Un mariage, mais pas d'enterrement

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Malgré les apparences, les auteurs ont trouvé le moyen de finir en beauté. Pas question d'annuler le mariage d'Hélène (Anne-Marie Cadieux) et Étienne (Patrick Labbé), les seuls au courant de la cruelle réalité qui les attend.

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(Montréal) CHRONIQUE / Les fans de Yamaska ont reçu la nouvelle comme un électrochoc : rattrapé par son cancer, le personnage d'Étienne (Patrick Labbé) n'en a plus que pour six mois à vivre. Une bombe lancée par les auteurs à quelques jours de la grande finale de leur série, lundi à 20h à TVA. Boum.

Électrochoc, c'est le mot. À un point tel qu'Anne Boyer, auteure avec Michel d'Astous, a dû faire une mise au point pour tempérer la colère des mécontents, nombreux à se manifester sur la page Facebook de l'émission. «Je me suis fait varloper! Ils étaient enragés noirs. Je pense que les gens avaient peur de voir Étienne sur son lit de mort. Je les ai rassurés», raconte-t-elle.

Au terme de ses 163 épisodes, Yamaska aura été l'oeuvre la plus longue du duo Boyer-d'Astous, devant Le retour (138 épisodes) et Sous un ciel variable (124). Avec la fin de Yamaska et de L'auberge du chien noir dans un an, c'est ni plus ni moins que la disparition du terme téléroman qui s'annonce. Déjà, la série a évolué en sept ans, autant visuellement que dans son écriture. «La différence entre les séries et les téléromans s'est vraiment atténuée, avec les Unité 9, Au secours de Béatrice et O'», souligne Michel d'Astous.

Malgré les apparences, les auteurs ont trouvé le moyen de finir en beauté. Pas question d'annuler le mariage d'Hélène (Anne-Marie Cadieux) et Étienne, les seuls au courant de la cruelle réalité qui les attend. Les fans les plus assidus ont cependant intérêt à se garder deux ou trois boîtes de mouchoirs, parce que diverses émotions s'entremêlent : la réunion de ce couple tant espérée, la mort prochaine d'Étienne et bien sûr, l'idée de ne plus jamais revoir des personnages qu'ils ont suivis durant toutes ces années, la plupart réunis autour des mariés. Que les fans se rassurent, on verra le mariage, mais pas l'enterrement.

Nouvelle série

Sept ans, c'est long. C'est pour adopter un nouveau ton, explorer de nouveaux milieux de vie, que les auteurs ont mis un terme à la série. Le duo, qui travaille ensemble depuis 30 ans, aurait pu choisir de prendre une pause. «Mais on a encore du fun», lance spontanément Anne Boyer. Ainsi, ils signeront L'heure bleue, nouvelle série prévue pour l'hiver prochain à TVA, et qui réunira à l'écran Céline Bonnier et Benoît Gouin. Tous deux se connaissent depuis le Conservatoire d'art drama­tique de Québec, mais n'avaient encore jamais joué ensemble, étonnamment.

Un peu comme pour Yamaska, qui avait commencé par la mort d'un des fils Harrison, L'heure bleue sera marquée dès le début par un drame, que souhaitent taire les auteurs pour l'instant.

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Michel d'Astous et Anne Boyer signeront L'heure bleue, nouvelle série prévue pour l'hiver prochain à TVA, et qui réunira à l'écran Céline Bonnier et Benoît Gouin.

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L'événement bouleversera le couple formé par Anne-Sophie Morand et Bernard Boudrias, propriétaires d'un magasin de meubles haut de gamme à Cowansville, dans les Cantons-de-l'Est. «La série commence plus d'un mois après le drame. Nous avions envie d'aborder la question du TDAH [trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité], pour en avoir vu dans notre entou­rage», explique Michel d'Astous.

La première réaction d'Anne-Sophie sera de quitter le nid familial pour Montréal. «Ce n'est pas une fuite. Elle a besoin d'air pour faire le point, et c'est pas en restant à Cowansville qu'elle pourra le faire. Son mari, au contraire, sent le besoin de tenir le fort», raconte Anne Boyer. Pourquoi L'heure bleue? L'expression évoque le moment où le jour fait place à la nuit, pour symboliser la résilience dont ce couple devra faire preuve pour reprendre goût à la vie.

Mais avant, pour remercier les fans, on a eu l'idée de leur donner la parole dans une émission spéciale, Yamaska et moi, diffusée une semaine après la finale, le lundi 4 avril à 20h. Les témoignages de vedettes de la série s'entrecroisent avec ceux d'une mère dont le fils s'est suicidé, une jeune fille abandonnée par sa mère, un Français d'origine qui a appris à mieux connaître notre style de vie avec la série. Tous des inconditionnels, dont la ferveur rappelle aux auteurs l'immense responsabilité qui pèse sur leurs épaules, et la délicatesse avec laquelle ils doivent aborder certains sujets. Plus que quiconque, Boyer et d'Astous ont poussé leur implication au-delà de la fiction. Organiser une marche qui a réuni 6000 personnes dans les rues de Granby pour la prévention du suicide, reproduite dans la série, constituait une première.

Yamaska n'a jamais beaucoup enthousiasmé les critiques, généralement plus sensibles à des factures visuelles plus modernes. Mais le public, lui, n'a jamais décroché. Retenir encore jusqu'à 1,5 million de fidèles après sept ans relève de l'exploit. Sa rivale d'ICI Radio-Canada Télé, L'auberge, n'a jamais pu faire mieux. Ça mérite bien des félicitations.

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