Code G., moins cru que Code F.

Joey Scarpellino, Daniel Pinet, Phil Roy, Adib Alkhalidey... (La Presse, François Roy)

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Joey Scarpellino, Daniel Pinet, Phil Roy, Adib Alkhalidey et Jay Du Temple

La Presse, François Roy

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(Montréal) CHRONIQUE / Paraît que les gars ne peuvent pas parler des filles avec autant de franchise que les filles parlent des gars, du moins publiquement. Prenez Anne-France Goldwater qui disait à Tout le monde en parle récemment : «Les hommes sont utiles pour quelque chose. Mais pas nécessairement grand-chose.» Si un homme avait dit ça d'une femme en pleine télé, il se serait fait crucifier. Et dire cela n'enlève absolument rien au fait qu'il existe encore des inégalités entre les hommes et les femmes.

Les concepteurs de Code G., le nouveau pendant masculin de Code F. à VRAK, ont dû y penser. Tout comme les cinq vedettes masculines de l'émission, qui ont dû adoucir certains de leurs propos. Phil Roy, Adib Alkhalidey, Joey Scarpellino, et deux humoristes de la relève, Jay Du Temple et Daniel Pinet, y parviennent avec humour, au risque de perdre un peu de mordant en chemin. Après tout, on présume que la série sera majoritairement regardée par des filles.

Comme les filles de Code F., troisième émission la plus regardée cet automne à VRAK après Jérémie et MED, les gars de Code G. se prononcent sur différents thèmes qui les concernent. Ça va de l'affection entre gars à la perte de la virginité, mais aussi de la bisexualité, de l'infidélité, des grippes d'hommes, des seins et des pénis. Les cinq gars principaux, auxquels s'ajoutent plusieurs autres, y vont de leurs impressions les plus primaires, rarement bien, bien profondes, toujours sur un ton humoristique. Et ils roulent des yeux en parlant de ce qu'ils doivent concéder aux filles.

Code G. est moins cru que Code F. Mais rappelons quand même qu'on ne s'adresse plus aux enfants à VRAK. Parlant des premiers émois sexuels, Phil Roy dit entre autres de Joey Scarpellino qu'il «est né déviergé». L'aîné des Parent, ou «le dieu grec de la télévision québécoise», selon Maripier Morin de Code F., n'hésite pas à se montrer torse nu à la caméra, avoue avoir eu sa première relation sexuelle à 13 ans, en plus de confesser avoir fait six heures de prison aux États-Unis pour excès de vitesse. Ça change des Parent. «J'étais surprise que c'était un humain, je croyais que c'était une statue de cire», blague Virginie Fortin.

On avait tenté l'expérience la saison dernière, demandant aux gars de parler de sujets de filles. Cette fois, ils s'attaquent vraiment à des sujets de gars. Quelques segments récurrents : Texto de gars et Question de fille, réponse de gars. Quand une fille demande à son chum si elle est trop grosse, «la réponse, c'est non», en toute circonstance, avertit Phil Roy.

Quelques «bip» ici et là pour dissimuler des mots vulgaires. Les gars parlent de la taille parfaite des seins, utilisant des ballounes d'eau et des melons pour illustrer leurs pensées. Le producteur Jeffrey Wraight admet là encore que les gars ne peuvent pas parler des seins avec la même liberté que les filles. Aussi punchés, mais nuancés, dit-il.

À l'inverse de Code F., qui nous a montré des filles capables de parler plus crûment que ce à quoi on est habitué, Adib Alkhalidey considère que Code G. prouve que les gars ne sont pas tous des machos insensibles qui ne parlent pas de leurs émotions. Il s'y dit des choses sur la vie qu'il aurait aimé se faire dire à la fin de l'adolescence.

J'ai beaucoup aimé Code F. dès le début, pour le ton franc, direct et parfois vulgaire des Maripier Morin, Virginie Fortin, Mariana Mazza, Catherine Éthier et Marina Bastarache. Code G. m'apparaît être une version un peu édulcorée de son modèle. On nous dit que les gars se déniaisent au fur et à mesure des 16 épisodes, diffusés dès le mardi 10 janvier à 21h. Les fans de Code F. retrouveront les filles pour 15 nouvelles émissions, le jour précédent à 21h, et 15 autres l'automne prochain. On annonce aussi cinq émissions spéciales, dont une diffusée à la Saint-Valentin, où les filles de Code F. seront jumelées à leur équivalent masculin de Code G. Joey Scarpellino est associé à Marina Bastarache, alors que Phil Roy a le même casting que Mariana Mazza.

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