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La démolition familiale: Patrick Damien sur la ligne de départ

La démolition familiale, qui s'attarde au trajet parallèle... (Photo fournie par EyeSteelFilm)

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La démolition familiale, qui s'attarde au trajet parallèle de deux adolescents initiés aux derbys de démolition,  a remporté deux prix au Festival de cinéma de la ville de Québec.

Photo fournie par EyeSteelFilm

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(Québec) Le Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ) s'est avéré, l'an passé, un bon tremplin pour Un film de chasse de filles pour la réalisatrice de Québec Julie Lambert. Cette année, ce pourrait bien être au tour de Patrick Damien. Son touchant et personnel La démolition familiale a remporté deux prix au FCVQ. Le Soleil a voulu discuter avec le natif d'Armagh, dans Bellechasse, pour en savoir plus à propos de ce documentaire étonnant dont l'origine remonte à loin...

La démolition familiale s'attarde au trajet parallèle de Christopher et de Marika. À 16 ans, le premier veut suivre les traces de son défunt père dans les derbys de démolition. Il peut compter sur la collaboration de son voisin David Godbout, un adepte des derbys. Qui est aussi le père absent de Marika. La volonté de la jeune femme de faire comme les gars permettra au père et à la fille de se rapprocher.

«Je me suis dit que ça ferait un bon sujet de documentaire. Le processus d'apprentissage, semblable à la boxe, te permet d'entrer en contact avec les personnages. Et visuellement, il y a les courses [comme telles].»

Patrick Damien connaît intimement cet univers de chars retapés. «J'ai grandi avec ce phénomène.» David est un ami d'enfance. Le réalisateur n'a pas cherché bien loin, en 1996, lorsqu'il a réalisé un court métrage pour le concours Vidéastes recherchés. Il trace le portrait de David et d'un autre ami, Hugo.

«C'était bien amateur, mais j'avais réussi à faire quelque chose qui se tenait.» À preuve, il obtient le Prix du public... comme La démolition familiale, presque 20 ans plus tard. Cette récompense au FCVQ, il l'a obtenue devant des films comme «Paul à Québec, Guibord... et tout ça. C'est surprenant. Mais je croyais qu'on avait une bonne histoire et qu'on pouvait toucher les gens», souligne-t-il.

Il n'était pas le seul. La démolition familiale a réellement pris son envol lorsqu'il a remporté un concours de projets de film aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal, en 2011. Le prix lui permet de développer le projet avec la maison de production et de distribution EyeSteelFilm.

Ce documentaire, qu'il a présenté au FCVQ, a aussi obtenu le Prix du meilleur premier long métrage, décerné par le jury des cinéphiles. «C'est une grosse claque dans le dos. J'ai travaillé cinq ans sur ce projet.»

Ces prix ont une signification particulière pour Patrick Damien. Ils récompensent un film qui se veut un hommage à son ami David Godbout «et à sa relation avec sa fille». Les gens qui peuplent le récit sont «comme une grande famille. [...] Il y a des liens intenses avec un peu tout le monde.» Normal, il a grandi avec certains à Armagh. En fait, les derbys de démolition sont un prétexte pour évoquer la vie en région, l'importance des liens familiaux et de l'amitié. La persévérance, l'apprentissage et la transmission aussi.

Tourné dans Bellechasse

Patrick Damien n'est pas peu fier de souligner que La démolition familiale serait le premier long métrage professionnel tourné dans Bellechasse, région située au sud de Lévis, dans la Chaudière-Appalaches. Et à sa connaissance, il s'agit seulement «du deuxième documentaire au monde sur le sujet» des derbys de démolition. «Je veux pas manquer d'humilité, mais c'est quand même une fierté.» 

L'homme de 42 ans a malgré tout une certaine distance puisqu'il a étudié puis enseigné en communication publique à Québec. Mais l'appel de la création et du cinéma se fait trop fort. L'autodidacte décide d'aller étudier à l'Institut national de l'image et du son, à Montréal.

Reste que «je suis resté proche de mes racines. Et même si je demeure à Montréal depuis 10 ans, je reste quand même attaché à Québec. Des fois, je me sens comme un pont entre tout ça.»

La démolition familiale prendra l'affiche au printemps 2016, mais Patrick Damien ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Il travaille en ce moment sur trois longs métrages de fiction qui, espère-t-il, vont finir par trouver des producteurs attentionnés. Les prix obtenus par son documentaire devraient lui donner un coup de pouce.

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