Quand l'arbitre mène le jeu

Chaque fois qu'Anne-France Goldwater s'est mêlée du débat... (Fournie par ICI Radio-Canada Télé)

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Chaque fois qu'Anne-France Goldwater s'est mêlée du débat à Tout le monde en parle, prenant souvent des positions tranchées, personne n'osait contredire «l'arbitre».

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(Montréal) CHRONIQUE / Me Anne-France Goldwater est une bête de télé. Si ça se trouve, elle est allée mesurer ses chances pour la mairie de Montréal, dimanche soir à Tout le monde en parle.

Chaque fois qu'elle se mêlait du débat, prenant souvent des positions tranchées, personne n'osait contredire «l'arbitre». À peine quelques protestations quand elle a lancé, pour provoquer: «Les hommes sont utiles pour quelque chose. Mais pas nécessairement grand-chose.»

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Pierre Thibault

Toujours fascinant à entendre et pas mal plus nuancé, l'architecte Pierre Thibault est arrivé comme un ambassadeur idéal de beauté, dont on devrait s'entourer davantage, pense-t-il, à raison. «On sous-estime le pouvoir de l'architecture. On n'est pas la même personne dans un espace agréable, dans un beau lieu», a dit l'homme, à qui je décerne l'étoile du match. Il a parlé de beauté, mais aussi de la laideur des écoles québécoises, pourtant «le premier contact avec l'espace public». «Les plus belles écoles du Québec devraient être dans les milieux défavorisés», dit-il, les imaginant entourées de grands parcs. Des lieux invitants et propices à l'apprentissage. C'est loin d'être fou.

Coauteur du livre Et si la beauté rendait heureux avec François Cardinal, M. Thibault croit que le fiasco financier du Stade olympique a porté préjudice à l'architecture dans la tête des Québécois. Le CHUM? «Deux grosses thermopompes dans le centre-ville», pour emprunter les mots de Jean-René Dufort. Il reste poli au sujet du Centre Vidéotron. Mais Anne-France Goldwater, beaucoup moins. «C'est moche, c'est horrible», lance l'avocate de PKP. Le coup de coeur de Pierre Thibault? Le nouveau pavillon du Musée des beaux-arts du Québec.

Venue ploguer sa biographie apparemment lubrique, la flamboyante Anne-France Goldwater est intervenue à de nombreuses reprises, comme à son habitude. Elle n'a pu éviter le sujet de Pierre Karl Péladeau, qu'elle défend, après avoir pourtant pris parti pour Julie Snyder à sa dernière présence sur le plateau. Mais les choses ont changé depuis, et M. Péladeau a dû sacrifier son rêve politique pour préserver sa famille. «C'est terrible à dire, mais pour manifester un principe important du féminisme, il faut que je me serve d'un homme qui a fait un sacrifice classique que fait normalement la femme», a-t-elle expliqué. À la veille des funérailles de la dernière conjointe de M. Péladeau, elle a invité l'assistance à consacrer ses prières à l'homme brisé. «Les épreuves de la vie n'épargnent personne. Et lui en a eu assez. Plus qu'assez. Trop!»

Celle qui lisait le Marquis de Sade à 10 ans va loin dans sa biographie, fantasmant sur le plombier «parce qu'il avait les mains sales» et évoquant ses aventures sexuelles au palais de justice. Elle a aussi rencontré le père de ses enfants alors qu'elle n'avait que 13 ans et lui, 28. L'avocate est consciente que ces détails «pourraient susciter certaines réactions».

Elle réclame la démission de Denis Coderre, furieuse de le voir se faire photographier en Iran avec le maire de Téhéran sous une photo de l'ayatollah Khomeini. «C'est inimaginable!» s'indigne-t-elle. Me Goldwater n'a pas voulu officialiser sa mise en candidature pour la mairie de Montréal. Si c'était le cas, ce serait fort probablement comme candidate indépendante. Imaginez sa campagne.

Taxer Netflix

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Mélanie Joly

La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, n'a pas l'intention d'imposer des taxes à des joueurs étrangers comme Netflix, même si une majorité de Canadiens le souhaitent, selon un sondage Léger commandé par Tout le monde en parle. Me Goldwater s'est invitée au débat en s'opposant vigoureusement à ce qu'on taxe Netflix, ce qui serait de toute façon légalement impossible, dit-elle.

La ministre Joly souhaite plutôt consacrer ses énergies à faire rayonner la culture du pays à l'étranger. «Le Canada n'a jamais eu de stratégie d'exportation culturelle. [...] On est vraiment très bons, mais c'est pas connu», déplore-t-elle.

Pour sauver la télé jeunesse québécoise, Annie Brocoli, le comédien et animateur Daniel Coutu et la productrice Ève Tessier-Bouchard plaident pour le retour de la publicité destinée aux enfants de moins de 13 ans, abolie en 1980. «Si on n'est pas capable de financer autrement avec d'autres sources nos émissions, ben y en aura juste plus», s'inquiète Ève Tessier-Bouchard. Difficile toutefois de ramener les pubs pour enfants sans ouvrir la porte aux chaînes de malbouffe. Le trio voit la production d'émissions jeunesse se rétrécir comme peau de chagrin, remplacée peu à peu par des émissions qui s'adressent à toute la famille, et voyant YouTube s'emparer du jeune public. Daniel Coutu explique qu'une émission jeunesse coûte en moyenne 149 000$ l'heure chez les francophones du pays en comparaison avec 694 000$ l'heure chez les Canadiens anglais.

Sébastien Diaz et Bianca Gervais, qui se disent «enquêteurs du bonheur familial», ont créé leur émission à Télé-Québec parce qu'ils ne se retrouvaient pas dans ce qu'ils voyaient sur la famille à la télé. Trop moralisateur, et envoyant le couple dans un avenir de «beige intergalactique» après la naissance de l'enfance, a imagé Bianca Gervais. Format familial a montré entre autres un parent transgenre, figure du portrait très varié de la famille actuelle.

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Guylaine Tanguay

Réjouissant qu'on invite une artiste country à une semaine de l'ADISQ. Un genre encore snobé, mais pourtant très prisé. «Si j'avais voulu être une star, je n'aurais pas fait de la musique country», affirme Guylaine Tanguay, qui parle de ce domaine comme d'un «monde parallèle». Quoi qu'elle en dise, la petite fille de Girardville est devenue une big star du country au Québec, vendant des albums à la tonne, et récoltant sa première nomination au Gala de l'ADISQ en 30 ans de carrière. «Le succès que j'ai aujourd'hui, y arrive en même temps que ma ménopause, pis c'est ben correct comme ça», blague celle qui a tenté sa chance dans la pop, avec l'impression de perdre sa personnalité. «C'est pas fait pour moi.»

Excellente carte du fou du roi: «Le country, c'est comme la porno : personne n'en écoute, mais maudit que ça se vend!»

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