Tu veux ou tu veux pas?: je t'aime moi non plus

Même si Sophie Marceau multiplie les efforts pour... (Photo fournie par Remstar)

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Même si Sophie Marceau multiplie les efforts pour incarner une dragueuse en série qui tente de séduire son collègue (Patrick Bruel), aucune sensualité ne se dégage de Tu veux ou tu veux pas?

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Le SoleilÉric Moreault 2/5

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(Québec) Dans une comédie romantique comme Tu veux ou tu veux pas?, la question n'est pas de savoir si les deux protagonistes vont former un couple à la fin, mais comment? Avec un angle original - ils sont tous deux obsédés sexuels - et deux vedettes populaires établies en Sophie Marceau et Patrick Bruel, on pensait que Tonie Marshall arriverait à nous séduire. Mais son film s'avère aussi palpitant qu'un rendez-vous arrangé qui tourne en queue de poisson.

Lambert (Bruel) est ex-pilote de ligne devenu thérapeute de couple pour sublimer ses ardeurs sexuelles. Lorsqu'il doit remplacer d'urgence sa partenaire de travail, le beau Brummel engage Judith (Marceau), une nymphomane sans complexes qui n'aura de cesse de tenter de séduire Lambert, abstinent depuis près d'un an. Celui-ci repoussera maladroitement ses avances de plus en plus insistantes, malgré leur attirance mutuelle.

Leur travail de thérapeute devient un défilé, un peu redondant et vite lassant, de couples en crise... sexuelle, évidemment. L'occasion aurait pu être belle, mais on reste trop en surface ou on caricature sans que ce soit vraiment drôle. Le film passe d'ailleurs à côté d'une belle occasion d'explorer les différents aspects de la dépendance sexuelle. Tonie Marshall ne fait qu'effleurer le sujet.

Le fait d'inverser les rôles traditionnels du chasseur et de la proie ne suffit pas à faire un film, ni à se débarrasser des stéréotypes («je ne veux plus de sexe sans amour»). On s'attendait à plus de subtilité et d'originalité de la part de la réalisatrice de Vénus beauté (institut), qui livre une comédie inoffensive et paresseuse. 

Même chose pour la réalisation : la plupart des séquences sont statiques, abusant du champ/contrechamp dans les échanges, en plus de multiplier les faux raccords. Ajoutez à ça des dialogues fades et des rebondissements télégraphiés... 

Le comble, c'est qu'il ne se dégage aucune sensualité de Tu veux ou tu veux pas?, même si Sophie Marceau multiplie les efforts (et les moues), au point de trop en faire - on n'y croit pas à cette dragueuse en série. Filmer ses décolletés vertigineux ou son cul lorsqu'elle se penche manque cruellement d'imagination de la part d'une réalisatrice. 

Il y a quand même, surtout vers la fin, quelques séquences surréalistes, dont une savoureuse avec l'acteur Jean-Pierre Marielle dans son propre rôle, qui empêchent le long métrage de sombrer dans la médiocrité. Et Patrick Bruel n'y est pour rien. À la limite, le chanteur s'avère presque crédible. 

Sinon, circonscrire le besoin effréné de sexe des deux protagonistes à la peur de l'engagement, surtout à la mi-quarantaine, c'est un peu court, même pour des spectateurs dans une bonne disposition d'esprit.

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