Mémoires vives: finir avant l'année de trop

Les comédiens Frédérick De Grandpré, Marie-Thérèse Fortin et... (fournie par ICI Radio-Canada Télé)

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Les comédiens Frédérick De Grandpré, Marie-Thérèse Fortin et Geneviève Bilodeau

fournie par ICI Radio-Canada Télé

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(Montréal) CHRONIQUE /moires vives s'arrêtera en décembre prochain après cinq saisons. Finies pour de bon les battues pour retrouver des enfants disparus. Finis aussi les liens familiaux tarabiscotés. Et si, avant de mourir, Jacques Berthier (Gilles Renaud) a eu un autre enfant qu'on ne connaît pas encore, il a jusqu'à la fin de l'année pour se manifester.

Sage décision de l'auteure Chantal Cadieux, qui commençait à avoir fait le tour de ses personnages et qui, de toute façon, avait prévu étendre son histoire sur cinq ans. La semaine dernière, elle confiait au Soleil réfléchir à une éventuelle sixième saison, qui aurait commencé à l'hiver 2018. Elle a finalement choisi de se retirer pour ne pas faire «l'année de trop». «Si je veux faire un nouveau téléroman, je dois m'arrêter pour penser à une nouvelle idée», a-t-elle expliqué aux journalistes mardi.

Je m'étais attaché à Claire, la docteure idéale, jouée avec tant d'humanité par Marie-Thérèse Fortin, et à plusieurs des personnages qui l'entourent. Mais j'ai un peu décroché l'automne dernier. La grossesse tardive d'Andrée (Dominique Quesnel) a passé difficilement, et je vois mal comment l'auteure aurait pu étirer encore plus l'élastique de ce qu'on est capable de croire.

L'an dernier, Chantal Cadieux avait tout de même su donner un nouvel élan à sa série, qui a pris un virage plus policier et adopté un nouveau générique. Le personnage de l'enquêteur Dupuis (Stéphane Gagnon) a pris alors beaucoup d'importance, avec succès. Pas évident, quand on y pense, de faire redécoller cette histoire après qu'on eut enfin identifié «la petite Laurie», mais l'auteure a tenu le coup. 

Même si l'auditoire avait baissé depuis 2013, le téléroman a conservé son noyau d'adeptes, dont certains qui s'amusaient des tics des personnages. On a même inventé un drinking game («jeu d'alcool»), qui consistait à prendre une gorgée de vin chaque fois qu'un des événements répertoriés sur une liste se produisait dans l'émission. J'imagine qu'on organisera des soirées bien arrosées pour la grande finale en décembre, qui nous laissera «sur une note d'espoir», selon Chantal Cadieux.

Avec la fin de L'auberge du chien noir au printemps, ce sont deux gros morceaux de la programmation d'ICI Radio-Canada Télé qui disparaissent, et laissent des cases horaires occupées à l'année. Le diffuseur croit encore au format du téléroman et étudie actuellement des projets. J'ai déjà annoncé que Sylvie Lussier et Pierre Poirier ont soumis un nouveau téléroman, dont le titre de travail est «Marie Maraîchère», avec comme héroïne la propriétaire d'une exploitation agricole.

Tout le monde en parle: Jeff Fillion songe à poursuivre

Jeff Fillion n'a pas du tout aimé se faire traiter de «moron», d'«imbécile» et d'«analphabète de l'économie» par Alexandre Taillefer à Tout le monde en parle, dimanche soir. Pourtant reconnu pour ne pas épargner ses «victimes», il réfléchit à l'idée de poursuivre Taillefer, l'animateur Guy A. Lepage et Radio-Canada devant les tribunaux. «Je vais vous dire, Monsieur Taillefer, j'ai jamais vu une attaque aussi intense», a répliqué Fillion sur les ondes de CHOI Radio X, mardi. Prenant un ton grave, l'animateur affirme ne jamais avoir «attaqué Alexandre Taillefer, la personne», alors que l'ancien Dragon prétend que Fillion a recommencé à l'écorcher en ondes «trois fois par semaine» depuis son renvoi de Bell Média. Si Jeff Fillion envisage de poursuivre aussi Guy A. Lepage, c'est pour avoir conservé cette partie de l'entrevue au montage, et Radio-Canada, pour l'avoir diffusée. «Le but va être très simple : protéger à partir d'aujourd'hui ma famille et ma réputation une fois pour toutes. Jeff Fillion et sa famille ont terminé d'être attaqués. Ça, je peux vous le garantir. C'est terminé, là», a-t-il martelé en ondes. Faut-il seulement rappeler qu'Alexandre Taillefer a aussi une famille et une réputation à protéger, et qu'elles ne sont pas moins importantes que celles de Jeff Fillion? Le respect, ça va dans les deux sens, la liberté d'expression aussi. En 2004, à l'émission Arcand à TVA, Paul Arcand demandait à Jeff Fillion quelle serait sa réaction si on insultait publiquement sa famille ou si on traitait sa conjointe de tous les noms. «Aucun problème», avait répondu Fillion. «Poursuites?» «Non, pas du tout.» Comme quoi faut jamais dire jamais.

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