Le scaphandrier: 20 000 zombies sous le fleuve

Dans le film Le Scaphandrier, tous ceux qui... (Media Films)

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Dans le film Le Scaphandrier, tous ceux qui possédaient un objet du bateau naufragé ont été massacrés par un scaphandrier à l'ancienne qui sème du varech partout.

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Le SoleilÉric Moreault 1/5

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(Québec) Les films de morts-vivants sont plutôt rares dans notre cinématographie (quoique...). Alain Vézina s'est chargé d'y contribuer avec son premier long métrage de fiction. Ce n'était pas vraiment nécessaire. Le scaphandrier est tellement gros, rempli de clichés, de stéréotypes et d'invraisemblances qu'on se dit que le réalisateur a voulu tourner un pastiche. J'espère sincèrement que c'est le cas parce que j'ai vraiment beaucoup rigolé...

Le film s'ouvre sur un bateau qui dérive sur le Saint-Laurent, dans le Bas-du-Fleuve. L'équipage a été démembré. Son propriétaire (Raymond Bouchard) est un collectionneur d'artéfacts marins qui vient de piller le Princess of the North. Julie (Édith Côté-Demers), une jeune journaliste ambitieuse, fait équipe avec Alexandre (Alexandre Landry), un conservateur de musée maladroit et introverti, pour découvrir ce qui se passe - tout un duo!

Leur enquête va d'une scène de crime à l'autre. Tous ceux qui possédaient un objet du bateau naufragé ont été massacrés par un scaphandrier à l'ancienne qui sème du varech partout. Leurs soupçons se portent sur un plongeur disparu peu après la catastrophe et revenu d'entre les morts avec des passagers-zombies du Princess of the North pour récupérer un livre précieux...

Comme documentariste, Alain Vézina a tourné quelques films sur les naufrages célèbres du fleuve Saint-Laurent, dont celui de l'Empress of Ireland. Il a combiné son savoir avec sa passion pour le cinéma fantastique. Il connaît donc toutes les ficelles du cinéma de genre : musique stressante, planchers qui craquent, respiration oppressante, caméra subjective, gros plans de réaction, cris de jeune femme... Mais il en use et il en abuse au point où ça devient franchement ridicule - notamment quand le scaphandrier massacre l'équipage d'un sous-marin de la marine canadienne. La réalisation est d'un amateurisme confondant.

Rien à redire sur les effets spéciaux, très réussis. C'est plutôt les maladresses de la mise en scène et la catastrophique direction d'acteurs - laissés à eux-mêmes, ils sont tous caricaturaux, même Raymond Bouchard avec sa couette tressée - qui rendent les scènes grotesques. Il y a aussi les généreuses giclées d'hémoglobine qui n'aident pas.

Le scaphandrier se veut un slasher, comme les Vendredi 13, Halloween et compagnie, un genre moribond, remis au goût du jour avec des zombies sortis du fond du fleuve. Je vous laisse juger de la pertinence de la chose, mais le résultat s'avère navrant.

Pas besoin de s'acharner sur un film mort-vivant. Et Alain Vézina peut toujours se consoler. Le scaphandrier fera partie du patrimoine psychotronique québécois. Il sera aussi sûrement lauréat de quelques trophées Aurore, décernés par l'équipe d'Infoman pour récompenser le meilleur du pire du cinéma québécois.

Au générique

Cote : *

Titre : Le scaphandrier

Genre : drame d'horreur

Réalisateur : Alain Vézina

Acteurs : Édith Côté-Demers, Alexandre Landry et Raymond Bouchard

Salles : Beauport et Lido

Classement : 13 ans et plus

Durée : 1h18

On aime : c'est court, c'est drôle

On n'aime pas : à peu près tout

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