On voulait tout casser : le dernier bateau **1/2

On voulait tout casser s'adresse clairement à une... (Fournie par AZ Films)

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On voulait tout casser s'adresse clairement à une clientèle d'âge mûr en jouant à fond la carte de la nostalgie et des rêves qu'on laisse derrière soi.

Fournie par AZ Films

Le SoleilÉric Moreault 2/5

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(Québec) On ne peut pas dire que Philippe Guillard a joué la carte de l'originalité pour son deuxième film. On voulait tout casser suit cinq amis dans la cinquantaine, amis depuis 30 ans, qui sont forcés de réexaminer leurs vies respectives et les liens qui les unissent lorsque l'un d'eux est frappé par un cancer. Heureusement, le réalisateur français peut compter sur des acteurs de premier plan.

Philippe Guillard a réuni une distribution hétéroclite, notamment Kad Merad, qui joue dans des films grand public, et Charles Berling et Benoît Magimel, qui viennent du cinéma d'auteur. Une distribution à l'image de ses personnages, qui partagent des fortunes diverses, mais qui ont en commun d'être malheureux en amour, à une exception près.

Heureusement, la chimie opère parce que la célébration de l'amitié masculine est un thème maintes fois rabâché au cinéma français, chez Claude Sautet et Yves Robert, entre autres. Et qu'on a l'impression que la bande des cinq appartient à une époque révolue.

Mais, bon, ce long métrage s'adresse clairement à une clientèle d'âge mûr en jouant à fond la carte de la nostalgie et des rêves qu'on laisse derrière soi lorsque la vie nous pousse dans le dos.

Il touche un peu plus la cible lorsqu'il aborde la question du cancer de Kiki (Merad), moteur du récit. Ce dernier, par orgueil et pudeur, refuse de révéler à ses copains qu'il ne lui reste que quelques mois à vivre. Il refuse aussi l'acharnement thérapeutique qui se profile parce que l'homme se souvient d'avoir vu son père mourir seul dans sa chambre d'hôpital. La peur de la solitude, même quand on est bien entouré, est puissante...

Lorsque Kiki plaque tout pour s'acheter un voilier, soi-disant pour réaliser son rêve de jeunesse de tour du monde, les autres vont se douter que quelque chose ne tourne pas rond. Et se rendre compte que leur amitié demeure à la surface des choses, dans un refus de l'intime et des confidences révélatrices. Ironiquement, on peut dire la même chose du long métrage, plus anecdotique que significatif.

Le film de Philippe Guillard n'a pas peur des clichés, au bistro de Bilou (Berling) ou en nous offrant l'inévitable sortie de groupe en boîte jusqu'au petit matin. Sans parler des longueurs, que bien des choses nous apparaissent peu plausibles et que la réalisation est extrêmement convenue.

On voulait tout casser est un buddy movie sympathique, pétri de bons sentiments. Mais il ne casse pas grand-chose.

=> Au générique

  • Cote : **1/2
  • Titre : On voulait tout casser
  • Genre : comédie dramatique
  • Réalisateur : Philippe Guillard
  • Acteurs : Kad Merad, Charles Berling et Benoît Magimel
  • Salle : Clap
  • Classement : général
  • Durée : 1h31
On aime : la solide distribution

On n'aime pas : le manque de profondeur et d'originalité, les clichés

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