Poupoune mais pas nounoune

Les filles de Métier poupoune et je l'assume... (fournie par Canal D)

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Les filles de Métier poupoune et je l'assume à Canal D

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(Montréal) CHRONIQUE / Moins nounounes qu'on pourrait le croire, ces beautés qui affichent leurs attributs pour mettre en valeur des produits? C'est ce qu'on saura dans Métier poupoune et je l'assume, un des 24 documentaires de la nouvelle programmation de Canal D, qui commence le 22 août.

À voir les premiers extraits, je n'en suis pas convaincu. Même que certaines femmes interviewées ne font que renforcer les idées préconçues. On ne parle pas ici de mannequins professionnels, mais bien de ces femmes qui utilisent leur corps et leur sex-appeal pour attirer un public essentiellement masculin. Une ex-modèle fait un parallèle un peu maladroit entre le métier de «poupoune» et l'affirmation féministe. Pas facile de tenir debout sur des talons hauts durant huit heures et de garder le sourire, dira une autre, qui exerce le métier. Elles gagnent de 13 à 20 $ de l'heure et disent le faire pour payer leurs études, un classique.

Canal D, première chaîne d'une longue liste à dévoiler sa grille d'automne aux journalistes lundi, a programmé ce documentaire québécois en novembre dans Docu-D, quelques semaines après Les belles du vent, sur de séduisantes Québécoises qui font de la planche aérotractée [kitesurf]. Vous ai-je dit que Canal D était beaucoup regardée par des gars?

Pour une rare fois, la chaîne a vu ses parts de marché décliner durant la dernière année. Le patron de la chaîne, Jean-Pierre Laurendeau, plaide que les autres chaînes qui s'adressent à un auditoire masculin ont aussi perdu des adeptes, que ce soit Historia ou Z. Rien cependant pour distraire Canal D de sa vocation de chaîne de documentaires, «pas pompeux ni intellos», précise M. Laurendeau.

Seize nouvelles séries sont à la grille. Dans la catégorie «anxiété assurée», la série SOS infestation vous donnera des démangeaisons, le mardi à 19h. On y accompagne la famille Leavey, propriétaire d'une entreprise d'extermination, dans l'exercice de ses fonctions; notamment dans une maison pleine d'excréments d'animaux et infestée de puces, si nombreuses qu'on les entend courir sur le plastique. Désolé si je vous ai donné la gratouille.

Les histoires de Chicanes de voisins font de nos conflits de clôture des cas anodins. Trouvant son futur voisin louche, Michel Jarry ne blague pas, sort sa carabine et lui tire dessus, en plus d'atteindre sa petite amie. On l'enverra en psychiatrie. Le vendredi à 20h dès le 25 novembre.

La série Otages, qui rappellera de véritables enlèvements survenus au Québec, se regardera comme un thriller, le vendredi à 19h. Claude Poirier a porté une perruque de femme pour servir de négociateur dans la prise d'otage de Charles Marion, séquestré durant 82 jours. La population en était venue à croire, faussement, que Marion avait arrangé son enlèvement. Il se suicidera des années plus tard.

Plusieurs titres de Docu-D, le dimanche soir, ont attiré mon attention. Images troublantes dans Des enfants et des armes, où vous verrez une fillette du Kentucky recevoir une Kalachnikov pour son quatrième anniversaire et une jeune fille s'exercer à tirer sur ses Barbie. À voir le dimanche 4 septembre à 21h. Puis, Patsy Unplugged, une incursion de Robbie Hart dans le quotidien de la reine du disco, en décembre.

***

Rio: Radio-Canada se défend

Vous avez été presque un million, plus précisément 949 000, à suivre la cérémonie d'ouverture des Jeux de Rio vendredi soir dernier, en combinant les auditoires d'ICI Radio-Canada Télé (769 000) et de RDS (180 000), de 19h à 23h25. C'est plus qu'en 2012, alors que celle de Londres en avait attiré 935 000 à V et à RDS, malgré le décalage horaire. 

Les chiffres de vendredi ne disent pas combien de ce million ont ragé devant l'abondance de publicités et d'autopromotions des émissions d'automne qui interrompaient le spectacle, mais vous avez été nombreux à me faire part de votre mécontentement. Radio-Canada, qui s'est entendue avec CBC pour faire coïncider les pauses, plaide s'en être tenue à une moyenne de neuf minutes et demie de pubs par heure et les avoir réparties de manière plus équilibrée que pour Sotchi. 

Le diffuseur ajoute que cette soirée est une occasion idéale de promouvoir ses nouveautés de l'automne. Peut-être, mais le téléspectateur veut voir la cérémonie, pas planifier son automne télévisuel. Vendredi, on finissait par croire que le spectacle servait de toile de fond à des pubs et à des entrevues avec les athlètes. Le diffuseur promet de s'en tenir à près de neuf minutes de pubs par heure durant les compétitions.

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