Une vraie fin pour Mirador

Patrick Labbé, Gilles Renaud et David La Haye... (La Presse, Édouard Plante-Fréchette)

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Patrick Labbé, Gilles Renaud et David La Haye

La Presse, Édouard Plante-Fréchette

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(Montréal) CHRONIQUE / La deuxième saison de Mirador nous avait laissés une patte en l'air, sans qu'on ait vraiment le fin mot de l'histoire. Une troisième saison avait bien été prévue par les auteurs, mais Radio-Canada a choisi de couper court à l'automne 2011. Déception.

Presque cinq ans plus tard, Séries+ prend le relais pour donner une vraie conclusion à cette série, en 6 épisodes plutôt qu'en 10. Bonne idée? Le fan de Mirador que je suis a beaucoup aimé les deux premiers, et ne tardera sûrement pas à visionner les quatre suivants. Ça regarde bien.

Un an et demi s'est écoulé depuis la deuxième série. Philippe Racine (Patrick Labbé) tient toujours les rênes de Mirador, cabinet de gestion de crise, alors que son frère ennemi, Luc (David La Haye), l'a quittée en mauvais termes. Le père, Richard (Gilles Renaud), est sur la touche, avec une maladie qui le rend incontrôlable.

La série reprend alors que Richard Racine témoigne à une commission d'enquête publique sur le financement des partis politiques. «Eille, je te trouve pas mal baveuse pour ton âge!» envoie-t-il à l'avocate qui l'interroge sur de possibles délits d'évasion fiscale. Pris à partie, Racine laisse tomber une bombe en menaçant de dévoiler les noms de gros bonnets qui ont trempé dans les mêmes affaires. Bien sûr, son témoignage fait rapidement le tour des médias, et met Mirador dans l'embarras. Racine recevra des menaces, de quoi alimenter sa paranoïa.

On savait qu'un syndrome frontal affligeait Richard Racine; on le sait maintenant atteint de démence à corps de Lewy, la maladie dont était atteint Robin Williams à la fin de sa vie. L'auteur Jacques Savoie a choisi celle-là pour le nombre élevé - une cinquantaine - de symptômes, parmi lesquels on compte les hallucinations et la confusion. Du bon matériel pour un auteur.

Après avoir été largué par Véronique (Pascale Bussières), qu'on ne verra pas dans la suite, Philippe s'est finalement jeté dans les bras de Lydia (Geneviève Rochette), la journaliste d'enquête. Pas besoin d'être fin limier pour anticiper un défilé de conflits d'intérêts entre ce patron de relations publiques et une journaliste appelée à couvrir des dossiers communs.

Au bureau, Philippe est toujours entouré d'Alexandre (Steve Laplante), de Chantal (Catherine Trudeau) et de Daniel (Normand Daneau). S'ajoute l'avocate Salomé Lemestre (Bianca Gervais), beaucoup trop mielleuse à l'égard de Philippe pour qu'on ne s'en méfie pas. Comme première affaire, un ex-hockeyeur, Bobby O'Brian (Alexandre Goyette), est pris dans un scandale après avoir laissé son vieux père seul dans une salle d'attente de l'urgence. Mirador accepte de représenter l'hôpital en échange de faveurs du gouvernement. Mauvaise idée, premier jalon d'une longue descente aux enfers pour la firme. Serge Postigo joue l'avocat d'O'Brian, un être pour le moins étrange mais perspicace.

Vous vous souvenez de la machiavélique Michèle Barry (Nathalie Coupal), que son fils avait poussée en bas du premier étage? Elle a survécu à ses blessures, et fréquente toujours Luc Racine, confiante de retrouver les grâces de son fils (Antoine Pilon), emprisonné depuis le drame.

Louis Choquette est de retour à la réalisation, mais Jacques Savoie a repris le flambeau d'Isabelle Pelletier et Daniel Thibault à l'écriture. La transition se passe bien, même si on sent que l'auteur a mis les freins sur les formules punchées et que le ton a baissé d'un cran. Comptez toutefois sur Chantal et sur Luc Racine pour nous en sortir quelques bonnes.

Gilles Renaud est fabuleux en patriarche déchu et pathétique. Au début, on rit de ses frasques et de ses colères, mais s'ajoute la pitié au fur et à mesure des intrigues. Monia Chokri, qui n'était pas disponible durant le tournage, a dû laisser sa place à Madeleine Péloquin dans le rôle de Patricia, chargée de veiller sur Richard Racine. L'ancienne prostituée en aura plein les bras avec son «patient» imprévisible.

Après avoir tenté le coup avec Le berceau des anges, Séries+ a choisi de diffuser Mirador en rafale les 29, 30 et 31 août, à raison de deux épisodes par soir, à 20h et à 21h. Bien entendu, la série sera rediffusée maintes fois par la suite. De plus, Séries+ sera débrouillée jusqu'à la fin septembre.

Heureusement, le premier épisode commence avec un récapitulatif pour nous rafraîchir la mémoire. Et si le coeur vous en dit, il est toujours possible de revoir les 10 épisodes de la deuxième saison sur le site seriesplus.com. Pas pour rien qu'on parle de l'ultime saison, il n'y en aura pas de quatrième, jure le diffuseur. Même si on sentait mercredi que les producteurs auraient bien aimé laisser une porte ouverte.

Record pour Derek Drouin

La finale enlevante de saut en hau­teur a été vue par 1 307 000 téléspectateurs mardi soir à ICI Radio-Canada Télé, atteignant même les 1 656 000 au moment où Derek Drouin a décroché l'or. Il s'agit de la pointe d'écoute la plus élevée depuis le début des Jeux de Rio.

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