Les Chefs! qu'on aime

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(Montréal) CHRONIQUE / J'ai eu une petite frousse avant d'appuyer sur «Play». Mais il n'a fallu que quelques minutes pour que je comprenne qu'on m'avait bien redonné mes Chefs!, tels que je les avais aimés durant leurs cinq premières saisons, et qu'on avait sabotés dans une sixième à oublier. Après avoir vu les trois premiers épisodes de l'émission, qui redécolle le lundi 3 juillet à 20h sur ICI Radio-Canada Télé, je vous assure que la terrasse extérieure risque d'avoir forte compétition les lundis soir cet été.

Retrouver Élyse Marquis et Daniel Vézina comme pilotes, et nos juges adorés, Pasquale Vari, Jean-Luc Boulay et Normand Laprise, rassure dès les premiers instants de cette septième saison. Au point que la phrase que prononce l'animatrice d'entrée de jeu, «La compétition commence... ce soir!», s'accompagne d'une excitation supplémentaire. Et ce qui est formidable, c'est que cette formule originale ne laisse pas d'impression de réchauffé. Du «comfort food» après une longue absence.

Comme c'était le cas par le passé, on apprend très vite à connaître les 12 aspirants-chefs, une belle brigade qui promet. Il ne faut pas des semaines à retenir leurs prénoms. Encore une fois, la région de Québec est bien représentée avec quatre candidats: Samuel Chastenay-Joseph, du Bistro B, Fanny Lehouiller, du restaurant District Saint-Joseph, et François-Emmanuel Nicol, du restaurant La Légende, tous de Québec, et de Lévis, Ann-Rika Martin, de La Planque et O'Ravito Café relais. Vous verrez un d'entre eux presque abandonner, insatisfait de sa performance. Fanny admet d'emblée manquer de confiance en elle et se compare sans cesse aux autres. On se souhaite qu'elle gagne en assurance au fil de la saison. Les uns s'attachent aux autres très rapidement, et s'encouragent au lieu de s'enfoncer, une des forces de l'émission. Pas de faces à claque, mais on peut dire que Samuel a du caractère. J'avoue ma préférence pour Ann-Rika, mais on n'en est qu'au début de la compétition.

Premier défi: une entrée de pieuvre grillée et une coquille de fruits de mer avec pommes de terre duchesse. Attendez de voir les pieuvres, du gros bétail. Des noms se démarquent dès la première émission. À la fin de chaque défi, on désigne les deux qui ont le moins bien performé pour le duel. Certains d'entre eux ne l'ont vraiment pas facile. On le dira jamais assez: il faut connaître ses classiques et maîtriser les techniques de base pour réussir aux Chefs!. «Les bases, les bases, les bases», répète le Montréalais d'origine française, Romain Abrivard, dans son mot de présentation. Ça risque de lui porter chance.

Je n'ai jamais désossé un poulet - honte à moi -, mais je n'aurais pas idée de le faire par le dos. Une technique imposée aux aspirants-chefs dans un défi particulièrement relevé. Ah oui, j'ignorais même l'existence du poulet noir, originaire d'Indonésie mais élevé au Québec. Pas ragoûtant au premier regard, mais moins sec, paraît-il.

Quelques écueils majeurs surviennent. Comme un plat de poulet sans poulet, des os dans la lasagne, des cannolis vides. Les juges ne manquent pas de sévérité. Quand c'est raté, quand le bouillon est insipide, ils le disent. Absence totale de condescendance, à peine une once de taquinerie. À défaut du produit, «faut respecter la lasagne», dira Jean-Luc Boulay, au toujours difficile défi des pâtes, la troisième semaine. À cette occasion, le trio de juges reçoit Riccardo Bertolino, chef exécutif de la Maison Boulud au Ritz-Carlton, qui en connaît une couche sur le sujet. Et c'est ce moment qu'on a choisi pour faire dire à Élyse le très stressant: «Je vous demanderais de tout arrêter s'il vous plaît!» Avant de changer leurs plans. Parlons d'un bon stress, qui amène les candidats à se dépasser. Un gros plus: Daniel Vézina ramène ses ateliers - et sa bière fraîche! - à la fin de l'émission.

Élyse Marquis se commet un peu plus cette année dans ses commentaires, mais ce n'est jamais trop. Elle peut même défendre des candidats écorchés par les juges. Souvent à propos, sauf quand un d'entre eux décide de passer sa pâte au robot culinaire, un sacrilège selon le chef Bertolino.

À la vue des trois premières émissions, on peut dire que la production a fait ce qu'il fallait pour renouer avec le succès. Désormais, le verdict vous appartient.




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