Série joyeuse sur le burnout

L'auteure Isabelle Langlois (au centre) a confié les deux... (La Presse, Alain Roberge)

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L'auteure Isabelle Langlois (au centre) a confié les deux principaux rôles de Lâcher prise à Sophie Cadieux et Sylvie Léonard.

La Presse, Alain Roberge

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(Montréal) CHRONIQUE / Repartir de zéro. Abandonner le tourbillon de la vie professionnelle. Retrouver ses vraies valeurs. C'est ce qu'il y a désormais à l'agenda de Valérie Danault, l'héroïne de Lâcher prise, la nouvelle comédie dramatique d'Isabelle Langlois, bientôt en tournage. Et la série est destinée à ICI Radio-Canada Télé, sans qu'on ait à payer un montant supplémentaire, comme dans le bon vieux temps.

L'auteure retrouve Sophie Cadieux, sa Clara de Rumeurs, qui hérite de ce personnage d'analyste financière, profitant d'un burnout pour faire le grand ménage de sa vie. Elle quitte son quartier cossu pour un milieu de vie plus modeste et s'initie au yoga, sous l'oeil attentif d'une mère au caractère de chien, jouée par Sylvie Léonard. Beau duo en perspective.

Isabelle Langlois décrit son héroïne comme une femme psychorigide, qui s'entraîne, et qui n'a jamais eu le temps d'entretenir des amitiés. Elle vit une relation difficile avec ses parents séparés, particulièrement avec sa mère. Célibataire, Valérie a mis fin à son mariage après avoir appris que son mari était gai. Ensemble, ils ont eu un fils, dont ils ont la garde partagée, et ont conservé de bonnes relations.

L'idée est née après un souper entre amis, alors que tout le monde autour de la table a admis avoir connu des problèmes d'épuisement et de concentration. Y compris Isabelle Langlois, qui s'en est inspirée pour aborder ce sujet sérieux par la comédie, sa grande force. L'auteure précise qu'elle ne brosse pas le portrait du burnout à notre époque, mais explore comment une jeune professionnelle arrive à composer avec cette réalité. Reconnue pour ses répliques punchées, elle promet une comédie qui ne sera pas déprimante, malgré son sujet.

Le réalisateur Stéphane Lapointe, qui était derrière Tout sur moi et La théorie du K.O., parle d'une «feel good série sur le burnout», de «textes délirants mais profondément humains» et de la série «la plus humaine et pleine de coeur» qu'il ait eue à réaliser. «Il n'y a aucune mauvaise réplique», dit-il au sujet de l'intelligence des textes d'Isabelle Langlois. Quand il parle du look qu'il souhaite donner à Lâcher prise, il pense tout de suite aux séries américaines Girls et Transparent, toutes deux diffusées à ICI ARTV et dont je vous ai souvent parlé.

Bien qu'elle ait signé des épisodes de Boomerang, Isabelle Langlois n'avait pas eu sa comédie à elle depuis la fin de Mauvais karma en 2012. L'auteure, qui avait alors goûté aux épisodes d'une heure, revient aux demi-heures avec Lâcher prise, un format qui se prête mieux à la comédie, dit-elle. On veut des épisodes qui ont du rythme.

Réjouissant de savoir Sylvie Léonard de retour dans un rôle principal, elle qu'on a trop peu vue dans Ruptures cette saison. En guerre froide avec sa fille, cette journaliste télé poussée à la retraite après s'être mis à dos tout le milieu, deviendra certainement envahissante.

La série est produite par Vincent Gagné et François Rozon chez Encore Télévision, qui sont derrière Boomerang et Les beaux malaises, entre autres. La date de diffusion n'est pas encore déterminée, mais la fin des Parent et de La théorie du K.O. laisse deux cases vacantes en fiction dès l'automne. Treize épisodes de 30 minutes composeront la première saison.

Un talk-show pour Maripier Morin

Maripier Morin, qui a perdu Faites comme chez vous à TVA, ne chômera pas cet automne. En plus de devenir la grande soeur des candidats de La voix junior et d'animer l'émission en semaine à TVA, elle aura son propre talk-show, Maripier!, à Z. Chaque semaine, elle y recevra un invité durant «un trente minutes explosif», promet Z, pour qui il s'agit d'un premier talk-show. Vingt émissions sont prévues.

Les Aurore battent le Gala du cinéma

Dur pour l'orgueil quand les Aurore, qui récompensent le pire du grand écran, attirent plus d'auditoire que le Gala du cinéma québécois lui-même. Comme si les Razzies américains battaient les Oscars. Présenté dans Infoman jeudi dernier, le 10e gala des Aurore a attiré 632 000 téléspectateurs, alors que le Gala du cinéma québécois en a retenu 531 000 dimanche soir à ICI Radio-Canada Télé, comparativement à 670 000 en 2015. Juste avant, le tapis rouge a été suivi par 345 000 curieux, alors que L'après-gala en a conservé 139 000 en fin de soirée. Tout le monde était à TVA pour le premier direct de La voix, vu par 2 432 000 fidèles. Preuve que l'autodérision existe, Guy Jodoin, Maxim Gaudette et Louis Morissette sont tous trois allés chercher leur prix Aurore jeudi soir, et d'autres devraient suivre dans la prochaine émission.

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