Les chefs passent, Ricardo reste

S'il n'en tient qu'à lui, Ricardo continuera d'égayer... (fournie par ICI Radio-Canada Télé)

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S'il n'en tient qu'à lui, Ricardo continuera d'égayer les matinées d'ICI Radio-Canada télé pour encore longtemps. «S'ils ne me virent pas, je vais me rendre à 20 ans. Après, on verra. Oprah Winfrey a fait 25 ans avec son show. Si les gens ne se tannent pas, je vais être là.»

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(Québec) CHRONIQUE / Je me souviens encore de la conférence de presse annonçant les deux nouvelles émissions matinales de Radio-Canada en 2002. On n'a conservé qu'un vague souvenir de Tous les matins, si ce n'est le jour où Pierre Lalonde a quitté le plateau parce qu'on parlait de longueur de pénis. Mais 15 ans plus tard, Ricardo est toujours là, et célébrera sa 2000e émission dans une semaine spéciale, du 6 au 10 mars à 11h.

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Ricardo à ses débuts à Radio-Canada

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«Y'a personne qui avait mis une cenne sur moi. Dans la hiérarchie, le gros positionnement, c'était le show avec Paul Houde et Dominique Bertrand. J'étais l'«underdog», mais je suis resté là, je suis comme la reine!» blague Ricardo Larrivée, qui en a vu passer, des patrons et des émissions matinales éphémères, depuis. La concurrence n'a jamais eu raison de sa popularité, et ce n'est pas faute d'avoir essayé. «Ça doit faire 10 ans qu'on a les meilleures cotes de tous les réseaux, 200 000 auditeurs le matin, de 20 à 22 % de parts de marché.»

Deux mille émissions n'est pas un chiffre comme un autre. En télé québécoise, c'est exceptionnel. À Radio-Canada, peu de magazines de jour peuvent se vanter d'avoir atteint un tel nombre; Femme d'aujourd'hui a bien atteint les 3000, mais avec de multiples animatrices. Avec sa quotidienne, Ricardo Larrivée atteint un large public, composé d'étudiants et de travailleurs autonomes. «Ce n'est plus le club du troisième âge d'il y a 30 ans le jour», dit-il. En 15 ans, on a dû s'adapter aux besoins de l'auditoire, composé de plus en plus de «végétariens à temps partiel», et qui réclame plus de légumineuses et de tofu.

Les vrais débuts

Ses vrais débuts d'émissions de cuisine, Ricardo les a faits avec Mireille Deyglun dans des capsules de cinq minutes intitulées Cuisine de saison, à Radio-Canada. Il avait l'impression d'avoir fait le tour aux Saisons de Clodine, où il avait passé deux ans à TVA, quand il est retourné frapper à la porte de Radio-Canada. «Mon rêve ultime, c'était de travailler dans la tour de Radio-Canada. J'ai toujours été à ma place ici», affirme celui qui a entrepris sa carrière à la station de Radio-Canada en Saskatchewan il y a 25 ans. Son départ de TVA a aussi coïncidé avec son désir de garder la mainmise sur ce qui lui appartenait. «Pourquoi je donnerais mes droits d'auteur à quelqu'un d'autre quand je fais mes recettes pour la télé? J'ai eu mon premier déclic : on doit être maître de ce qu'on fait.»

Ricardo, qui tourne son émission chez lui depuis 10 ans, a un faible pour la télé de jour. «Le soir, il faut être parfait le premier jour, sans même avoir eu de pilote. La télé du matin, c'est plus humain dans la façon dont elle est faite et dont elle est considérée par les réseaux», croit-il. De fait, l'homme du matin a eu plus de difficulté à percer dans les créneaux du soir. Malgré ses qualités, Un chef à l'oreille, qu'il animait l'an dernier le vendredi, a obtenu des chiffres d'auditoire décevants. Puis, Les gourmands, qu'il coanimait avec Francis Reddy à l'automne, peinait à atteindre les 200 000 téléspectateurs. L'émission ne sera pas de retour la saison prochaine, mais Ricardo s'y attendait. «La commande initiale était de 13 épisodes», confirme-t-il.

Pour Un chef à l'oreille, il n'a pas dit son dernier mot et croit que le concept a encore du potentiel à l'international. Distribué par Warner, le format a été vendu à France 2, qui teste une adaptation depuis le 23 janvier, dans le but avoué de gonfler ses auditoires faméliques de fin d'après-midi. Vingt-cinq premiers épisodes ont été diffusés, avant qu'on teste un autre concept dès lundi prochain. «C'est un marché furieux, féroce. En ce moment, c'est le désarroi complet en télé en France. Tout le monde cherche des succès immédiats», affirme le «gentleman trappeur», comme l'a surnommé le magazine français Elle à table. L'Angleterre et les États-Unis sont sur sa liste de pays à conquérir avec cette compétition culinaire, où des novices en cuisine reçoivent les directives de grands chefs dans leur oreillette.

Marché anglophone

Si Ricardo ne fait plus de télé en anglais, c'est qu'on lui proposait surtout des compétitions à la Gordon Ramsey, qui ne l'intéressaient pas. «J'ai pas à blesser du monde qui est compétent et professionnel pour une raison insignifiante. Ça ne marche pas dans ma tête.» Il reste néanmoins très actif dans le marché anglophone avec son magazine, en plus d'être chroniqueur culinaire au Toronto Star. «J'atteins plus de monde de cette façon qu'avec ma présence quotidienne à la télé au Québec», dit-il. Preuve de son intérêt, Ricardo se rend aux deux semaines à ses bureaux de Toronto.

Beaucoup d'émotions et de surprises l'attendaient pour cette semaine spéciale, déjà entièrement tournée, en commençant par la visite de Claudette et Marie-Josée Taillefer, pour qui il a créé des recettes durant neuf ans. «Je ne savais jamais qui serait l'invité et ce que j'allais cuisiner. Y'a pas une journée où je n'ai pas versé une larme. Ils ont toujours trouvé la façon de me toucher.»

S'il n'en tient qu'à lui, il continuera d'égayer les matinées d'ICI Radio-Canada télé pour encore longtemps. «S'ils ne me virent pas, je vais me rendre à 20 ans. Après, on verra. Oprah Winfrey a fait 25 ans avec son show. Si les gens ne se tannent pas, je vais être là.»

This Is Us sur ICI Radio-Canada télé

ICI Radio-Canada télé a mis la main sur l'excellente série This Is Us, l'une des plus appréciées du moment à la télé américaine et mon coup de coeur de l'automne. L'oeuvre diffusée à NBC a fait bien des adeptes depuis septembre, entre autres parce qu'elle prend au coeur, mais aussi parce qu'elle sait toujours nous surprendre au moment où on s'y attend le moins. Centrée sur du monde ordinaire et reconnue pour ses retournements de fin d'épisode, This Is Us raconte au départ les histoires parallèles de quatre personnages qui partagent la même date d'anniversaire. Sans trop vous en dire, cette prémisse se prêtera par la suite à divers sauts dans le temps. On joue entre l'humour et le drame, les Américains parlent de «dramedy». La série a ramené à l'écran Mandy Moore, ex-vedette de films pour ados, et met aussi en vedette Milo Ventimiglia (Les héros), qu'on voit sur la photo, Justin Hartley (Vengeance), Chrissy Metz et Sterling K. Brown. Curieux de connaître le titre français qu'on choisira. Aucune date de diffusion n'a encore été annoncée.




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