Éternelle Adaline: tourner à vide

Le couple formé de Michiel Huisman et Blake... (Photo fournie par les films Séville)

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Le couple formé de Michiel Huisman et Blake Lively fait des étincelles à l'écran.

Photo fournie par les films Séville

Le SoleilÉric Moreault 2/5

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(Québec) Éternelle Adaline (The Age of Adaline) est le genre de drame romantique où il faut être prêt à assumer sa crédulité, à croire à l'absurde de sa prémisse et le fait qu'on sait d'avance que tout ça va bien finir. C'est terriblement prévisible, convenu et inoffensif, mais bien joué et, surtout, terriblement romantique...

Ne jouons pas au fin finaud. Si Furieux 7 est un film de gars, Adaline est un film de filles - qui s'assume autant que l'autre comme tel. Voyons y voir : Adaline (Blake Lively), une belle jeune femme, est victime d'un accident qui arrête l'horloge biologique de son vieillissement à 29 ans. Affectée par cette «malédiction» et terrifiée par l'idée de devenir un cobaye aux mains de scientifiques pressés de découvrir le secret (génétique) de la fontaine de jouvence, la beauté éternelle traverse le XXe siècle en solitaire.

Jusqu'à ce qu'elle rencontre Ellis (Michiel Huisman), un beau brun ténébreux, riche et intelligent. Évidemment, elle refuse de succomber à l'amour pressant de son prince charmant qui vit dans un loft d'enfer à San Francisco et cuisine comme un dieu. Pour ne pas lui révéler son secret, bien sûr.

Voyez le genre et ce qui va suivre? Malheureusement, le scénario est mince comme une feuille de papier, cédant à la facilité et au convenu plutôt que d'explorer les implications de son postulat (absurde) et de notre fascination pour la jeunesse. Il faut aussi accepter qu'Adaline passe à côté de sa vie au lieu de profiter de son immortalité, recluse dans son appartement avec son chien et ses regrets.

Le film, à l'image de son personnage principal, tourne souvent à vide. Éternelle Adaline repose sur des dialogues banals, des péripéties super prévisibles et un arc dramatique distendu. Et, pourtant, ça fonctionne.

Lee Toland Krieger s'est fait la main en travaillant pour Neil LaBute et en tournant deux longs métrages indépendants, bien reçus à Sundance. Le jeune réalisateur utilise tout le catalogue des trucs hollywoodiens pour jouer sur nos sentiments. Il a l'oeil même si, parfois, ses plans de «San Fran» font carte postale.

Mais c'est surtout le jeu des acteurs qui permet d'emporter la mise. Adaline est un véhicule conçu expressément pour Blake Lively, la vedette pendant six saisons de la série télé Gossip Girl. L'actrice, un croisement entre Gwyneth Paltrow et Sheryl Crow, a une bonne présence naturelle à l'écran, à la fois proche et distante. La dynamique avec Michiel Huisman (Wild) est très bonne. Le genre de couple qui fait des étincelles à l'écran.

Le long métrage peut aussi compter sur Harrison Ford et Ellen Burstyn (L'exorciste, Interstellaire) dans d'importants rôles secondaires. Ford livre une de ses meilleures performances, à fleur de peau, et Burstyn est touchante dans le rôle de la fille plus-vieille-que-sa-mère. 

Adaline succombe souvent à la mélancolie et à la nostalgie. Le film, lui, y fait écho en rappelant le passé révolu des grands drames romantiques hollywoodiens de l'après-guerre qui vendaient du rêve. Vous savez à quoi vous en tenir.

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