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Sony Pictures fait volte-face et autorise une sortie limitée de The Interview

James Franco et Seth Rogen dans The Interview.... (Photo: Sony Pictures)

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James Franco et Seth Rogen dans The Interview.

Photo: Sony Pictures

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Véronique Dupont
Agence France-Presse
Los Angeles

Sony Pictures a fait volte-face mardi en autorisant aux Etats-Unis une sortie limitée de The Interview, sa comédie parodiant le leader nord-coréen, défiant ainsi les pirates informatiques qui avaient menacé les salles qui le projetteraient.

Le film sortira le jour de Noël comme le studio de cinéma l'avait initialement prévu, mais il ne sera projeté que dans un nombre limité de salles, au lieu d'une sortie nationale dans des milliers de cinémas envisagée à l'origine.

«Nous n'avons jamais abandonné l'idée de distribuer The Interview et nous sommes heureux que notre film sorte dans quelques cinémas le jour de Noël», a déclaré le directeur général de Sony Michael Lynton dans un communiqué.

«Nous continuons parallèlement nos efforts pour nous assurer que des plateformes (de distribution via internet) et davantage de salles» diffuseront le film «pour qu'il puisse atteindre le public le plus vaste possible», a-t-il ajouté, se disant fier que son groupe «ait tenu tête à ceux qui voulaient supprimer la liberté de parole» aux Etats-Unis.

Le film sera notamment projeté par le Plaza Atlanta à Atlanta et par la chaîne de cinémas Alamo Drafthouse à Austin, au Texas, d'après des messages des deux enseignes sur Twitter.

«Le peuple a parlé! La liberté de parole a vaincu! Sony n'a pas abdiqué! The Interview sera projeté dans des salles qui le veulent le jour de Noël», s'est réjoui le réalisateur Seth Rogen sur son compte Twitter mardi.

«Victoire! Le peuple et le président ont parlé! Sony va sortir The Interview en salles...», a renchéri l'acteur James Franco, qui partage l'affiche du film avec Rogen.

Sony Pictures avait consterné Hollywood en annonçant la semaine dernière renoncer à la diffusion du film, acteurs et réalisateurs dénonçant une grave atteinte à la liberté d'expression et une victoire du terrorisme.

Déni de service

Côté politique de nombreux parlementaires dont le républicain John McCain s'étaient aussi élevés contre cette décision et le président américain Barack Obama avait déploré «une erreur» de Sony Pictures.

Lundi soir, un groupement représentant au total 250 salles de cinéma indépendantes avait lancé une pétition sur le site change.org pour demander à Sony de leur permettre de projeter la comédie controversée The Interview, sur un complot fictif de la CIA pour assassiner le leader nord-coréen Kim Jong-Un.

Cette satire a été qualifiée «d'acte de terrorisme» par Pyongyang, qui a selon les autorités américaines commandité la gigantesque attaque informatique dont Sony Pictures a été victime il y a un mois.

La Corée du Nord a été brièvement privée de connexion internet mardi, au lendemain d'une première coupure générale de neuf heures qui pourrait avoir été orchestrée en représailles à l'attaque informatique contre Sony Pictures, selon une société de cybersécurité.

Le président Barack Obama avait assuré que Washington répliquerait. Mardi, le département d'Etat américain a toutefois refusé de confirmer ou non si Washington était impliqué dans la panne de réseau en Corée du Nord.

La cause des coupures de réseau dans cette dictature communiste, où l'accès à internet est déjà restreint, ne sont pas connues dans le détail. Mais, selon les experts, elles serraient liées à des attaques informatiques par «déni de service».

Sony Pictures a fait l'objet d'une attaque informatique massive, l'une des plus graves essuyée par une entreprise américaine, le 24 novembre, de la part d'un groupe se présentant comme le «GOP» et exigeant du  studio de cinéma qu'il annule la sortie de The Interview.

Le GOP avait notamment menacé de s'en prendre aux salles de cinéma qui montreraient la comédie parodique, agitant le spectre des attaques terroristes du 11 septembre 2001.

Le régime communiste nie être impliqué dans le piratage au cours duquel les données personnelles de 47 000 employés et collaborateurs de Sony Pictures ont été dérobées, mais a en loué les auteurs.

Cette attaque informatique s'est aussi traduite par la diffusion en ligne d'emails confidentiels et embarrassants pour les dirigeants de Sony Pictures et par la mise en ligne illégale de cinq films du studio dont plusieurs pas encore sortis.

Mardi, l'agence de presse gouvernementale nord-coréenne KCNA a publié un éditorial agitant de nouveau la menace de son arsenal nucléaire et affirmant que «Les Etats-Unis feraient bien de penser à deux fois à leur politique contre-productive hostile face» au régime communiste, l'un des plus fermés et répressifs du monde.

Obama applaudit la décision de Sony

Le président américain Barack Obama a applaudi mardi la décision de Sony Pictures de diffuser sa comédie sur Kim Jong-Un dans un nombre limité de salles aux Etats-Unis, faisant fi des menaces de représailles de pirates informatiques.

«Comme le président l'a clairement dit, notre pays croit dans la liberté d'expression et dans le droit à la libre expression artistique», a affirmé un porte-parole de la Maison Blanche, Eric Schultz. «La décision de Sony (...) va permettre au public de se faire sa propre opinion sur le film et nous saluons celà».

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