• Le Soleil > 
  • Arts > 
  • Cinéma 
  • L'or du golfe: le couteau suisse de l'exploration pétrolière 

L'or du golfe: le couteau suisse de l'exploration pétrolière

Kevin Parent en compagnie de Kandi Mossett (Indigenous... (Photo fournie par Les Productions du Rapide-Blanc)

Agrandir

Kevin Parent en compagnie de Kandi Mossett (Indigenous Environmental Network), native de la réserve de Fort Berthold dans la région de la formation de pétrole de shale du Bakken. À droite : Julien Fontaine (directeur de la photographie), Stéphane Barsalou (preneur de son).

Photo fournie par Les Productions du Rapide-Blanc

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Matane) Le film L'or du golfe, qui sort en grande première à Rimouski ce soir, explore la question du pétrole au Québec en tentant de comprendre les conséquences économiques, sociales et environnementales d'une industrie fort controversée. «Je me plais à dire que mon film est un peu le couteau suisse de l'exploration au Québec», décrit le réalisateur et scénariste d'origine helvétique, Ian Jaquier.

L'idée de ce film vient de l'auteur-compositeur-interprète Kevin Parent, qui, en 2004, a vu sa tranquillité perturbée par le bruit d'une foreuse qui s'était invitée en face de sa maison en Gaspésie. La narration du documentaire lui a naturellement été proposée. C'est également lui qui pose les questions et interagit avec les différents protagonistes à qui le documentaire donne la parole, que ce soit en Gaspésie, aux Îles-de-la-Madeleine, à Anticosti ou au Dakota du Nord. «C'est quelqu'un de très sensible, souligne le réalisateur. C'est pas un intellectuel. Mais, il y avait un besoin, chez lui, de mieux comprendre le sujet. Donc, c'est devenu naturel qu'il devienne le fil rouge du film, d'autant plus qu'il a fait les démarches pour aller récolter l'information.»

Kevin Parent précise qu'ils sont plusieurs, comme lui, à se questionner sur les enjeux de l'exploration pétrolière. «Je suis pas mieux qu'un autre, fait-il savoir. J'ai appris énormément au travers de ce film-là. L'idée est venue de mon questionnement. Si on est allés vers le film, c'était pour avoir des réponses. Malheureusement, il n'y a rien eu pour me rassurer!»

Même s'il partage la position de l'artiste, le réalisateur se défend bien d'avoir voulu faire un film écologiste. «Je viens du monde de la finance, rétorque M. Jaquier. Ma première carrière a été celle d'analyste financier et de gestionnaire de portefeuille. Kevin et moi, on n'est pas des idéalistes. On sait qu'on a encore besoin de pétrole. On veut rejoindre monsieur et madame Tout-le-monde pour leur donner de l'information de façon plus ludique que de lire des rapports. On souhaite qu'ils soient conscientisés au problème et qu'au final, ils puissent se faire une tête sur le sujet.»

Pour Kevin Parent, le film ne tombe pas dans la propagande environnementale. Selon lui, il s'appuie sur un angle économique. «Les pétrolières, est-ce que c'est payant pour tous les contribuables? interroge-t-il. Qui va en bénéficier? Les emplois qui vont être créés seront-ils si intéressants que ça par rapport aux risques? C'est vraiment les chiffres, la science et les faits qui parlent. On répond avec d'autres chiffres que le gouvernement veut nous donner. On arrive un peu à contrepoids, avec une autre vision.»

Selon Ian Jaquier, s'il y a une morale à retenir de son documentaire, c'est de reconnaître une erreur du passé : la loi sur les mines, qui date de plus de 100 ans et qui gère encore toutes les ressources naturelles souterraines du Québec.

La réalisation du long-métrage de 91 minutes s'est échelonnée sur deux ans. Son budget est d'environ 350 000 $. L'or du golfe a été produit par Laterna Films, qui a également distribué, l'an dernier, le film Anticosti de Dominic Champagne.

Le dernier film de Ian Jaquier, Bondye bon, qui portait sur l'interprétation religieuse du tremblement de terre d'Haïti, lui a valu le prix de la relève du festival Vues d'Afrique de 2011. Son prochain film portera sur la Confédération canadienne.

=> Dates et lieux des projections

  • 9 avril : Rimouski (Paraloeil)
  • 11 avril : Gaspé (Festival Vues sur mer)
  • À compter du 17 avril : Québec (Cinéma Cartier)
  • 26 avril : Portneuf (Festival du film sur l'environnement)
  • 22 mai : Îles-de-la-Madeleine

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer