St-Vincent: gardez vos prières

À part Jack Nicholson, aucun autre acteur que... (Photo fournie par les films Séville)

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À part Jack Nicholson, aucun autre acteur que Bill Murray pouvait incarner avec drôlerie et émotion un vieux grincheux qui se prend d'affection pour le petit voisin de 12 ans (Jaeden Lieberher).

Photo fournie par les films Séville

Le SoleilÉric Moreault 3/5

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(Québec) Vincent (Bill Murray) est le prototype du vieux grincheux qu'on ne veut surtout pas avoir comme voisin : alcoolique, joueur, endetté jusqu'au cou, déplaisant et pathétique dans son désir de s'aliéner tout le monde. Seule Daka (Naomi Watts), une danseuse russe, l'endure, et c'est parce qu'il la paie... quand il le peut.

C'est pourtant sur lui que tombent Maggie (Melissa McCarthy) et Oliver (Jaeden Lieberher), son fils de 12 ans, lorsqu'ils fuient un divorce houleux à Brooklyn. Le craquant gringalet et le vétéran du Vietnam vont s'apprivoiser et (re)découvrir la vie sous un nouveau jour. Mais surtout, le garçon va réussir, on s'en doute, à découvrir l'homme derrière les barrières que l'excentrique s'est érigées pour se couper du monde.

St-Vincent est conçu presque spécifiquement pour Bill Murray, qui est épatant. Mis à part Jack Nicholson, on voit mal qui aurait pu interpréter Vincent avec autant de drôlerie que d'émotion. Toujours en retenue, sans jamais forcer le trait, l'acteur de Lost in Translation est aussi bien capable de nous faire rire que de nous toucher droit au coeur. 

Cela dit, la grosse surprise vient de Melissa McCarthy, dans une performance toute en retenue. Ça fait changement. Quant à Noami Watts, il faut vraiment la voir en «dame de la nuit» vulgaire et très enceinte. Il aurait été facile de tomber dans la caricature, elle l'évite avec un aplomb remarquable et sans beaucoup de retenue...

Reste que la réalisation de Theodore Melfi est assez conventionnelle, merci. Tout comme son scénario, malgré son aspect très politiquement incorrect. En fait, les choses se gâchent un peu vers la fin, lorsque St-Vincent prend nos sentiments en otage en proposant un mélo pas trop subtil et sa conclusion télégraphiée : il ne sert à rien de juger quelqu'un, surtout quand on ne le connaît pas vraiment. Le parallèle avec la sainteté est également un peu pataud.

On imagine sans peine le film qu'aurait pu être St-Vincent s'il avait été vraiment irrévérencieux. Mais il serait cynique de faire l'impasse sur sa part d'humanité, très touchante. À moins d'être un vieux grincheux.

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