Abeilles au travail

La grande qualité de La classe ouvrière est... (Fournie par Télé-Québec)

Agrandir

La grande qualité de La classe ouvrière est de nous transmettre la grande noblesse et le caractère presque contemplatif du travail d'apiculteur.

Fournie par Télé-Québec

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Montréal) CHRONIQUE / C'était la nouveauté de Télé-Québec qui avait piqué le plus ma curiosité lors du lancement de programmation : une série documentaire sur les «rock stars» de l'apiculture au Québec, Anicet Desrochers et Anne-Virginie Schmidt, un couple d'entrepreneurs de Ferme-Neuve dans les Hautes-Laurentides. Qu'est-ce qui peut motiver des personnes à travailler avec comme matière première des abeilles qui risquent de les piquer des dizaines de fois par jour?

La grande qualité de La classe ouvrière, qui commence lundi à 19h30, est de nous transmettre la grande noblesse et le caractère presque contemplatif du travail d'apiculteur. Anicet Desrochers, dont les reines-abeilles sont convoitées ailleurs sur la planète, le résume bien : «Un apiculteur, c'est un forcené qui se pète un délire en se faisant piquer, à longueur de journée à 35 °C, avec un chapeau sur la tête, et qui est encore content de voir que ces abeilles-là sont en santé et qu'il y a du miel à récolter.»

C'est bien beau, mais ça prenait des protagonistes attachants, et ils le sont. Anicet chérit ses abeilles, et pas à peu près. Il faut le voir jubiler en ouvrant ses ruches, des plus froides journées d'hiver aux grandes chaleurs d'été. Anne-Virginie Schmidt travaillait comme comptable au 17e étage d'un édifice du centre-ville quand elle l'a rencontré dans un party de famille. L'appel de la nature a été plus fort que la vie rationnelle qu'elle menait. Est née Miels d'Anicet, leur entreprise, dont on a célébré le 15e anniversaire.

Le ton monte parfois, comme dans n'importe quel couple. Vous les verrez se quereller au quatrième épisode quand une grosse quantité de miel s'apprête à figer comme du roc, et qu'il faut agir. Mais les rires ne sont jamais loin.

Après avoir vu 2 épisodes sur 11, j'en ai déjà appris beaucoup. Pour revigorer les abeilles, on leur sert de grosses galettes de pollen, dont seul le couple connaît la recette. La ferme écoresponsable du couple fait travailler une dizaine d'employés, et même plus en haute saison. J'ai été surpris de voir que les hommes travaillent aux ruches, et que les femmes sont en cuisine pour développer des plats incluant du miel. Pas évident de trouver la bonne recette quand le sirop d'érable reste le produit chouchou des Québécois, qui utilisent plus rarement du miel en cuisine. L'entreprise dépasse les limites de la ferme; on verra des camions transporter des centaines de ruches vers le Lac-Saint-Jean pour polliniser les bleuetières.

Persuadé que plusieurs d'entre nous changeront notre perception des abeilles, qu'on évoque plus souvent pour leur nuisance ou leur disparition progressive que pour leur noble travail. Peut-être qu'il en sera question dans d'autres épisodes, mais j'aurais aimé mieux saisir d'où part l'intérêt d'Anicet Desrochers pour ce métier peu banal.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer