Faut vraiment aimer le trouble

Dans chacune des huit émissions d'Expédition extrême, le... (fournie par Z)

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Dans chacune des huit émissions d'Expédition extrême, le duo peut compter sur les précieux conseils d'André-François Bourbeau. Ici, il est entouré de l'ancien défenseur du Canadien Francis Bouillon et de l'ex-joueur des Alouettes Étienne Boulay.

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(Montréal) CHRONIQUE / La série aurait pu s'intituler «Faut vraiment aimer le trouble». Si vous avez suivi Destination Nor'Ouest et La ruée vers l'or, où des participants devaient se débrouiller avec les moyens de l'époque, vous risquez d'apprécier Expédition extrême à Z. Diffusée dès demain (jeudi) à 20h, l'émission recrée de véritables drames avec des personnalités connues, en pleine nature, dans les conditions initiales.

L'ancien défenseur du Canadien Francis Bouillon n'avait pas envie de faire de la télé. On lui a offert entre autres de devenir commentateur sportif, mais il a dit non. Quand la productrice Renée-Claude Riendeau lui a proposé de l'envoyer en milieu hostile, dans des conditions extrêmes, il a aimé l'idée. Et même si cela implique de manger des couleuvres. Il dit retrouver un peu l'esprit d'un vestiaire de hockey : on s'entraide, on décide d'une stratégie, et vite, pour se sortir du pétrin.

Dans la première, demain, on recrée l'histoire de Francis Dalmeida et Patrick Poirier, qui ont dû poser d'urgence leur hydravion dans le secteur de Schefferville, avant que l'appareil soit submergé. Avec Francis Bouillon, l'ex-joueur des Alouettes Étienne Boulay devra refaire le même parcours que les trois hommes pour avoir accès à un camp de pêche, en attendant les secours. Ça implique de traverser un marécage - «trois heures à caler dans la swompe» -, de nager à l'aide de bouts de bois, de monter un abri de fortune, avec pour seuls outils un canif, un briquet et un bout de corde. Surpris par un orage violent, trempés des pieds à la tête, ils passeront une nuit pas drôle du tout. Vous n'aurez jamais entendu Étienne Boulay prononcer autant de jurons.

Dans chacune des huit émissions d'une heure, le duo peut compter sur les précieux conseils d'André-François Bourbeau, qui détient le record du plus long séjour de survie en forêt. Besoin d'un parapluie?  Fournissez-lui de l'écorce de bouleau, et le tour est joué. Mais quand le groupe doit se séparer pour diverses raisons, ça devient plus compliqué.

Bonne idée de confier la narration à Dan Bigras, qui parle comme dans la vie. Exemple : «Ça fait maintenant plus de 30 heures qu'y sont dans marde.» C'est clair. Le narrateur raconte en parallèle la véritable histoire, pendant qu'on voit des survivants se remémorer le drame.

On nous dit que Francis et ses invités sont laissés à eux-mêmes, et ne reçoivent aucun traitement de faveur. Un comédien aurait demandé à la production de pouvoir dormir à l'hôtel entre les prises; tant pis, on a rayé son nom de la liste de participants. On s'entend tout de même qu'aucune équipe de télévision n'aurait laissé mourir des vedettes en forêt, ou les placer dans une position trop risquée. Parce que dans la réalité, certaines histoires ont connu une issue tragique : Patrick Poirier, un des passagers de l'hydravion, a péri en nageant pour gagner la rive; un autre est mort dans les bras de son cousin à 17 ans.

Au tournage, cinq personnes restaient derrière la caméra, dont deux spécialistes de survie. On ne relève aucune blessure durant le tournage, mais Martin Perizzolo a craqué sous la pression. Envoyé dans les Chics Chocs, le J.F. des Beaux malaises n'a visiblement pas aimé l'air des montagnes. 

Le réalisateur Guillaume Sylvestre, qui a signé les documentaires Durs à cuire et Secondaire V, affirme que l'instinct de survie et la solidarité suscitent les confidences. Quand Étienne Boulay et Francis Bouillon se réchauffent devant leur feu, ça a le même effet que le segment «Autour du four» aux Recettes pompettes, et les langues se délient.

La première émission m'a paru un peu longue; toute la portion où les gars traversent le marécage aurait dû être resserrée. J'aurais eu envie à quelques reprises d'appuyer sur «avance rapide». Mais le réalisateur rend bien à l'écran cet état d'urgence et de stress qui doit habiter une personne en situation de survie. Que des participants acceptent de s'imposer volontairement de tels traumatismes reste quand même un mystère pour moi.

Selon Francis Bouillon, les deux seules filles invitées étaient généralement plus organisées que les gars. Outre Kim Rusk et Peter MacLeod, qui viennent en duo, Francis Bouillon a aussi accompagné Mariloup Wolfe (naufrage d'un canot pneumatique), Alex Perron (véhicule enlisé en forêt), Guillaume Latendresse (perdu en forêt) et Jason Roy Léveillée (histoire de chasse). Curieux de voir comment on reproduira l'attaque d'ours contre Pier-Luc Funk. On a déjà proposé le concept au Canada anglais. Pour l'émission pilote, on a cette fois inversé les rôles : Étienne Boulay est l'hôte, et Francis Bouillon, l'invité.

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