Le Hobbit: la bataille des cinq armées: cul-de-sac

Martin Freeman s'en tire plutôt bien, même s'il ...

Agrandir

Martin Freeman s'en tire plutôt bien, même s'il  est peu présent, ce qui est quand même un comble pour un film qui porte son nom...

Le SoleilÉric Moreault 2/5

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Québec) Maintenant que le Hobbit est enfin arrivé à sa conclusion, enfonçons le clou une dernière fois: Peter Jackson aurait dû se limiter à un seul film et rien dans cette trilogie n'arrive à la cheville du Seigneur des anneaux. Cette fois encore, on a privilégié la forme sur le fond. Résultat: des longueurs, du futile, des dialogues ridicules, des acteurs laissés à eux-mêmes et un scénario affligeant qui mise uniquement sur une bataille confuse qui n'en finit plus de finir et qui multiplie les invraisemblances. Mais il y a de beaux effets spéciaux.

Selon des chiffres définitifs publiés lundi par Exhibitor... (PHOTO FOURNIE PAR WARNER) - image 1.0

Agrandir

Selon des chiffres définitifs publiés lundi par Exhibitor Relations, la superproduction de Peter Jackson inspirée de l'oeuvre littéraire de Tolkien, The Hobbit: The Battle of the Five Armies, a récolté 21,7 millions de dollars, ce qui porte ses recettes totales en trois semaines d'exploitation à 220,6 millions de dollars.

PHOTO FOURNIE PAR WARNER

Dès le prologue de ce dernier chapitre, ça sent le réchauffé. Jackson nous refait le coup de l'attaque du dragon Smaug (Benedict Cumberbatch) sur le village des hommes. La séquence est bourrée d'invraisemblances et à ce point exagérée qu'elle devient source de rigolade. Passons.

Le réalisateur s'en tient ensuite à la trame du livre. Les hommes et les elfes convergent vers la montagne Solitaire où le trésor se trouve sans gardien après l'élimination du dragon. Rendus sur place, ils constatent que Thorin (Richard Armitage) et la compagnie des 13 Nains ont renforcé les défenses du château. Les esprits s'échauffent. Bilbon Sacquet (Martin Freeman) et le magicien Gandalf (Ian McKellen) vont tenter d'éviter un bain de sang.

Peter Jackson souligne lourdement le thème de la cupidité - Thorin a la fièvre de l'or, ce qui le transforme en personnage malveillant qui pile sur son honneur et ne respecte pas sa parole. Évidemment, il va sortir de sa torpeur pour la grande bataille des cinq armées.

Car au moment où l'avidité pour le trésor va virer à la foire d'empoigne, les Orques débarquent massivement pour massacrer tout ce beau monde. Le film n'est plus qu'une longue suite de scènes de combat répétitives et indistinctes: on se rentre dedans à qui mieux mieux et on fait rouler des têtes à répétition. Très édifiant. Et même les plus crédules vont finir par se sentir gênés de voir qu'une poignée de nains disposent d'adversaires cent fois (mille fois?) plus nombreux.

Pour cette dernière mouture, Jackson a coupé dans les longues séquences, mais il en reste encore trop qui ne mènent à rien. Sans parler du fait que, dans les scènes de batailles, on a plus souvent l'impression d'être dans un jeu vidéo que dans un long métrage.

Oui, bien sûr, les images sont somptueuses et les mouvements de caméra, vertigineux. Mais ça ne fait pas un film pour autant. La bataille des cinq armées est singulièrement dépourvue de magie. La réalisation s'avère parfois pataude, surtout lorsque Jackson verse dans le mélo guimauve où il abuse du ralenti pour essayer de nous émouvoir lors de morts «glorieuses». C'est totalement raté, presque pathétique.

Le principal problème réside dans le fait que contrairement au Seigneur, où il comptait sur des personnages plus grands que nature, ils sont ici, la plupart du temps, monolithiques et caricaturaux, débitant des clichés qui sont supposés servir de dialogues. Les acteurs ont l'air, au mieux, pas très convaincus. Martin Freeman s'en tire plutôt bien, même s'il est peu présent - ce qui est quand même un comble pour un film qui porte son nom... Mais jamais le spectateur ne s'identifie aux malheurs des personnages tant ceux-ci ont l'air plaqué.

Ajoutez à ça que la finale est d'une banalité sans nom, seulement concentrée à introduire la suite des choses: Le seigneur des anneaux. Trois très longs métrages pour en arriver à une montée dramatique qui s'effondre en bout de course, faut le faire. Bref, ça se termine en cul-de-sac.

***

=> Au générique

  • Cote: **1/2
  • Titre: Le Hobbit : la bataille des cinq armées
  • Genre: fantastique
  • Réalisateur: Peter Jackson
  • Acteurs: Martin Freeman, Ian McKellen, Richard Armitage, Evangeline Lilly
  • Salles: Beauport, Clap, Des Chutes (Saint-Nicolas), IMAX Galeries de la Capitale, Lido (Lévis), Sainte-Foy
  • Classement: général
  • Durée: 2h24

On aime: c'est fini

On n'aime pas: l'esbroufe visuelle vaine, la pauvreté des dialogues, la sauce diluée

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer