est en train de finaliser le film.»

Selon Jeff Denis, un problème de communication serait à la source du quiproquo. «C'est un film sur les fans. C'est nous qui sommes arrivés avec l'idée et la gérante nous avait donné le feu vert», prétend le réalisateur de Québec. La production a dû embaucher des avocats pour s'assurer de garder tous ses droits sur ce «documentaire d'auteur».

Le cinéaste prend ce retard avec un grain de sel. C'est le genre d'imprévu qui survient en documentaire, dit-il. «C'est la vie. Ça arrive parce que tu brasses de vieilles histoires. Il y a des gens qui ne veulent pas entendre certaines personnes intervenir dans le documentaire. Il y a des trucs qui ne vont pas plaire à la gérance de Marillion.»

Amorcé il y a cinq ans à l'Impérial de Québec, le tournage s'est ensuite promené en Angleterre, en Écosse, aux Pays-Bas et aux États-Unis avant de se conclure en juillet 2014 lors du passage du groupe-culte au Festival d'été de Québec. Le réalisateur a réalisé des entrevues avec «des fans de 42 nationalités différentes». 

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