Deuxième chance: émotions garanties

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L'humanité de Marina Orsini sert parfaitement l'émission Deuxième chance. Patrick Lagacé est à sa place et on sent toute son empathie.

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(Montréal) CHRONIQUE / Je ne raffole pas des effusions de larmes dans notre télé quand ce ne sont pas des gens connus. Toujours l'impression d'être de trop, d'assister à un moment privé qui devrait le rester. Deuxième chance, la nouveauté de Patrick Lagacé et Marina Orsini à ICI Radio-Canada Télé, suscite son lot de larmes, mais jamais de façon sensationnaliste ou racoleuse. Vous aurez vous-mêmes du mal à garder les yeux secs.

Empruntée d'un concept britannique The Gift, cette émission ne fait que du bien. C'est cliché à dire, mais en cette époque de catastrophes et de nouvelles déprimantes, on va le prendre. Chaque semaine, des gens souhaitent retrouver quelqu'un pour le remercier ou lui demander pardon, à raison de deux cas par émission. Les cas sont variés; ça va d'un homme qui souhaite retrouver sa mère biologique à un ex-détenu qui veut offrir ses excuses à sa victime. Pour les participants, Deuxième chance constitue leur dernier recours, après avoir tenté plusieurs recherches. En parallèle, les deux animateurs les accompagnent dans ces démarches souvent difficiles.

Seule personne connue des participants des 10 émissions, le journaliste Pascal Robidas a été le premier à s'inscrire, lui qui voulait retrouver sa mère biologique, qui l'a abandonné il y a 36 ans. Pas une mince tâche puisqu'il faudra retourner sur l'île de Macao en Chine, là où est né le petit Pascal. Dans la deuxième émission, vous verrez que l'image qu'il s'était faite de sa mère pourrait ne pas correspondre à la réalité. Émotions garanties. Les cas n'ont pas besoin de remonter à des décennies; adeptes de plongée sous-marine, France Martel et Yves Surprenant veulent retrouver le plongeur français qui a sauvé la première d'une mort certaine, en 2012. Pour leur mariage, ils souhaitent avoir leur ange gardien à leurs côtés.

Certains cas sont plus délicats que d'autres, comme celui de Jean-Pierre Bellemarre, qui a kidnappé un adolescent de 13 ans en 1986 à Laval, contre une rançon de 30 000 $, et que vous verrez dans la première de samedi. L'ex-détenu souhaite aujourd'hui offrir ses excuses au garçon ainsi qu'à sa famille, pour son geste épouvantable. Vous vous dites peut-être que vous seriez incapable d'accorder votre pardon dans une telle situation, mais je vous laisse découvrir comment se dénouera l'histoire. Il n'y a rien de tout noir ou de tout blanc.

Certaines histoires sont toutes simples. Comme lorsqu'une femme rêve de revoir celle qui la gardait avec ses frères et soeurs, il y a déjà 50 ans. Pas de drame ici, juste un besoin de retrouver celle qui leur servait en quelque sorte de mère, la vraie maman étant très occupée par son commerce. Dans la plupart des cas, l'équipe de Deuxième chance, qui oeuvrait aussi sur Qui êtes-vous?, parvient à trouver les personnes recherchées. Mais dans d'autres, elle échoue, et on le montre à l'antenne. 

On sent vraiment les animateurs investis. L'humanité de Marina Orsini sert parfaitement l'émission. Patrick Lagacé, que j'imaginais difficilement dans un tel concept, est au contraire à sa place, et on sent toute son empathie. Seul bémol : on a parfois l'impression de se faire prendre pour une valise lorsqu'on voit Marina Orsini faire elle-même des recherches sur le Web pour trouver la prochaine bonne piste. On ne parle pas ici d'un ami du secondaire, mais de gens parfois à l'autre bout de la planète. Bien sûr, il y a une équipe derrière qui pousse plus loin les recherches. On nous assure pourtant laisser les animateurs faire le bout de chemin.

Marina Orsini, qui reprendra l'animation de sa matinale pour une troisième saison à l'automne, insiste pour dire que Deuxième chance n'est pas une téléréalité. Lorsqu'on voit les animateurs annoncer aux personnes que la rencontre tant espérée aura lieu, c'est tout vrai, assure-t-elle.

Beaucoup aimé la trame musicale de Dumas, émouvante mais jamais larmoyante. Parmi les histoires à l'étranger, on est allé en Haïti, en France, en Angleterre et en Thaïlande. Le diffuseur a choisi de loger Deuxième chance le samedi à 20h dès cette semaine, tout de suite après En direct de l'univers, certainement aussi forte en émotions avec la présence de Josée Boudreault. Après y avoir testé Le clan (à 21h) à l'automne 2015, la directrice générale, Dominique Chaloult, souhaite en effet donner une deuxième chance à cette soirée qui peut paraître ingrate pour de grosses productions originales québécoises.

Félicitations pour Votre beau programme

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Jean Sébastien Girard et Véronique Cloutier présentent tous les mercredis, Votre beau programme.

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C'était sa première, et on aurait dit que c'était sa 100e. Ce concept que personne n'arrivait à comprendre, Véronique Cloutier le maîtrisait à merveille dans Votre beau programme, sa nouveauté du mercredi soir à ICI Radio-Canada Télé. L'animatrice chouchou n'a pas perdu la main.

D'abord, on s'entend qu'on avait cruellement besoin de parodies de séries télé. On nous en a offert une fameuse avec celle de District 31, rebaptisée Dixtric 31, où Magalie Lépine-Blondeau (Véro) susurre ses répliques et fait sa «coquine cute», et où Patrick Labbé (Dominic Paquet) ne sourira qu'au 47e épisode. Bon de revoir Véro faire des imitations. Ça partait fort.

Le sketch musical sur l'amitié fictive de Véro avec Guylaine Tremblay était formidable et drôle. On ne sait pas si Louis Morissette sera là souvent, mais son apparition dans le numéro délirant de Dirty Dancing était parfaite.

Il n'était pas question de parler de Donald Trump ou de tragédies mercredi soir. Juste du beau et du positif. Très touchante cette histoire pour expliquer aux enfants l'homosexualité de leur père. Bon dosage entre le rire et l'émotion.

Le rôle de Jean-Sébastien Girard n'est pas encore clair. Plus annonceur que «fou du roi» mercredi soir, il s'est défini comme «le Serge Laprade de Véro». Il en a quand même sorti quelques bonnes, mais Véro lui a promis plus de glace la semaine prochaine.

Si l'émission est toujours aussi réjouissante, on va passer de beaux mercredis soir cet hiver. Félicitations pour Votre beau programme.

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