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Brice Cauvin: trois frères... Et autant de désarrois amoureux

Réalisateur ne comptant qu'un seul film à son... (La Presse, Martin Chamberland)

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Réalisateur ne comptant qu'un seul film à son actif, Brice Cauvin a néanmoins fait ses classes avec les plus grands, de Maurice Pialat à Patrice Leconte.

La Presse, Martin Chamberland

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(Québec) Le nom de Brice Cauvin ne vous dit probablement pas grand-chose. Après tout, le réalisateur de 49 ans n'a qu'un seul long métrage à son actif (De particulier en particulier, 2006). Mais il a fait ses classes comme assistant-réalisateur auprès des plus grands, de Maurice Pialat (Sous le soleil de Satan) à Patrice Leconte (Le mari de la coiffeuse), deux réalisateurs aux antipodes.

L'art de la fugue est né d'un long... (Photo fournie par AXIA Films) - image 1.0

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L'art de la fugue est né d'un long désir de collaboration entre le réalisateur Brice Cauvin et l'actrice-réalisatrice Agnès Jaoui. «J'ai choisi des comédiens avec qui j'avais envie de travailler», dit le réalisateur, notamment  Benjamin Biolay, plus connu chez nous comme chanteur que comme acteur.

Photo fournie par AXIA Films

«J'ai travaillé avec tellement de gens différents que j'ai appris qu'il n'y a pas de règles [pour réaliser un film]. Personne ne travaille de la même façon», confie-t-il en entrevue lors de son passage à Montréal, une ville qu'il connaît bien puisqu'il a une soeur qui y habite. Brice Cauvin a compris à l'usage que ce qui comptait, c'était d'inventer ses propres règles. «Je continue à chercher. C'est comme un laboratoire où on expérimente pour que la vie existe», rigole-t-il.

Cette perspective l'a bien servi pour adapter L'art de la fugue (The Easy Way Out, 1992). Il est resté fidèle à l'univers de McCauley, mais l'a complètement transposé dans un contexte contemporain, en France, alors que l'action du roman se déroule à Boston. «Beaucoup de scènes qui sont dans le film ne sont pas dans le roman. Mais McCauley m'a dit que, finalement, mon adaptation était la plus fidèle parce qu'il avait l'impression de voir un de ses romans qu'il n'avait pas encore écrits.»

Qu'en est-il exactement de ces «tragédies du quotidien» où le trio nage en pleine confusion? Rien ne va plus. Gérard l'aîné, joué par Biolay, s'est fait plaquer par l'amour de sa vie. Louis (Nicolas Bedos, le fils de Guy) doit se marier avec Julie, mais il tombe éperdument amoureux de Mathilde. Antoine (Lafitte) a le même partenaire depuis 10 ans, mais il rêve d'un autre. Il est le seul à garder un semblant de lucidité, grâce à Ariel (Jaoui), sa confidente et meilleure amie. Jusqu'à ce qu'il la présente à Gérard...

«Je me retrouvais dans ces trois frères, des choses qui me faisaient rire de moi-même. [...] Ça obéissait à un fonctionnement familial qui m'intéressait. Je trouve que les familles ont souvent des manières de fonctionner qui sont névrotiques. Il y avait un aspect absurde et attachant à ces personnages qui m'a touché. Et leur situation de confusion amoureuse est quelque chose de très vivant.»

Collaboration

Au départ, le projet est né d'un long désir de collaboration entre le réalisateur et Agnès Jaoui, actrice, scénariste et réalisatrice du Goût des autres (2000), notamment. «On se connaît depuis 15 ans et on parle souvent de littérature. On a eu très vite l'idée de L'art de la fugue. En plus, je trouvais qu'il y avait un rôle formidable pour elle.» Brice Cauvin attendra toutefois que l'adaptation soit terminée avant de le lui proposer. «Elle a accepté tout de suite. J'ai eu beaucoup de chance parce que les acteurs aimaient beaucoup le scénario et encore plus les personnages.»

En fait, «j'ai choisi des comédiens avec qui j'avais envie de travailler». Notamment Benjamin Biolay, plus connu ici comme chanteur que comme acteur (on a pu le voir il y a deux ans dans Au bout du conte d'Agnès Jaoui...). Le réalisateur lui avait d'abord offert le rôle d'Antoine, mais «ça ne marchait pas». Gérard était plus dans ses cordes. «Je suis comme un chef d'orchestre, mais je ne veux pas m'imposer parce qu'ils vont jouer faux. Ce sont eux qui savent jouer de leur instrument.»

Brice Cauvin voulait tout de même que, sur le plan physique, on puisse croire que les trois acteurs sont frères. Et au-delà de leur désarroi amoureux, il a voulu que «ça raconte le monde d'aujourd'hui».

Le réalisateur s'est donc servi du personnage d'Ariel pour dénoncer la «marchandisation de la culture», un monde où on est plus intéressé à vendre des bibelots qu'à offrir du signifiant...

L'art de la fugue prend l'affiche le 1er mai.

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