Claude Dubois s'ouvre sur son cancer chez Guy A.

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Claude Dubois avait toute une révélation pour Guy A. Lepage, sur le plateau de Tout le monde en parle dimanche: le chanteur est atteint d'un cancer de la moelle osseuse.

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CHRONIQUE / Claude Dubois avait toute une révélation pour Guy A. Lepage, sur le plateau de Tout le monde en parle dimanche : le chanteur est atteint d'un cancer de la moelle osseuse. En chimiothérapie depuis huit mois, il a voulu attendre ce moment pour contrôler le message et éviter que ses enfants l'apprennent autrement. La chanson Si Dieu existe, que Ferland a reprise pour son nouvel album, prend véritablement tout son sens pour Dubois. «Dieu existe toujours pour ceux qui en ont besoin», a lancé le chanteur, qui est peu sorti depuis ses déboires.

«Quand t'apprends qu'il te reste trois ans et que t'as des enfants de six et neuf ans, c'est fatigant», a-t-il dit, au sujet de sa maladie. Il a décrit le lieu où il reçoit ses soins comme «la salle d'attente de l'au-delà». «Personne te reproche de passer en avant des autres», a-t-il ajouté, faisant référence à cette fois où il avait dépassé tout le monde pour recevoir un vaccin. Le chanteur, qui lance une version pop-rock de chansons inspirées de l'univers de Fellini, a fait une sortie contre l'écoute de musique en lecture en continu. «Je refuse ça. Une cenne par 100 000 personnes, ils vont aller fourrer quelqu'un d'autre», a-t-il dit. Puis : «Je ne fais pas partie des somnolents. Même si j'ai un cancer. Chu deboutte en crisse

Dubois, qui a aussi fait la manchette pour avoir été arrêté en état d'ébriété, dit avoir cessé de boire. «Même si j'avais du dessous de bras dans mon char, il part pas», blague-t-il, ajoutant que ces événements sont derrière lui. «Ça finit par t'atteindre, c'est répétitif, c'est la goutte d'eau chinoise, ça lâche pas», dit-il au sujet des nombreux articles qui se sont écrits sur son cas.

Difficile de rester insensible quand Pierre Bruneau raconte la dernière nuit qu'il a passée avec son fils Charles, avant qu'il succombe à une leucémie en 1988. Charles rêvait d'aller à Paris, son père lui a raconté un voyage dans la Ville lumière. «Je sentais de l'énergie qui sortait de son corps.» En 1979, Charles n'avait que 35 % de chances de guérir; aujourd'hui, il en aurait 85 %. La lutte du père pour les enfants malades n'aura pas été vaine, lui qui a été honoré pour son action philanthropique.

Pierre Bruneau devient ému lorsqu'on lui rappelle le malheur qui s'est acharné sur sa famille, quand son plus jeune fils a été plongé dans le coma après être tombé d'un tremplin à la piscine municipale. Une épreuve qu'il a su traverser en couple. Pas un mot sur le célèbre «rigueur, rigueur, rigueur» prononcé par Pierre Bruneau, qui acceptait après avoir été invité plusieurs fois par Guy A. Lepage.

La carte du fou du roi : «Tous les soirs à 18h, c'est une tradition, je regarde Patrice Roy à Radio-Canada.» Bon prince, Bruneau a remercié Roy, qui a souligné ses 40 ans comme chef d'antenne à TVA.

Éloge de la lenteur

«Ce que je revendique à la télé, c'est de pas tout mâcher pour le téléspectateur», affirme Serge Boucher, qui fait l'éloge de la lenteur. Flanqué de ses deux acteurs principaux, l'auteur de Feux aime laisser planer le mystère dans tout ce qu'il écrit, et s'intéresse beaucoup plus à ce qu'on cache qu'à ce qu'on dévoile. «Je ne suis pas là pour dire aux gens quoi penser.»

Maude Guérin a souligné que l'équipe a pu tourner plusieurs prises des mêmes scènes, un luxe devenu très rare au Québec. Elle qu'on engage souvent pour jouer des «bombes» a eu du plaisir à jouer un rôle plus posé, davantage dans la nuance. Que vendait Claudine dans son beau grand bureau? Elle-même ne le sait pas. Alexandre Goyette a eu du mal à retenir ses larmes quand on a parlé d'une scène tragique qu'il a eu à tourner dans Feux. «Ça m'a dévasté», admet l'interprète de Marc Lemaire, déçu des faibles recettes de son film King Dave.

Histoire fascinante que raconte Guy Delisle dans son plus récent livre, S'enfuir, récit d'un otage, le cas réel d'un coopérant français kidnappé par des rebelles tchétchènes. Le bédéiste québécois qui vit en France s'est menotté à un radiateur pour mieux décrire son héros. Le défi était grand : décrire la vie monotone d'un otage dans un endroit exigu et dépouillé, un autre cas de lenteur littéraire. Delisle a mis 15 ans à compléter ce récit, qu'il reportait sans arrêt. Impossible de passer par l'humour pour raconter une telle histoire. Guy Delisle se réjouit que ses livres soient lus dans les écoles en France. «À mon âge, s'il y avait eu un prof qui serait arrivé avec une bande dessinée, il aurait eu toute mon attention», dit-il.

Drôles de malaises

Avec Martin Perizzolo sur le plateau, on a eu droit à un mini-épisode des Beaux malaises. Extrait d'un monologue sur les «nounes» devant un Pierre Bruneau stupéfait, qui cherche à comprendre. Perizzolo, qui présente son premier one man show, jugeait ne pas avoir la maturité de monter un spectacle quand il est sorti de l'École nationale de l'humour, il y a 20 ans.

Martin Perizzolo a raconté un malaise vécu sur le plateau du Banquier, une danse durant laquelle il a échappé l'animatrice Julie Snyder. TVA a refusé de fournir les images de l'incident. Traumatisé, l'humoriste s'est réveillé trois fois la nuit suivante. Il ne pense pas que Mike Ward, qui est son ami, est allé trop loin avec le petit Jérémy. «Je pense que ce gag-là est valable. Il y a un malaise et ce gag-là parle de ça», plaide-t-il.

Le récit d'Édith Jorisch a certainement incité bien des gens à regarder son documentaire, L'héritier, un vrai drame d'enquête, que diffuse Télé-Québec lundi à 21h. «On dirait que ça a été écrit par Serge Boucher», a lancé Dany Turcotte. La jeune cinéaste y raconte la quête de son grand-père d'origine autrichienne Georges Jorisch, survivant de l'Holocauste, pour retracer des tableaux, dont deux de Klimt, qui appartenaient à sa famille. L'homme n'avait pas parlé allemand depuis l'âge de 10 ans, mais il a réussi, et vendu les deux Klimt à 40 et 45 millions $. «Il a eu une vie modeste. T'accroches pas un Klimt à 44 millions dans un quatre et demi loué, c'est un peu absurde», a dit sa petite-fille. Hélas, il n'a pas eu le temps de profiter son argent, puisqu'il est décédé. Édith Jorisch, à qui on demande souvent à qui est allée sa fortune, est restée vague sur la question.

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