Spike Lee applaudit les changements promis par l'Académie

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Jake Coyle
Associated Press
New York

Après avoir annoncé la semaine dernière qu'il boycottait la cérémonie des Oscar, le réalisateur Spike Lee a applaudi les changements annoncés par l'Académie des arts et sciences du cinéma pour favoriser la diversité, sans toutefois revenir sur sa décision de ne pas assister à la soirée des Oscar.

Il y a un peu plus d'une semaine, lorsque les nominations aux Oscar ont révélé, pour une seconde année consécutive, vingt acteurs blancs en lice, M. Lee avait publiquement dénoncé le manque de diversité culturelle dans l'Académie.

D'autres acteurs, dont Jada Pinkett Smith et Will Smith, l'ont joint en annonçant leur absence à la soirée et en encourageant le public à boycotter la cérémonie.

Réagissant à la controverse, l'Académie a annoncé vendredi qu'elle s'engageait à doubler le nombre de femmes et de personnes issues des minorités visibles parmi ses membres d'ici 2020 et à assurer immédiatement une plus grande diversité au sein de sa direction en ajoutant trois sièges à son conseil des gouverneurs.

La présidente, Cheryl Boone Isaacs, a déclaré que l'Académie allait prendre les devants et ne pas attendre que l'industrie se réveille.

Ces changements ont été bien accueillis par Spike Lee, qui a affirmé que c'était «un début».

À l'annonce des nominations, une internaute avait créé un mot-clic: OscarsSoWhite, ou Oscar si blanc, en français. La militante April Reign, qui serait à l'origine de cette expression devenue virale, a aussi accueilli favorablement les engagements de l'Académie, mais avec prudence.

«Bien que nous soyons encouragés par les nouvelles d'aujourd'hui, le changement reste à faire, a-t-elle dit. Les nominations sont encore les mêmes que la semaine passée.»

Spike Lee n'était pas le seul à considérer que les changements annoncés n'étaient qu'un commencement.

«Je félicite leur tentative de réagir», a déclaré Don Cheadle, qui a été finaliste en 2005 pour son rôle dans Hôtel Rwanda.

«Mais, encore une fois, on s'attaque au symptôme et non à la cause, à la raison pour laquelle on a des résultats comme ceux-ci. C'est une question d'inclusion, d'accès et de capacité pour les gens de couleur, les femmes et les minorités de passer de positions de débutants à des postes de décision, à être celui qui peut approuver un film.»

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