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Denis Villeneuve à Cannes: «C'est un énorme compliment»

Denis Villeneuve... (Photo: archives La Presse)

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Denis Villeneuve

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(Québec) Tout vient à point à qui sait attendre, et la cinquième fois aura été la bonne pour Denis Villeneuve. Sicario fait partie de la compétition officielle du 68e Festival de Cannes, une nouvelle qui l'a pris de court et qui l'a projeté dans un tourbillon médiatique. Le réalisateur québécois a quand même pris le temps d'en discuter avec Le Soleil.

Q Vous avez dit en conférence de presse que c'était votre meilleur film. Dans quelle mesure?

R Je suis en préproduction sur un autre film [Story of Your Life ou Blade Runner], je n'étais pas dans le mood pour donner des entrevues. Ce n'est pas à moi de le dire, mais à vous [les critiques]. Mais j'ai réussi à développer une complicité avec les acteurs que je n'avais jamais eue. Sur le plan esthétique, j'ai eu le sentiment d'être allé à un endroit où je n'ai jamais été. Je suis quelqu'un qui doute beaucoup, mais je crois avoir été à la hauteur avec ce film-là.

Q Justement, vous avez appris que Sicario était retenu il y a trois semaines. Comment ça se passe et comment fait-on pour garder le silence?

R Je me suis toujours dit, en cinéma : «Pas de nouvelles, mauvaises nouvelles.» J'ai été contacté dès le lendemain par mon distributeur, qui disait que Thierry Frémaux [le délégué général du Festival] avait des nouvelles pour nous. J'ai été pris de court tellement ça a été rapide. J'ai partagé la nouvelle avec l'équipe, surtout qu'il y a beaucoup de Québécois, et avec les acteurs. Mais je leur ai dit de fermer leur gueule [rires].

Q C'est votre cinquième présence à Cannes, mais votre première en compétition

officielle. Qu'est-ce que ça représente?

R Toutes les sections de Cannes, c'est toujours un compliment. C'est d'être accepté dans un espace de cinéma d'auteur. Ça veut dire que tu as un regard singulier, même dans le contexte où le film a été fait à Los Angeles. C'est un énorme compliment. C'est heureux parce que j'ai l'impression d'être moi-même.

Q Alors, comment qualifieriez-vous Sicario? Un film américain avec une touche québécoise?

R Je ne sais pas trop comment répondre à ça. [Pause.] C'est un film américain de Denis Villeneuve. Mais c'est formellement proche de mes films québécois, en particulier Incendies [2010]. Il y a une continuité stylistique entre celui-ci, Prisonniers [2013] et Sicario. C'est vrai que c'est un film qui parle des États-Unis, avec des préoccupations américaines. Je dirais que c'est un film nord-américain.

Q Parlant de Prisonniers, on a pressenti ce film pour les Oscars. Ça n'est pas arrivé. Est-ce que vous voyez la présence de Sicario à Cannes comme une douce revanche?

R Non. Les choses ne me sont pas dues. Prisonniers était un film très noir, et il y avait beaucoup de films forts. Je n'ai aucune amertume. Je me considère choyé par l'accueil public et critique. Tu ne peux pas tout avoir tout le temps. Ça aurait pu être le seul film américain de ma carrière, d'autant que la pression en forte. Mais je ne serais pas rentré ici malheureux. 

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