Savoureux Vox pop

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«De nos jours, on court après les gens pour les vox pop; à l'époque, ils s'arrêtaient pour profiter de la nouvelle patente qu'était la télévision», dit André Robitaille, qui anime la nouvelle émission Vox pop.

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(Montréal) CHRONIQUE / Jamais été friand des vox pop dans la rue. Quand je vois des collègues de la télé obligés de recueillir au hasard les impressions de monsieur et madame Tout-le-monde sur l'augmentation du prix de l'essence, sur la gagnante de La voix ou, pire, sur le meurtre d'un voisin, je les plains. Parce que les réponses sont rarement intéressantes - «j'ai entendu un gros boum!» -, et qu'on gaspille de précieuses minutes de leurs reportages.

Et pourtant, j'ai pris un plaisir fou à regarder Vox pop, la nouveauté d'André Robitaille, qui commence mardi à 19h30 à ICI Radio-Canada Télé. On a eu la brillante idée de réunir des extraits de vox pop des années 50, 60 et 70 et de poser les mêmes questions aujourd'hui, pour comparer les réponses. À défaut d'être scientifique, le résultat est franchement divertissant. Fidélité dans le couple, salaire minimum, la vie du futur, tout y passe. Et vous verrez qu'on a peut-être moins évolué qu'on le pense en 50 ans.

André Robitaille n'est lui-même pas fervent des vox pop dans les bulletins de nouvelles. «Mais dans un cadre de variétés et pour brosser un tableau social, je trouve que ça parle», dit-il. L'animateur est allé à Québec, à Trois-Rivières et à Montréal pour interroger le quidam d'aujourd'hui. Les deux choses qui ont le plus changé à son avis: l'influence de l'église et l'épanouissement de la femme. «Que voulez-vous faire quand vous serez grande?» demande une journaliste de l'époque à une jeune fille. «Une soeur», lui répond-elle. Beaucoup plus rare en 2016.

On se rend compte que les gens se plaignaient déjà de l'abon­dance de pubs à la télé, à une époque où les annonceurs pouvaient s'adresser aux enfants, avant que le gouvernement l'interdise en 1980. J'ignore à quel moment les Québécois ont arrêté de rouler autant leurs «R». Toujours étrange d'entendre comment les gens s'exprimaient à l'époque. «Il ne faut pas oublier que la télé venait d'arriver. Il y avait comme un standing à respecter: "Je suis à la télé, faut que je parle bien." De nos jours, on court après les gens pour les vox pop; à l'époque, ils s'arrêtaient pour profiter de la nouvelle patente qu'était la télévision», explique André Robitaille.

Chaque semaine, un invité vedette se greffe à l'émission, le temps de commenter un vox pop de l'époque. Dominique Michel, la première, écoutera des gens débattre du port de la minijupe en 1966 et commenter les tenues du duo de Moi et l'autre, des extraits savoureux. «Dominique Michel a quel âge? A s'en va sur 40 ans. Elle porte ça, pis ça y va pas pantoute. Elle trouve ça beau, elle a plus rien à montrer!» dit l'une d'elles. Au passage, vous reconnaîtrez peut-être une très jeune Nathalie Petrowski parler à la française et dire pourquoi elle voulait voir la célèbre mannequin Twiggy.

À travers les semaines, Jean-Luc Mongrain parlera de la place de la foi, Jacques Boulanger reviendra sur la musique de l'époque, Aline Desjardins discutera de l'évolution de la femme, et Jean-René Dufort, des cheveux longs.

Vox pop était d'abord destinée à la chaîne souvenirs ICI Trésor, projet emballant qui a été abandonné par le diffuseur public. Dans les circonstances de compressions, personne ne questionnera ce choix, mais c'est tout de même dommage qu'on laisse dormir autant d'archives précieuses dans les voûtes plutôt que d'en faire profiter le public. Après tout, ça devrait un peu nous appartenir.

Par ailleurs, André Robitaille reprendra le mois prochain les tournages des Enfants de la télé pour l'automne. Macha Grenon, qu'espérait l'équipe depuis sept ans, a enfin accepté d'y être. Daniel Brière et Lynda Lemay y seront également. On nous prépare aussi une spéciale quiz avec Sébastien Benoit, Guy Mongrain, Élyse Marquis et Yves Pelletier.

Jacques Demers se raconte à RDS

Le documentaire Coach : la vie de Jacques Demers, qui avait été reporté en raison de l'accident vasculaire cérébral dont a été victime l'ancien entraîneur du Canadien et des Nordiques, sera finalement diffusé demain à 19h à RDS, dans la série «25 ans d'émotions». Considérant que le moment était mal choisi, la chaîne avait annulé la diffusion de mardi dernier, mais c'est à la demande de la famille qu'on a choisi de le programmer dimanche. Il faut dire que M. Demers se porte beaucoup mieux, plus d'une semaine après son AVC. 

Dans l'entrevue, il éclate en sanglots en évoquant la mort de sa mère qu'il aimait tant, et revient notamment sur son enfance difficile avec un père alcoolique et violent. L'émission d'une heure contient les témoignages de son épouse Debbie, de ses soeurs Claudette et Francine, de son frère Michel, de l'ancien collègue du Soleil Maurice Dumas et de l'animateur et chroniqueur sportif Alain Crête. Elle sera rediffusée lundi à 19h30.

25 ans d'émotions - Coach - la vie de Jacques Deme

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