Ange et Gabrielle: vaudeville familial  **

Patrick Bruel et Isabelle Carré jouent les rôles... (Fournie par AZ Films)

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Patrick Bruel et Isabelle Carré jouent les rôles principaux dans Ange et Gabrielle, une comédie romantique superficielle filmée sans originalité et qui ne nous épargne aucun cliché.

Fournie par AZ Films

Le SoleilÉric Moreault 2/5

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(Québec) CRITIQUE / Si le cinéma français peine à augmenter ses assistances au Québec, c'est en partie parce qu'on s'obstine encore à nous présenter des longs métrages comme Ange et Gabrielle. Cette comédie romantique superficielle filmée sans aucune originalité ne nous épargne aucun cliché.

La présence de Patrick Bruel et d'Isabelle Carré dans les rôles principaux peut susciter une certaine curiosité, mais ils n'arrivent pas à sauver les meubles.

Ange et Gabrielle est une adaptation de la pièce L'éveil du chameau de Murielle Magellan. Et sur grand écran, elle a tout du vaudeville, jusqu'aux claques dans le visage. Sérieux, en 2016!? On en est encore là?

Donc, un bon matin, Gabrielle (Carré), une pharmacienne hystérique et surprotectrice, débarque dans le bureau d'Ange (Bruel), architecte, homme à femmes arrogant et égocentrique. Elle lui apprend que Claire (Alice de Lencquesaing), sa fille de 17 ans, est enceinte de son fils Guillaume (Laurent Stocker). Seul problème : Ange n'a jamais reconnu sa paternité. On voit se poindre le thème du père absent...

Extrait « Ange et Gabrielle »

Le fil scénaristique est assez ténu : Gabrielle veut qu'Ange les aide, ce dernier refuse obstinément de prendre des responsabilités qui, avance-t-il, ne lui incombent pas. Évidemment, elle est aussi déterminée que lui est borné et le film va passer de longs moments sur leurs engueulades qui tournent à vide. On voit se poindre le thème archi-usé des contraires qui s'attirent... 

Le long métrage traite aussi du conflit des générations, de la transmission et de l'incommunicabilité, mais sur un mode très superficiel. En fait, des thèmes éculés et rabâchés qu'Anne Giafferi ne cherche pas à renouveler, se contentant d'offrir du réchauffé.

Le pire étant probablement dans le rôle caricatural des deux hommes avec le bébé - ils sont d'une gaucherie et d'une incompétence remarquables. Ce qui illustre, bien involontairement, le fossé culturel qui sépare la France et le Québec en ce qui concerne la paternité. Ou, du moins, sa représentation. Ça ne fait rire personne.

Anne Giafferi vient de la télé et ça paraît dans sa réalisation sans aucune envergure cinématographique. Concédons tout de même une certaine efficacité.

Reste Isabelle Carré, actrice polyvalente qui alterne cinéma populaire, film d'auteur et théâtre, grande comédienne nommée huit fois aux Césars, qu'elle a remporté en 2003 pour Se souvenir des belles choses (de Zabou Breitman). Sa présence lumineuse et charmante est le principal intérêt d'Ange et Gabrielle.

Patrick Bruel n'est pas vraiment de taille pour lui donner la réplique, mais ce n'est pas la catastrophe.

Mais, honnêtement, on se demande encore ce que les deux acteurs ont trouvé à ce scénario cousu de fil blanc...

Bande-annonce « Ange et Gabrielle »

=> Au générique

  • Cote: **
  • Titre: Ange et Gabrielle
  • Genre: comédie romantique
  • Réalisatrice: Anne Giafferi
  • Acteurs: Patrick Bruel et Isabelle Carré
  • Classement: général
  • Durée: 1h31
On aime: on cherche encore

On n'aime pas: les clichés, le traitement superficiel, l'aspect prévisible, etc.

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