La voix junior et l'enfant en nous

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Pas moins de 5000 candidats ont participé aux auditions de La voix junior - comme ici à Montréal en mars dernier. Ils seront 85 à tenter de charmer les coachs durant les neuf prochaines semaines, par leurs voix douces ou puissantes.

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(Montréal) CHRONIQUE / Ça y est, au tour des 7 à 14 ans d'avoir droit au micro du rendez-vous de variétés le plus regardé au Québec. Choisis parmi 5000 candidats, ils seront 85 à tenter de charmer les coachs durant les neuf prochaines semaines, par leurs voix douces ou puissantes. La voix junior comportera certainement plus de candeur et d'innocence que sa grande soeur, mais pas moins de talent.

Si de voir un enfant faire la démonstration de ses talents vous émeut, gardez les mouchoirs pas trop loin. «C'est une émission très émouvante. La spontanéité et l'authenticité des jeunes vont nous toucher en plein coeur et éveiller l'enfant en nous, qui n'est jamais très loin», promet le concepteur de l'adaptation québécoise, réalisateur et producteur associé, Stéphane Laporte.

Dès demain à 19h30, Charles Lafortune lance les Auditions à l'aveugle, sur le même principe que dans la version originale. Sauf que les enfants n'auront que trois coachs au lieu de quatre à impressionner.

Bien hâte de voir comment se débrouillera Alex Nevsky, qui vivra son baptême de coach après avoir été mentor pour Marc Dupré à La voix régulière. Déjà dans la bande-annonce, on l'entendait promettre «poutine à volonté» à un des candidats. C'est à lui qu'on doit les textes et la musique de la chanson-thème, Nous chanterons, qu'il interprète avec les deux autres coachs, Marie-Mai, qui effectue un retour dans son grand fauteuil rouge, et Marc Dupré, qui a été de toutes les éditions régulières. Maripier Morin, qui accompagne les jeunes participants jusqu'à la fameuse grande porte donnant sur la scène, anime aussi l'émission des coulisses, le lundi à 19h. Sachez que les filles sont plus nombreuses que les garçons parmi les candidats.

Même si on parle ici d'enfants, Stéphane Laporte affirme ne pas avoir eu à faire de discipline sur le plateau. «Il n'est pas plus difficile de travailler avec des enfants qu'avec des adultes, vraiment pas. C'est un charme. Les coachs ont beaucoup de plaisir à travailler avec eux. Ils sont très réceptifs et apprennent rapidement. Marc, Marie-Mai et Alex n'en reviennent pas», dit-il.

On s'imagine qu'il pourrait être plus difficile pour un enfant que pour un adulte de ne voir aucun coach se retourner durant leur prestation. Dans certaines adaptations étrangères, les enfants éclatent en sanglots. Mais l'équipe semble avoir pris toutes les précautions pour épargner leur sensibilité. Des spécia­listes dans l'accompagnement des jeunes étaient présents à toutes les étapes. On a aussi procédé à des changements dans la formule, en créant notamment les duels à trois. «Toute la série est basée sur le plaisir de chanter. On ne sent pas la compétition entre les jeunes. Tout est vécu en groupe. Voilà pourquoi les duels se déroulent à trois. Pour partager chaque moment. C'est vraiment une aventure collective», explique Stéphane Laporte.

Si vous vous attendez à ce que les candidats chantent tous du Marie-Mai, du Justin Bieber ou du Ariana Grande, vous n'y êtes pas. «La musique est très présente et accessible pour les jeunes d'aujourd'hui, alors ils écoutent de tout. Leur choix est très éclectique. Ça va de Shawn Mendes à Gerry Boulet, de Marie-Mai à la musique classique, d'Ed Sheeran à Édith Piaf, en passant par Safia Nolin.» Disons que leurs parents doivent aussi y être pour quelque chose.

Stéphane Laporte soutient que les coachs n'ont pas abaissé leurs critères parce qu'ils ont affaire à des enfants. «Le chant est un art qui peut se maîtriser très jeune. Comme les Céline Dion, Michael Jackson, Justin Timberlake et d'autres l'ont prouvé. Bien sûr, ce sont des exceptions, mais ça démontre une vérité : chanter est un talent qui n'a pas d'âge. Un jeune joueur de hockey de neuf ans ne peut rivaliser avec un adulte de 20 ans, aussi doué soit-il, mais un jeune chanteur de neuf ans peut chanter beaucoup mieux qu'un chanteur de 20 ans.»

Assisterons-nous à des scènes de parents voulant trop pour leurs enfants? Arrivera-t-il qu'on grince des dents au passage de fausses notes? Rassurez-vous, personne ne parlera comme dans les Teletubbies en s'adressant aux jeunes candidats, considérés au même titre que les adultes. «Leur vivacité d'esprit est telle qu'on aurait l'air bien fou de le faire. Si le grand André Melançon parvenait à faire d'aussi bons films mettant en vedette des jeunes, c'est parce qu'il les dirigeait avec le respect que l'on doit aux artistes, peu importe leur âge. C'est ce que nous faisons», explique Stéphane Laporte.

Le concepteur croit que La voix junior donnera une vision réjouissante de ce que les jeunes sont capables d'accomplir. Et j'ajouterais, comme l'a fait Virtuose à Radio-Canada, à plus petite échelle. «Je pense qu'on va tous être heureusement surpris de constater à quel point les jeunes ont du talent, à quel point ils s'expriment bien, ils sont solidaires les uns des autres. Cette émission est une grande dose d'espoir. On en a tous bien besoin.»

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