Régis Labeaume, avant la mairie

Il n'est absolument pas question de politique municipale... (Fournie par ICI Radio-Canada Télé)

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Il n'est absolument pas question de politique municipale dans le segment que Viens-tu faire un tour? consacre à Régis Labeaume. Michel Barrette a voulu sortir le personnage de son cadre habituel, comme il le fait avec tous les invités de cette série.

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CHRONIQUE / Saviez-vous que Régis Labeaume a grandi dans un milieu ouvrier très dur? Qu'il a été laveur de camions lourds? Qu'il a déjà voulu faire du théâtre et qu'il a été admis au Conservatoire d'art dramatique de Québec? C'était bien avant qu'il devienne maire de cette ville.

Vous revivrez un peu de ses jeunes années à Viens-tu faire un tour?, l'émission de Michel Barrette, diffusée le dimanche 25 juin à 20h à ICI Radio-Canada Télé. Une sympathique balade à bord d'une rutilante Studebaker 1962, durant laquelle le maire de Québec revisite les lieux symboliques de son passé. Barrette avait déjà fait monter Denis Coderre, au tour de Régis Labeaume de faire le voyage. La comédienne Émilie Bibeau prend la place du passager dans la seconde demi-heure.

Le maire en a déjà parlé, il a grandi dans un milieu très modeste. Pour offrir une éducation et une vie décente à ses enfants, son père a suivi des cours de mécanique. À son arrivée dans la région de Québec en provenance du Lac-Saint-Jean, la famille Labeaume habitait au Domaine Saint-Charles, un HLM à la limite de Vanier. «Tous les problèmes d'une société étaient rassemblés là : drogue, inceste, violence familiale, etc.» raconte le maire, qui a eu la chance d'évoluer dans une famille qui donnait beaucoup d'importance à l'éducation. Malgré la dure réalité qui l'entourait, l'enfant qu'il était vivait un «bonheur total», dit-il aujourd'hui.

Il n'est absolument pas question de politique municipale; on a voulu sortir le personnage de son cadre habituel, comme on le fait avec tous les invités de cette série. La complaisance du concept est pleinement assumée. Vous rencontrerez Jacinthe, la soeur du maire, et leur père, Maurice Labeaume, un homme réservé, qui se souvient avoir travaillé 100 heures par semaine pour faire vivre sa famille. «Pis on se lamentait pas. Y'avait pas de syndicat non plus», dit-il candidement. «Attention, terrain glissant!» blague son fils. On découvre aussi la jeunesse du maire à travers quelques photos, où il est méconnaissable.

Michel Barrette le lui fait remarquer : durant le tournage, les gens ne cessaient de l'aborder pour le féliciter et prendre une photo avec lui. «Être maire quand tout le monde te déteste, ça doit être terrible. [...] Quand ils t'aiment, ils t'aiment en tabarouette!» dit Labeaume avec fierté, attablé au Normandin de Duberger, qu'il fréquente depuis une quarantaine d'années. Le maire sait d'où il vient, et a gardé plusieurs amis de l'époque.

À la polyvalente de Neufchâtel, il revoit un ancien prof de mathématiques, la seule matière qu'il a échouée au secondaire. Régis Labeaume préférait l'option théâtre, au point de songer à en faire une carrière. Il était le premier surpris à être admis au Conservatoire. Sa cohorte foisonnait de grands talents, dit-il, mais tous ont emprunté des chemins différents. Quoique le fond de comédien n'est jamais bien loin quand on voit apparaître le maire en public.

Émilie Bibeau

Contrairement à M. Labeaume, qui est resté près des lieux de son enfance, Émilie Bibeau n'avait pas arpenté l'avenue Maguire depuis des lunes. Native de Québec, la comédienne redécouvre les lieux qui ont marqué son enfance, de Sillery aux coulisses du Grand Théâtre.

J'ignorais qu'elle était la fille de Josée Campanale, qui a confectionné Ciboulette, la chatte de Félix dans la série pour enfants tournée à Québec. Sachez qu'il existait plusieurs Ciboulette, et qu'elles étaient toutes dans le grenier d'Émilie. Dire qu'on ignore maintenant où ces marionnettes ont pu aboutir.

Émilie Bibeau, qui aurait adoré jouer dans Mad Men, est belle à voir dans la voiture vintage conduite par Michel Barrette. Fille unique, l'actrice d'Unité 9 et de L'imposteur a grandi entourée d'arts, avec un père qui enseignait la littérature et une mère d'origine italienne, qui oeuvrait au théâtre jeune public Les Marionnettes du Grand Théâtre, devenu le Théâtre de sable. En sixième année du primaire, elle montait une version écourtée de La cantatrice chauve d'Ionesco. La production avait bénéficié d'une subvention de 5 $ pour le Ginger Ale, qui servait de champagne!

Michel Barrette lui permet de renouer avec Jacques Leblanc, actuel directeur du Conservatoire d'art dramatique de Québec, qu'elle a vu 17 fois dans Les fourberies de Scapin avec Lorraine Côté. Enfant, Émilie arpentait les coulisses du Grand Théâtre, sa deuxième maison, où jouaient Marie-Thérèse Fortin, Céline Bonnier, Josée Deschênes et Benoît Gouin.

Viens-tu faire un tour? revient à Québec le 9 juillet, cette fois avec Frédérick De Grandpré et Dave-Éric Ouellet. Au fait, avez-vous vu qui conduisait la voiture dans l'émission de Dominique Michel et de Sébastien Benoit dimanche dernier? Yvon Deschamps, qui n'a pas prononcé un mot de l'émission, un joli clin d'oeil du père de tous les humoristes.




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