Un parallèle plus tard: la tête dans le sable

Dans Un parallèle plus tard, Léandre (Maxime Dumontier)... (Photo fournie par AXIA Films)

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Dans Un parallèle plus tard, Léandre (Maxime Dumontier) fuit ses responsabilités en retournant dans son patelin natal, Havre-Saint-Pierre.

Photo fournie par AXIA Films

Le SoleilÉric Moreault 2/5

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(Québec) Pour son premier film, Sébastien Landry a voulu tourner sur les lieux de son enfance et dans l'urgence. Un bon plan pour le premier élément, mais pas pour le second, le plus important. Il livre un film décousu, qui manque de substance et de vraisemblance, en plus de reposer sur un personnage principal antipathique.

Il se peut qu'inconsciemment, la critique soit un peu plus indulgente avec les films québécois. Mais disons que pour Un parallèle plus tard, il faudrait tout un acte de foi pour accepter la prémisse du film. 

Léandre (Maxime Dumontier) travaille dans une firme privée de sécurité informatique. Il vend des informations privilégiées qui conduisent à un attentat à la bombe contre le ministre de la Sécurité publique. Il apprend qu'il a une pierre au rein. Il décide alors de laisser sa blonde en plan à l'hôpital et de se réfugier chez sa tante, à Havre-Saint-Pierre, d'où il est originaire. Non seulement le gars fuit ses responsabilités, mais il se met la tête dans le sable.

Bourré de morphine - ce qui explique, j'imagine, le jeu indolent de Dumontier -, le jeune à la fin de la vingtaine en profite pour renouer avec Ève (Sophie Desmarais), son ancienne flamme qu'il a plantée là au début de ses études universitaires. Sauf que l'ingénue partage maintenant son lit avec Jomphe (Mickaël Gouin), un douchebag version nord-côtière. OK pour la spontanéité et la variation sur le triangle amoureux, mais on est loin de Jules et Jim (Truffaut)...

Mettons que Léandre soit totalement inconscient ou adepte de la pensée magique. Mettons. Reste qu'il a des moeurs douteuses, ne prend pas ses responsabilités et est égocentrique. Comment le spectateur va-t-il s'identifier ou ne serait-ce que s'intéresser à son sort? Pas besoin de répondre.

Dans un autre ordre d'idées, difficile de passer outre les invraisemblances, la pauvreté navrante des dialogues qui sonnent faux et le ridicule de certaines séquences comme celle de la secte satanique sur la plage... Et, en passant, le manque de moyens n'est pas une excuse pour avoir une caméra qui tangue avec les vagues lorsque le trio est sur la terre ferme et personne autour pour les observer. Et pas plus une excuse pour proposer une esthétique de téléfilm.

Un parallèle plus tard a tout de même un point de vue sur la vie à l'autre bout du Québec, l'isolement et le manque de ressources. La photographie de Jean-Philippe Bernier, par moments, est absolument superbe. Mais ce n'est pas assez.

En fait, Landry et son coscénariste Alexandre Gravel Soublière avaient de la matière pour un moyen métrage, gros maximum. Quand on étire la sauce, ça donne toujours un résultat assez fade.

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