Gala Artis: haute fidélité

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(Montréal) À quelques heures du Gala Artis, animé pour une deuxième année par Guy Jodoin à TVA, notre chroniqueur Richard Therrien livre ses choix et ses prédictions parmi les artistes en nomination. Avec l'espoir d'être surpris, dans une soirée hautement prévisible ces dernières années. Ultra fidèle, le public aura le dernier mot. 

Gala Artis, surprends-moi

CHRONIQUE / Quand le chroniqueur télé parvient à prédire 14 gagnants sur 16 comme l'an dernier pour le Gala Artis, c'est mauvais signe. On regarde la télé pour être surpris, pas pour se faire chanter la même chanson année après année. Et j'ai bien peur que le gala de dimanche soir à TVA, déplacé en mai cette année, nous serve le même plat réchauffé.

Le Gala Artis, c'est pas les Gémeaux, c'est le public qui décide. Et on ne peut pas forcer le public à voter d'un bord ou de l'autre. La cérémonie qui récompense les artistes de la télévision est condamnée à la répétition. Le public est ultra fidèle.

Depuis que le vote n'est plus chez Tim Hortons mais par sondage téléphonique, on était revenu à une liste de gagnants plus équitable entre TVA et ICI Radio-­Canada Télé. De 2010 à 2013, les deux réseaux étaient au coude à coude. Mais ce fut de courte durée. L'an dernier, c'était pire que pire. Seuls deux trophées sont allés à une artiste d'ICI Radio-­Canada Télé, les deux pour Guylaine Tremblay. TVA en a eu 11. Pas du tout représentatif des auditoires du diffuseur public en heures de grande écoute, et frustrant pour ses vedettes, qui restent bêtement assises dans la salle en se disant: «Pourquoi on a été invités?» Arrangé, le vote? Léger, qui s'en occupe, est une firme trop sérieuse et reconnue pour qu'on la soupçonne de trafiquer des sondages.

Avec une liste de gagnants aussi prévisible, le gala a intérêt à redoubler d'originalité. De retour pour une deuxième année à l'animation, Guy Jodoin ne peut qu'être meilleur; son gala de l'an dernier m'avait plutôt déçu. TVA promet notamment de faire participer le public «d'une façon bien spéciale». Et parions que Ludovick de La voix sera du spectacle.

Chaque année, la liste des nominations a ses incohérences. La plus manifeste cette année concerne Julie Snyder, ignorée même si son Banquier a déjà frôlé les deux millions en janvier. Aucun des nommés de la catégorie des jeux - Jean-François Baril, Stéphane Bellavance, Alexandre Barrette, Guy Jodoin et Patrice L'Écuyer - n'a pu faire la moitié de ce score, même que certains font 10 fois moins. Cherchez l'erreur.

Autre question: comment se fait-il que, malgré son immense succès, L'Échappée ne voit aucune de ses vedettes nommées, ni même Julie Perreault? Quelques grands oubliés dans la liste, à commencer par Sylvie Léonard, bonne dans tout ce qu'elle fait, de Feux à Lâcher prise. Mais aussi Gabriel Arcand, notre adorable psy d'Au secours de Béatrice. J'aime beaucoup Guy Nadon, mais encore là, un changement de règne ferait du bien.

Deux fois en nomination, Guylaine Tremblay pourrait égaler ou battre le record de 20 trophées Artis, appartenant à Patrice L'Écuyer. Je reste conservateur en lui prédisant ses deux statuettes, même si Marie Lamontagne a été beaucoup moins présente cette saison dans Unité 9. Mais je pense que Sophie Lorain, fabuleuse dans Au secours de Béatrice, serait due. Ou alors Magalie Lépine-­Blondeau, qui a connu une année bénie comme enquêteuse vedette de District 31.

Il faut tout de même compter sur les catégories de dramatiques pour voir de nouveaux gagnants, particulièrement les «saisonnières» (auparavant séries), moins durables que les «annuelles» (auparavant téléromans). J'ai un fort penchant pour les deux vedettes de Feux, Maude Guérin et Alexandre Goyette, qui ont offert une performance magistrale. Je pense néanmoins que Vincent Leclerc, alias Séraphin dans Les pays d'en haut, part gagnant chez les hommes, mais que Maude Guérin a des chances chez les femmes. En comédie, il serait normal de voir le couple de Boomerang, Antoine Bertrand et Catherine-Anne Toupin, succéder au duo des Beaux malaises et remporter les honneurs. La comédie de TVA a maintenu des cotes très élevées tout l'automne.

Accusé d'être vide au dernier Bye bye, Éric Salvail reste à mon avis le meilleur animateur de talk-show, mais je lui préfère France Beaudoin pour les variétés. Je serais très surpris de voir l'animateur des Recettes pompettes repartir bredouille dimanche soir. Quant aux compétiteurs de Pierre Bruneau, Gino Chouinard, Dave Morissette et Denis Lévesque, ils pourraient rester chez eux que ça ne ferait pas de différence. Voilà quatre catégories qui ne bougent pas depuis 2014.

Le Gala Artis s'installe donc le soir de la fête des Mères, qui a souvent été le rendez-vous des Olivier, déplacé en décembre par ICI Radio-Canada Télé. Dès 19h, avant le gala de 20h dimanche soir, Anouk Meunier, Maripier Morin et Jean-Philippe Dion rencontreront les stars sur le tapis rouge le plus glamour de tous les galas. Et si on se souhaitait ne serait-ce qu'une ou deux surprises parmi les gagnants? Quelle belle naïveté...




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