Mes petits bonheurs du lundi soir

Mes petits malheurs met en vedette Luka Limoges (Sylvain),... (Fournie par ICI Radio-Canada Télé)

Agrandir

Mes petits malheurs met en vedette Luka Limoges (Sylvain), Catherine Proulx-Lemay (Nicole), Antoine Marchand-Gagnon (Jeffy) et Jean-Michel Anctil (Claude).

Fournie par ICI Radio-Canada Télé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Montréal) CHRONIQUE / La cuvée est très bonne jusqu'à maintenant dans nos nouvelles fictions de l'automne. J'ai vu trois épisodes de Mes petits malheurs, qui deviendront vraisemblablement mes petits bonheurs du lundi soir. Le récit de ces étés au chalet d'un garçon de 12 ans - et trois quarts! - avec sa famille, dans les années 80, s'en viennent le 12 septembre à 19h30, dans l'ancienne case des Parent, à ICI Radio-Canada Télé.

Mes petits malheurs ne révolutionne pas le genre de la comédie; on s'adresse ici au plus large public, de 7 à 77 ans. Mais il y a quelque chose de rassurant à retourner dans un passé pas si lointain, que la majorité d'entre nous avons connu. Et qui est si bien rendu à l'écran. Disons que c'est plus naïf que punché.

Été 1986. La famille de Jeffy emménage au chalet pour un nouvel été plein d'aventures. Jeffy a un grand frère, Sylvain (Luka Limoges), qui se passionne pour la planche à voile et pour Lorraine, caissière au magasin du coin, et une grande soeur, Myriam (Rose-Marie Perreault), 18 ans, à qui papa laisse tout faire. Jeffy est en admiration devant sa mère Nicole (Catherine Proulx-Lemay), sa «déesse au coeur d'or»; moins pour son père Claude (Jean-Michel Anctil), intransigeant à son égard.

Dans la tête de Jeffy, de petits malheurs prennent des proportions gigantesques. L'enfant ne pense qu'à une chose, s'amuser avec son ami Éric (Xavier Desroches), mais il aura de la compétition; un autre garçon du voisinage, Marco (Justin Simon), fils de riche, devient tout à coup plus intéressant. Même la belle Kelly (Marilou Forgues) l'a remarqué, au grand désespoir de Jeffy, à l'âge de l'éveil sexuel.

Le jeune Antoine Marchand-Gagnon est charmant et convaincant dans le rôle principal; ce garçon crève l'écran. Sa bouille et son énergie rappellent un peu celle de Frankie Muniz dans la comédie américaine Malcolm. Louis Morissette assure avec justesse la narration - omniprésente - de Jeffy, rendu adulte, et qui a lui-même une famille. De courtes incursions dans sa vie actuelle ferment chaque épisode.

Jean-François Léger, qui a écrit pour Un gars, une filleCatherineLes Parent et six Bye Bye, signe une série à l'image de sa propre adolescence. L'oeuvre foisonne de références aux années 80, ce temps où on soignait encore les écorchures avec du Mercurochrome, où on mangeait juste du pain blanc. La famille fréquente les dépanneurs Perrette, le père boit de la John Labatt Classique, la mère mange de la crème Budwig et a un début de conscience écologique. L'équipe de production chez Avanti Ciné Vidéo a eu un plaisir fou à regrouper des objets de l'époque, du Commodore 64 qui amassait la poussière dans le grenier d'un ami de l'auteur jusqu'à tous ces objets dénichés sur eBay. Même cette ceinture vibrante qui promettait des pertes de poids, et qu'on avait à la maison. Vous verrez qu'elle pouvait servir à tout autre chose.

L'Échappée, suspense efficace

Quel personnage intrigant que celui de Brigitte Francoeur dans L'Échappée, la nouvelle série de Michelle Allen (DestinéesPour Sarah) qui succède à Yamaska, dès lundi à 20h à TVA. Certainement le personnage le plus imparfait et rebelle de Julie Perreault, loin de la droiture de ses rôles habituels. Brigitte fume du pot, mène une vie brouillonne, déçoit ses proches. Une mère indigne qui a laissé sa soeur élever sa fille.

Cette chanteuse, qui a quitté la région pour Montréal il y a 20 ans, rend visite à sa famille à l'occasion du mariage de sa fille Jade (Charlotte Aubin). Or, des circonstances la pousseront à rester plus longtemps qu'à l'habitude, de quoi réveiller certaines rancoeurs des siens, qu'elle a tant négligés. Le premier épisode commence fort : un événement tragique bouleversera le village fictif de Sainte--Alice-de-Rimouski.

Au coeur de cette série, le centre jeunesse L'Échappée accueille des ados en difficultés, dont certains cas lourds. Si le suspense tient la route comme dans les deux premiers épisodes, nous serons nombreux à accrocher à cette histoire de secrets familiaux qui réapparaissent, alors qu'on les croyait enfouis pour toujours. On n'est absolument pas dans la comédie. Même qu'on aurait pris un ou deux moments plus légers pour désamorcer le drame intense qui se joue devant nos yeux.

Julie Perreault est fabuleuse dans le rôle principal, entourée d'une solide distribution. Charlotte Aubin incarne avec vérité le rôle de Jade, et se démarque au même titre que Marianne Fortier dans Pour Sarah. Le centre jeunesse permet d'introduire plusieurs nouveaux jeunes visages.

Située en région, L'Échappée est tournée entièrement à l'extérieur des studios par les réalisateurs Miryam Bouchard et François Bégin. L'illusion est parfaite : seulement cinq scènes par épisode ont réellement été tournées au Bic, mais c'est mieux que nos séries actuelles, toutes plantées autour de Montréal.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer