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Le plein de stars et la crise des réfugiés à la Berlinale

Plus de 18 films sont en compétition à... (AFP, John MacDougall)

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Plus de 18 films sont en compétition à la Berlinale.

AFP, John MacDougall

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Deborah Cole
Agence France-Presse
Berlin

Les stars hollywoodiennes Colin Firth, Emma Thompson et Kirsten Dunst ou encore le cinéaste français André Téchiné auront les honneurs de la Berlinale 2016 qui donnera en outre un coup de projecteur à la crise des réfugiés.

Le festival berlinois dont le jury est présidé par l'actrice américaine Meryl Streep, débute jeudi avec, hors compétition, le nouveau film des frères Coen, Ave César!, réunissant George Clooney, Channing Tatum et Tilda Swinton.

La compétition et ses 18 films débutera le lendemain et jusqu'au 20 février lorsque le jury de sept personnalités (dont l'acteur britannique Clive Owen, la photographe française Brigitte Lacombe et le comédien allemand Lars Eidinger) décernera l'Ours d'or.

Fidèle à sa réputation de festival engagé, l'an passé, c'est le dissident iranien Jafar Panahi qui avait remporté la récompense suprême pour Taxi Téhéran, tourné en secret en Iran.

Cette année, l'un des films les plus attendus est l'adaptation du best-seller Seul dans Berlin de l'écrivain allemand Hans Fallada, troisième long-métrage du Suisse Vincent Pérez.

L'acteur-réalisateur a mis Emma Thompson et Brendan Gleeson dans la peau du couple Quangel qui se lance dans la résistance au nazisme après la mort au front de leur fils unique.

La littérature sera aussi à l'honneur avec Genius qui marque les débuts au cinéma du metteur en scène de théâtre britannique Michael Grandage.

Le film s'intéresse à Max Perkins (Colin Firth), l'éditeur de Hemingway (Dominic West), F. Scott Fitzgerald (Guy Pearce) et Thomas Wolfe (Jude Law). Nicole Kidman complète ce casting de haut-vol.

L'Américain Jeff Nichols, remarqué pour Mud et Take shelter, présente lui un thriller de science-fiction, Midnight Special avec son acteur fétiche Michael Shannon et Adam Driver, nouvelle figure du mal dans le dernier Star Wars.

Côté français, on retrouve le réalisateur André Téchiné, 72 ans, qui vient à Berlin avec Quand on a 17 ans et Sandrine Kiberlain. Gérard Depardieu sera là mais hors compétition dans Saint-Amour, un road-movie viticole dans lequel Benoît Poelvoorde incarne son fils.

«La France fait des films qui prennent vraiment le pouls de l'époque, ils reflètent les dures réalités de ce monde», se félicite Dieter Kosslick le président du festival.

Première depuis 20 ans, la Berlinale a sélectionné un film en arabe se déroulant dans le monde arabe. Hédi, du Tunisien Mohamed Ben Attia, raconte une histoire d'amour avec la révolution de 2011 en toile de fond.

Droit au bonheur et réfugiés 

«Le thème principal de cette année, c'est le droit au bonheur, le droit à un logement, à l'amour, le droit de choisir sa vie», résume M. Kosslick.

Il n'est donc guère surprenant que la Berlinale porte son attention à la crise des réfugiés. D'autant que l'Allemagne a accueilli en 2015 plus d'un million de demandeurs d'asile.

Pour le documentaire en compétition Fuocoammare (Fire at Sea), le réalisateur Gianfranco Rosi a passé sept mois sur l'île italienne de Lampedusa, racontant l'histoire de la communauté locale en première ligne face à l'afflux migratoire.

L'attention portée aux grandes problématiques contemporaines est d'ailleurs une marque de fabrique du festival, né en pleine Guerre froide. «Depuis 1951, la Berlinale a contribué à promouvoir la paix entre les peuples et cette année ne fait pas exception», rappelle M. Kosslick.

Plus d'une douzaine de films dans les sections parallèles se penchent sur ceux qui fuient la guerre, l'oppression et la misère.

La Berlinale organisera aussi des initiatives pour les réfugiés : collectes de dons, invitations aux projections, ou stages avec l'équipe du festival.

«Nous avons besoin de nous confronter à la réalité autour de nous et pas seulement de rigoler sur le tapis rouge», insiste M. Kosslick.

Pour le critique du quotidien berlinois Tagesspiegel, Jan Schulz-Ojala qui suit la Berlinale depuis 20 ans, le festival arrive au bon moment.

«On assiste à un repli par rapport à l'accueil des réfugiés en Allemagne et à une montée des groupes d'extrême-droite», dit-il dit à l'AFP.

«La Berlinale a la possibilité d'aborder le problème avec un angle différent (...) et l'art du cinéma peut aider à lutter contre les réactions fondées sur les préjugés», espère-t-il.

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