On a tous tué Hannah Baker

Pouvant compter sur deux acteurs principaux qui jouent... (fournie par Netflix)

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Pouvant compter sur deux acteurs principaux qui jouent avec beaucoup de vérité, 13 Reasons Why aborde de front et avec intelligence la question de l'intimidation dans les écoles.

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(Montréal) CHRONIQUE / La série du moment qu'il faut voir? 13 Reasons Why (13 raisons en version française) se laisse découvrir comme autant d'indices et d'énigmes, à travers la quête angoissante d'un étudiant, après le suicide de celle qu'il aimait. Qu'aurais-je pu faire pour l'empêcher de se tuer? Ai-je dit le mot, la phrase de trop? Les questions, empreintes de culpabilité, sont nombreuses.

Sur Netflix depuis moins d'une semaine, en anglais et en français, la série produite par la star de la pop, Selena Gomez, et inspirée du best-seller de Jay Asher, a conquis la critique. Si vous avez 13 heures devant vous, n'attendez plus. Surtout que toutes nos séries ont pris congé jusqu'à l'automne, à part District 31, qui finit le 20 avril.

À son retour de l'école, Clay Jensen (Dylan Minnette), 17 ans, trouve un intrigant paquet à son nom. Ce qu'il y trouve le bouleverse : sept bonnes vieilles cassettes audio au contenu pour le moins surprenant. Hannah Baker (Katherine Langford), une camarade de classe dont il était amoureux, y décrit les 13 raisons - sur 13 côtés de cassettes - qui l'ont poussée à s'enlever la vie deux semaines plus tôt. Et Clay, qui paraît pourtant inoffensif, serait l'une d'entre elles. Quand je disais bouleversant.

À l'écoute de ces bobines sur un vieux Walkman, l'étudiant se met alors à analyser chaque rencontre, chaque mot qu'Hannah et lui se sont échangé avant sa mort. Il se met à épier les gens dont elle parle sur les cassettes. Plus on avance dans la série de 13 épisodes, plus on se rend compte que tout le monde a quelque chose à cacher ou à se reprocher. «On a tous tué Hannah Baker», dira un de ses anciens camarades, rongé par les remords. Clay découvre autour de lui un monde encore plus sombre que ce qu'il avait pressenti. Surgissent de nouveaux amis soudains, qui s'intéressent beaucoup trop à lui pour que ce ne soit pas suspect. Et qui, eux aussi, ont reçu des cassettes d'Hannah.

Ces 13 raisons trouvent écho dans le monde scolaire d'aujourd'hui, où des cas d'intimidation peuvent mener au suicide. Depuis que des images de ses ébats ont commencé à circuler, qu'une liste sur laquelle les garçons jugeaient qu'Hannah avait «le plus beau cul», murmures, moqueries et harcèlement ont contribué à détruire l'existence de l'étudiante. Hannah, dont les propos servent de narration à l'histoire, et qu'on voit grâce à des sauts dans le temps, confie son amertume et ses ressentiments, en insistant sur chacune des personnes qui, dit-elle, l'ont poussée au suicide.

Même si on n'est pas dans le pur divertissement comme pour Riverdale, inspirée de l'univers d'Archie, 13 Reasons Why est une série prenante, un bon suspense, où on attend impatiemment ce qui sera révélé sur la prochaine cassette. Plus que Clay lui-même, qui met du temps à les parcourir, parce qu'il a peur de ce qu'il pourrait découvrir sur les autres et sur lui-même. Et on le comprend.

Sous des allures de série pour ados, dont elle exploite plusieurs codes, 13 Reasons Why aborde de front un sujet grave avec beaucoup de sensibilité et d'intelligence, sans jamais banaliser le drame. Seulement pour cette raison, pas besoin d'être au secondaire pour apprécier la série, qui peut plaire à tous les publics, croyez-moi.

Créée par l'Américain Brian Yorkey, la série compte sur deux acteurs principaux qui jouent avec beaucoup de vérité. On se sent emporté par la détresse d'Hannah, et la volonté de comprendre de Clay. 13 Reasons Why est aussi une série sur l'affirmation de soi, mêlée à la vulnérabilité d'un adolescent à la veille d'atteindre l'âge adulte. Vous verrez, on se prend très vite d'affection pour Clay Jensen et Hannah Baker.

Décès de la comédienne Yolande Roy

Une semaine après celui qui incarnait son époux dans Le retour, Benoît Girard, la comédienne Yolande Roy est décédée dimanche à Montréal, à l'âge de 88 ans. Dans le populaire téléroman de Michel d'Astous et d'Anne Boyer, elle était Yvonne, propriétaire de l'hôtel avec son mari Armand. Yolande Roy, qui avait quitté la vie publique après le téléroman au début des années 2000, souffrait de problèmes cardiaques depuis quelques années. Née au Lac-Saint-Jean, elle a passé toutes ses jeunes années à Québec, où elle a notamment chanté dans les cabarets et oeuvré à la radio, avant de s'installer à Montréal à son mariage. Elle a entrepris une longue carrière à la télévision au milieu des années 50 dans le téléroman de Guy Dufresne, Cap-aux-Sorciers, à Radio-Canada. Se sont enchaînés de multiples rôles à la télévision. Parmi ceux-ci, celui de Blanche aura marqué les fidèles de La bonne aventure, de Lise Payette, de 1982 à 1986. Puis, celui de la grand-mère de Geneviève dans Bibi et Geneviève. En plus d'apparaître à l'écran, Yolande Roy a fait énormément de doublage pour le cinéma et la télévision. Avec celui de Janine Sutto, voilà bien des décès en peu de temps chez nos comédiens québécois.




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