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Gala du cinéma québécois: des animateurs sur le fil de fer

Stéphane Bellavance et Pénélope McQuade, qui reprennent l'animation... (Fournie par ICI Radio-Canada Télé)

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Stéphane Bellavance et Pénélope McQuade, qui reprennent l'animation de la fête du cinéma québécois, indiquent qu'ils s'attaqueront d'emblée à la question des révélations sur la pédophilie du cinéaste Claude Jutra - en l'honneur de qui le gala était nommé jusqu'à récemment.

Fournie par ICI Radio-Canada Télé

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(Québec) Pénélope McQuade et Stéphane Bellavance auront la tâche ardue d'animer la fête du cinéma québécois, dimanche, un gala plombé par les révélations sur la pédophilie de Claude Jutra. Le duo ne se défilera pas et s'attaquera à la question d'emblée. Et il a aussi l'intention d'aborder de front la vaine polémique des nominations contestées par certains médias. Entrevue avec deux passionnés qui n'ont pas froid aux yeux, mais le coeur à la bonne place.

Après leur prestation saluée de l'an dernier, le duo était en pays connu avant que le ciel ne leur tombe sur la tête. L'équipe de production a passé de bons moments à jauger les tenants et aboutissants de l'affaire Jutra. «On a longuement discuté du choc que ça a été pour la société, pour les victimes et pour le monde du cinéma, notamment ceux qui l'ont côtoyé sans se douter de rien. On a passé plusieurs heures à évacuer tout ça, à faire une forme de thérapie collective», indique Pénélope McQuade. Elle ajoutera, en fin d'entrevue: «Il n'y a pas d'ambiguïté. Le ton est à la sobriété.»

À quelques jours du grand soir au Monument national, le duo est passé à autre chose. Les répétitions se succèdent, rien ne sera laissé au hasard. «On est prêts.» Mais la journaliste de 45 ans et l'acteur de 41 ans, qui consacrent maintenant beaucoup de temps à l'animation, peuvent aussi compter sur leur chimie, souligne le deuxième. «C'est hallucinant, ajoute la première. Et ça paraît sur scène, on n'a pas besoin de rien forcer. On est très là l'un pour l'autre. Sur le plan humain, il y a quelque chose de très chaleureux et c'est très rassurant.»

Le nouveau trophée qui sera remis lors du... (La Presse, Marco Campanozzi) - image 2.0

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Le nouveau trophée qui sera remis lors du Gala du cinéma québécois.

La Presse, Marco Campanozzi

Comme l'an passé, le duo promet un numéro «performance» un peu caricatural avec beaucoup d'accessoires et un autre avec un acteur. Mais sans plus. Ils ont une volonté commune que l'accent de la soirée soit placé sur notre cinéma, qu'ils aiment avec passion. Au point de voir «presque» tous les films en nomination. 

«C'est la moindre des choses, dit Pénélope McQuade. C'est une question de respect. On n'arrête pas de dire partout qu'on trouve que notre cinéma est exceptionnel et que les gens travaillent fort, dans l'adversité, sans argent... Et aussi parce que je veux en parler pour vrai.»

Elle n'hésite d'ailleurs pas à le faire à qui veut bien l'entendre, chantant les louanges des Démons (Philippe Lesage) - un long métrage qu'a aussi bien aimé son coanimateur, même s'il est moins catégorique: «Parler de mon film préféré avant le Gala, c'est comme choisir entre deux enfants.» 

Sinon, Pénélope McQuade a beaucoup apprécié Les êtres chers, d'Anne Émond. «C'était magistral. On pleure, mais on sourit aussi. Notre cinéma est très fort là-dessus, ce mélange d'émotions. [...] Ça nous ressemble beaucoup comme peuple.»

Processus «adéquat»

L'un comme l'autre peut parler d'abondance, et avec conviction, des films en nomination. Ce qui les aidera à relever un gros défi lors du Gala. Ils sont bien conscients «qu'il y a plusieurs nommés dans la salle dont on ne sait rien», comme le dit Stéphane Bellavance. Les deux animateurs sont néanmoins convaincus que le processus de nomination actuel, même s'il n'est pas parfait, est très adéquat. «Il y a des films populaires [comme Le mirage ou Paul à Québec] qui se sont rendus loin, mais qui n'ont pas fait la coupure par quelques votes», révèle-t-il.

«Chaque année, c'est comme ça, souligne Pénélope McQuade. C'est sûr que, cette année, il y a ce qui semblait des évidences, qui ont été oubliées. Comme Paul à Québec. Ceci dit, c'est [le système] le plus intègre et respectueux de l'industrie.»

Ce sont 28 professionnels de l'industrie qui déterminent les heureux élus. «C'est le système le plus près de l'industrie du cinéma. Est-ce que c'est le plus près du public, je ne sais pas», souligne Pénélope McQuade. Tout en ajoutant que celui des Oscars a montré ses failles de façon spectaculaire ces dernières années. «Ce n'est pas un choix du public, le Gala Artis du cinéma. Mais il y a de grandes questions à se poser.»

Il y aura un certain «arrimage» à faire auprès du public lors de la soirée télédiffusée dimanche à Radio-Canada, à compter de 20h.

Dans ce débat qui oppose un cinéma d'auteur à des films grand public, Stéphane Bellavance pose la question qui tue: «Est-ce qu'un film qui a été vu par 1000 personnes est moins bon qu'un autre qui a été vu par 100 000?»

À chacun ses goûts.

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