Bienvenue à F.L.: au temps de la graduation ***

Les élèves de la polyvalente de Sorel-Tracy se... (Photo fournie par Collectif *3.14)

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Les élèves de la polyvalente de Sorel-Tracy se confient avec une étonnante candeur, peut-être parce que Geneviève Dulude-De Celles y a elle-même fait ses études, il n'y a pas si longtemps.

Photo fournie par Collectif *3.14

Le SoleilÉric Moreault 3/5

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(Québec) CRITIQUE / Geneviève Dulude-De Celles est une étoile montante du cinéma québécois. Son court La coupe a obtenu le Grand Prix du jury au prestigieux festival de cinéma indépendant de Sundance, en 2014. Son premier long métrage, Bienvenue à F.L., confirme son très grand potentiel. Il est dommage qu'elle explore un sujet aussi éculé, celui des élèves à leur dernière année du secondaire.

Bien sûr, ce moment de la vie où on n'est plus un enfant et pas encore un adulte, pour utiliser un cliché... éculé, est très riche sur le plan narratif. Les jeunes y apprennent à définir leur identité, à sortir du moule pour vivre leur singularité, tout en se posant plein de questions sur ce que l'avenir leur réserve.

Ça, la réalisatrice montréalaise le met en lumière de façon sensible, avec une très belle touche. Les élèves de la polyvalente de Sorel-Tracy se confient avec une étonnante candeur, peut-être parce que Geneviève Dulude-De Celles y a elle-même fait ses études, il n'y a pas si longtemps.

Sauf qu'elle est la dernière en ligne à creuser ce sillon après, entre autres, Rafaël Ouellet (Finissant(e)s,2013), Guillaume Sylvestre (Secondaire V,2014), Naomie Décarie-Daigneault (L'âge tendre, 2014) et Jean-François Caissy (La marche à suivre, 2014). Sans parler des fictions...

Bien sûr, chaque réalisateur a son point de vue. C'est seulement que Bienvenue à F.L. ne se distingue pas outre mesure de ceux qu'on a vus sur le sujet. Si ce n'est qu'il sort parfois de l'étroit cadre scolaire pour accompagner les jeunes dans leur quotidien à la maison ou leur loisir ou bien en montrant leur participation commune à un projet photographique.

Bien sûr, il s'agit d'un prétexte pour étudier cette étrange bibitte en pleine métamorphose, dont la majorité a conservé sa capacité d'émerveillement, sa fougue, ses rêves ainsi que des ambitions, petites ou grandes - quelques-uns ont toutefois déjà baissé les bras, d'autres semblent ignorer qu'ils auront des responsabilités...

Certains, par contre, vivent de l'intimidation et de la discrimination, liée à leur statut social ou à leur marginalité. Ils confient sans fausse pudeur leur douleur à la caméra. Comme ce jeune, au Programme d'éducation internationale, à qui on a dit d'aller se pendre... Ce sont les moments les plus forts, et troublants, de ce documentaire très humain.

Tout ça se termine évidemment au bal et, dans ce cas-ci, son absurde tapis rouge où paradent les finissants sous les flashs des photos prises par les amis et la famille qui s'extasient. On aura compris: c'est la fin d'une étape et le début d'une autre. Mais on commence à avoir pas mal fait le tour de la question dans notre cinématographie...

Au générique

Cote: ***

Titre: Bienvenue à F.L.

Genre: documentaire

Réalisatrice: Geneviève Dulude-De Celles

Classement: général

Durée: 1h15

On aime: la touche sensible, le portrait vivant, le soin apporté à la réalisation

On n'aime pas: le sujet éculé, le cliché du bal des finissants

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