Samba: danse sociale

Samba (Omar Sy) occupe des petits boulots au... (Photo fournie par les Films Séville)

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Samba (Omar Sy) occupe des petits boulots au noir en France depuis 10 ans pour subvenir aux besoins de sa mère et de sa fratrie, restées au Sénégal, jusqu'à ce qu'il se fasse bêtement choper. Il tombe alors sur Alice (Charlotte Gainsbourg), et les deux vont s'accrocher l'un à l'autre.

Photo fournie par les Films Séville

Le SoleilÉric Moreault 3/5

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(Québec) Samba était attendu avec impatience, en France, cet automne. Trois ans après l'incroyable succès d'Intouchables, les cinéphiles étaient curieux de voir où Olivier Nakach et Éric Toledano allaient rebondir. Ils ont reçu un accueil chaleureux, mais sans commune mesure par rapport à leur long métrage précédent. Sans trop s'éloigner de la formule du film de copains (buddy movie) et en renouant avec Omar Sy, le duo a misé sur une comédie sociale mâtinée d'une histoire romantique. C'est sympathique, mais ça reste en surface.

L'amour a toujours été très cinématographique. En raison des rêves qu'il suscite et du fort sentiment d'identification qu'il provoque. Ça aide aussi, quand on veut faire un grand film populaire qui traite sérieusement d'un sujet rébarbatif : les sans-papiers. Nakach et Toledano ont voulu aborder la question de l'inclusion et de la théorique égalité des chances, tout en misant sur leur signature qui comprend une touche d'humour bon enfant et une dose d'humanité.

Entre drame et comédie

Le Samba du titre, interprété par Omar Sy, occupe des petits boulots au noir en France depuis 10 ans pour subvenir aux besoins de sa mère et de sa fratrie, restées au Sénégal. Il se fait bêtement choper. Il tombe sur Alice (Charlotte Gainsbourg), une cadre en arrêt de travail qui oeuvre comme bénévole auprès d'une association de défense des immigrants.  

La paire va s'accrocher l'un à l'autre, mais pas pour les mêmes raisons. Et Alice aura bien du mal à garder ses distances, avec toute la maladresse qui la caractérise, ce qui amène son lot de quiproquos et de rebondissements. La qualité est au rendez-vous, mais pas l'investissement.

En regardant Samba, on a la désagréable impression que le duo a marché sur des oeufs, louvoyant entre drame et comédie sans jamais assumer pleinement l'un ou l'autre. Autrement dit, la réalisation manque de tonus. 

Et si on se doute comment ça va (bien) finir, le scénario nous réserve quand même quelques surprises et doses dramatiques qui maintiennent l'intérêt, notamment par l'entremise des personnages secondaires, bien dessinés. C'est notamment le cas du roublard Wilson (Tahar Rahim), qui devient le meilleur copain de Samba, tout en l'aidant à se décoincer.

Omar Sy, dans un autre registre que celui du bouffon, donne une crédibilité sans faille à Samba. Même si l'on ne croit guère à sa relation avec Alice, Charlotte Gainsbourg est touchante de justesse en insomniaque coincée qui ne s'amuse pas du tout. Tahar Rahim, dans son premier rôle comique, pète le feu.

C'est dans cette dynamique que loge le principal intérêt de ce qui se veut un film pur bonheur. On est ému, on rit (parfois jaune), mais Samba ne laisse pas un souvenir impérissable.

Samba nous convie surtout à une immersion dans un monde parallèle composé de gens qui n'ont souvent qu'un mince espoir d'un avenir meilleur et un reste de dignité. Sans faire la morale. Mais sans prendre position non plus. Vrai que le spectateur sera bien capable d'en tirer ses propres conclusions.

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