Tristesse club: drôle de drame

Même si Tristesse club mélange les genres parfois... (Photo fournie par Axia Films)

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Même si Tristesse club mélange les genres parfois jusqu'à l'exaspération, le ton sympathique et la complicité entre le trio d'acteurs (Vincent Macaigne, Ludivine Sagnier et Laurent Lafitte) valent le détour.

Photo fournie par Axia Films

Le SoleilÉric Moreault 3/5

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(Québec) En entrevue, le réalisateur Vincent Mariette disait que si c'était à refaire, il changerait le titre de Tristesse club. Il l'a choisi parce qu'il aimait le contraste pour un film qui traite d'un sujet grave (le deuil) sur un ton léger. C'est représentatif de ce long métrage qui mélange les genres avec, parfois, beaucoup de bonheur, mais qui suscite aussi ses moments d'exaspération. Heureusement, il y a les acteurs.

Tristesse club raconte l'histoire de deux frères dépareillés qui se rendent aux funérailles de leur père, qui ne leur laisse que des dettes. Ils y découvrent Chloé (Ludivine Sagnier), qui se prétend leur soeur. Évidemment, on se doute dès le départ qu'elle joue un rôle - une faiblesse de ce premier long métrage.

Bon, ils forment néanmoins un drôle de triangle où règne une certaine tension sexuelle, exacerbée par le contraste entre les deux frères. Léon (Laurent Lafitte) est l'archétype du mâle alpha misogyne qui roule des mécaniques alors que Bruno est un introverti maladroit mal à l'aise avec le beau sexe... qui opère une agence de rencontres en ligne. Fort en contrastes, on vous disait.

On le voit aussi dans la juxtaposition du road-movie rigolo et du film d'enquête, dans un climat d'étrangeté et de relations familiales tendues. Car notre trio va rapidement se rendre compte que le paternel n'est pas mort : il a disparu. Nuance. Le triste événement devient néanmoins une sorte de rite initiatique - et d'occasion de rapprochement - pour chacun d'eux.

Le ton est plutôt sympathique et les dialogues sont franchement bien écrits. Au point où les acteurs s'amusent beaucoup, on le voit à l'écran. Les gars sont parfois à la limite du cabotinage dans la peau de leurs antihéros, d'ailleurs, alors que Sagnier s'avère aussi pétillante que d'habitude et plus nuancée que dans certains rôles qui ne lui laissaient pas beaucoup de marge de manoeuvre.

Ce mélange des genres s'avère parfois difficile à saisir. Mais c'est souvent le propre des premiers films : ça devient un fourre-tout où on essaie d'en mettre le plus possible, parfois en forçant pour que ça rentre... Surtout au chapitre des influences, même si elles sont assumées, Wes Anderson en tête (L'hôtel Grand Budapest), ainsi que Peter Bogdanovich (La barbe à papa).

Au chapitre des nuisances pures : la bande sonore techno qui jure fortement avec le ton et le décor champêtre où se déroule le récit.

Tristesse club ne laisse pas un souvenir impérissable, mais il s'avère un divertissement original et inclassable. Et, surtout, il laisse voir de belles choses de la part du réalisateur Mariette pour l'avenir.

=> Au générique

  • Cote :   ***
  • Titre : Tristesse club
  • Genre : comédie dramatique
  • Réalisateur : Vincent Mariette
  • Acteurs : Laurent Lafitte, Vincent Macaigne et Ludivine Sagnier
  • Salles : Clap et Clap au Musée de la civilisation
  • Classement : général
  • Durée : 1h30

On aime : le trio inédit, le ton décalé

On n'aime pas : l'éparpillement, le trop grand mélange des genres

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