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Hyena Road: le chemin du combat: patriotisme de pacotille**

Hyena Road : le chemin du combat repose sur... (Fournie par Remstar)

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Hyena Road : le chemin du combat repose sur une vision étriquée et manichéenne de la guerre, un patriotisme affligeant, un scénario confus, des dialogues simplistes et tombe dans un révisionnisme éhonté sur la présence canadienne en Afghanistan.

Fournie par Remstar

Le SoleilÉric Moreault 2/5

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(Québec) CRITIQUE/ Paul Gross a de la suite dans les idées et la feuille d'érable bien tatouée. Après Passchendaele (2008), basé sur l'expérience de son grand-père dans les tranchées de la Première Guerre, il pose sa caméra dans les montagnes de Kandahar. Hyena Road : le chemin du combat repose sur une vision étriquée et manichéenne de la guerre, un patriotisme affligeant, un scénario confus, des dialogues simplistes et tombe dans un révisionnisme éhonté sur la présence canadienne en Afghanistan. Sans parler du reste.

Si le titre n'avait pas déjà été utilisé, Hyena Road aurait pu s'intituler Tireur d'élite canadien. Quoique c'est faire insulte au film de Clint Eastwood, qui était moralement ambigu et ne faisait pas oeuvre de propagande, dans un contexte semblable. On n'est pas dans Le démineur (Kathryn Bigelow, 2008) non plus.

Ce tireur d'élite, interprété de façon maladroite par Rossif Sutherland, croit qu'une seule balle bien placée peut changer le cours de l'histoire. Voyez le genre. À ses côtés, l'acteur et réalisateur Paul Gross s'est réservé le beau rôle. Celui de l'officier de renseignement qui voit le portrait d'ensemble, avec les alliances fluctuantes entre les seigneurs de guerre et les traditions afghanes.

Après une heure où le film s'enlise constamment dans les sables du coin et erre sans boussole, on finit par comprendre le but de Gross. Montrer que les deux visions s'affrontent, symbolisé dans l'aide que les soldats veulent apporter à un mystérieux mou­djahidine surnommé le fantôme. Jusqu'à une fin dramatique en forme de feu d'artifice, assez bien réussie d'ailleurs.

Dommage qu'il ait fallu attendre les 30 dernières minutes, en plus de se taper une ridicule histoire d'amour plaquée entre notre tireur et sa supérieure (Christine Horne). Ce n'est qu'une des longueurs inutiles du film, en plus des commentaires historiques superflus en voix hors champ livrés par Gross.

Les scènes de guerre en caméra portée sont assez réussies, bien qu'inutilement sanguinolentes. Il y a de magnifiques levers et couchers de soleil, mais de belles images ne font pas un film.

Il y aurait eu moyen de rendre hommage au sens du sacrifice et au courage des soldats canadiens sans recourir à un patriotisme de pacotille. Cela dit, il est facile de comprendre que ce film ait obtenu 12,5 millions $, un budget énorme pour un long métrage canadien. En soi, il n'y a rien de scandaleux. Ce qui l'est, c'est que le résultat soit un tel fiasco.

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