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Critique

Ce qu'il ne faut pas dire: un Don Juan féminin sans relief

Dans Ce qu'il ne faut pas dire, Annick... (Les Productions du Cerf-Volant)

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Dans Ce qu'il ne faut pas dire, Annick (Annick Fontaine) jette les hommes après consommation, tous aussi unidimensionnels les uns que les autres.

Les Productions du Cerf-Volant

Le SoleilÉric Moreault 2/5

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(Québec) Il y a des films qu'on aimerait beaucoup aimer. Parce que Marquise Lepage a beaucoup ramé pour produire ce film indépendant. Qu'elle a voulu sortir des sentiers battus, notamment en utilisant des acteurs qu'on ne voit pratiquement pas au cinéma, comme Christian Michaud.

Mais même en faisant beaucoup d'efforts, Ce qu'il ne faut pas dire n'arrive pas à convaincre, avec ses thèmes usés à la corde et son récit convenu.

Il y a des signes qui ne trompent pas. Comme regarder sa montre en trouvant le long métrage interminable et se rendre compte que seulement une heure s'est écoulée... Il faut dire que la réalisatrice ne s'aide pas en utilisant une structure basée sur la répétition. Chaque personnage est interrogé comme dans un documentaire après un événement survenu avec Annick (Annick Fontaine), la protagoniste sur lequel est centré le récit.

Caricatural

La réalisatrice de 32 ans jette les hommes après consommation, tous aussi unidimensionnels les uns que les autres : le sportif enthousiaste, le jeune naïf, l'acteur imbu, le prof de yoga zen... Même chose avec sa psy, son copain homo et les amies. C'est caricatural sans le vouloir...

Donc, après un long retour en arrière trop explicite d'une demi-heure, le spectateur a bien compris que la peur de l'engagement et de l'intimité d'Annick sont liées à des blessures d'enfance. Et, honnêtement, on s'en fiche pas mal : ni la réalisatrice ni son interprète ne réussissent à nous la rendre attachante.

Parlant de celle-ci, le jeu inégal d'Annick Fontaine n'aide pas, même si, dans l'ensemble, elle campe cette femme déboussolée avec un certain aplomb. On ne peut pas en dire autant du reste de la distribution. Les acteurs, à l'exception de Christian Michaud dans le rôle du chum parfait, manquent de naturel (alors que c'est le but recherché). Ce qui devient parfois franchement exaspérant.

Marquise Lepage n'arrive pas à trouver le ton de son long métrage. La scénariste et réalisatrice ne sait pas sur quel pied danser avec son récit, pas franchement drôle ni dramatique. Il y a bien quelques traits d'humour ici et là, mais ils ne sauvent pas l'ensemble de l'ennui, pas plus que la réalisation statique.

Ce qui s'avère désolant, finalement, c'est qu'elle ait si peu de choses à dire sur son sujet à part puiser dans les inévitables clichés. Son Don Juan féminin se révèle banal et a bien peu de relief. Dommage.

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