Zone de confort = zéro

Deux cabanes sont mises à la disposition des... (Fournie par Historia)

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Deux cabanes sont mises à la disposition des candidats. La raison est simple: s'ils avaient dû construire la leur de toutes pièces, ils auraient passé tout le mois à couper des arbres, ce qui n'aurait pas été intéressant pour la télé.

Fournie par Historia

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CHRONIQUE / Il y a des téléréalités vides et inutiles, et d'autres, dont on sort avec l'impression d'avoir appris quelque chose. Le lot du diable, qui commence jeudi à 21h à Historia, est de la seconde catégorie. À la façon des colons en Abitibi dans les années 30, de valeureux candidats auront à s'installer sur une terre en pleine forêt, sans eau courante ni électricité. Un seul d'entre eux mettra la main sur le magot de 100 000 $.

Les huit candidats sont divisés en deux colonies, celle de la cabane brûlée et celle de la cabane de l'épinette. Ils doivent suivre les directives de Louis Champagne, qui agit comme inspecteur de la colonie, et qui les soumet à des défis pas toujours évidents. À ces 8 candidats s'ajouteront de nouveaux, jusqu'à ce qu'ils soient 14, puis qu'on les élimine un à un pour qu'il n'en reste qu'un, le grand gagnant du lot du diable.

On s'entend qu'on est loin du luxe de l'hôtel, mais j'ai été surpris que deux cabanes, même modestes, soient déjà mises à la disposition des candidats. La raison est simple: s'ils avaient dû construire la leur de toutes pièces, ils auraient passé tout le mois à couper des arbres, ce qui n'aurait pas été intéressant pour la télé.

Un des spécimens les plus intrigants s'appelle Lucas. Il mettra un certain temps à avouer à ses coéquipiers qu'il a quitté Montréal pour aller vivre dans la forêt comme un homme des bois. À 23 ans, il vit de la nature, ce dont il rêvait depuis l'enfance. Son idole: Tarzan. Pas un être asocial puisqu'il garde quand même contact avec ses amis de la ville, et a un compte Facebook. Il était même au lancement de presse mercredi dernier. Pas simple toutefois de combiner son statut de nouveau papa avec son mode de vie particulier. Dans la série, les autres le percevront comme une menace, sachant qu'il peut se débrouiller mieux que personne.

Julie, une coiffeuse de 30 ans de Saint-Victor de Beauce, apparaît parmi les plus colorés. Elle l'admet d'emblée: elle prend de la place et risque d'en énerver certains. En termes d'agacement, je miserais plus sur Alain, un entrepreneur en électricité de Repentigny, macho et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Quand son équipe dispose d'une petite somme d'argent à dépenser au magasin général, le fumeur en manque insiste pour acheter du tabac. Nicolas, un étudiant en agronomie de Québec, complètement lumbersexual avec son look de coureur des bois, a tout à fait la tête de l'emploi. Martin, un menuisier et musicien amateur de Beloeil, est le frère de Rick et Lulu Hughes.  

Quand j'ai vu qu'une participante avait 67 ans, je me suis dit qu'elle était courageuse. Quand vous connaîtrez Laura, propriétaire d'un gîte touristique en Gaspésie, vous ravalerez vos idées préconçues; je ne résisterais pas cinq minutes à côté d'elle. Ce petit bout de femme est plus en forme que la plupart d'entre nous, coupe du bois, plante des clous et fait tout ce que ses jeunes coéquipiers peuvent faire.

Réalisation efficace

Il faut souligner la réalisation efficace de David Gauthier et de Mélanie Moisan. J'ai eu beaucoup de plaisir à voir les candidats se dépêtrer avec le peu qu'on leur fournissait. Au départ, l'entraide et la collaboration priment sur les conflits et la compétition. On imagine que ça changera en cours de route. On se plaint souvent, à raison, qu'Historia parle de moins en moins d'histoire, mais il y a réellement un volet pédagogique au Lot du diable, apporté par divers personnages qui rendent visite aux groupes. À mi-chemin entre la gentillesse et la sévérité, Louis Champagne fait un inspecteur de la colonie divertissant, qui saurait tenir tête à Séraphin. Inutile de dire qu'entre les prises, l'acteur de Minuit, le soir avait droit à un logis douillet dans une pourvoirie, à quelques kilomètres.

Le tournage s'est étendu sur un mois l'été dernier, dans Lanaudière. À peine trois jours de pluie, ce qui a minimisé la présence d'indésirables moustiques. Deux infirmières veillaient sur les candidats à temps plein. Une seule blessure à signaler, un accident de hache subi par un comédien, qui s'est remis depuis.

Alors que les candidats de Destination Nor'ouest et La ruée vers l'or, les deux séries de TFO et TVA, étaient davantage laissés à eux-mêmes, l'équipe intervient dans le parcours du Lot du diable, imposant des défis et des contraintes : la construction d'un pont, d'un puits d'eau potable, d'une ligne téléphonique pour appeler leurs proches. Rien à manger? Tiens, une couleuvre fera l'affaire. Et gare à vous si le toit laisse passer l'eau, votre équipe en paiera le prix tôt ou tard. On mesurera même la générosité des candidats en leur envoyant un vagabond en quête d'un logis.

Avec un budget de 2 millions $, Historia affirme qu'il s'agit de sa plus importante production à ce jour. Mais elle sera vite dépassée par la minisérie Jean Béliveau, qui elle, a coûté un million par épisode. Les 10 épisodes d'une heure du Lot du diable seront diffusés simultanément à Séries+, une autre chaîne de Corus.

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