Derniers malaises avant les adieux

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Dans le dernier épisode, malaise garanti alors que Martin accompagne sa mère à l'hôpital où il devra lui mettre un suppositoire.

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(Montréal) CHRONIQUE / Martin Matte a souvent suivi son instinct, qui l'a rarement trompé. À son dernier spectacle, même si les billets se vendaient à la tonne, il a choisi de s'arrêter «pour ne pas tomber sur le pilote automatique». Au bout de trois saisons de Beaux malaises, qui ont dépassé les deux millions de téléspectateurs à trois reprises cet hiver à TVA, il décide aussi d'arrêter, de peur de se répéter.

Mercredi soir à 21h, il nous offre ses derniers malaises de la saison, avant les vrais adieux dans deux épisodes spéciaux, l'automne ou l'hiver prochain. Une émission de bloopers et une autre regroupant les meilleurs moments des trois saisons, celle-là d'une heure, suivront ces deux prochains mercredis.

L'épisode final de mercredi soir ne devrait pas vous décevoir. Martin vivra les désagréments des hôpitaux, ou comme le dira son ami Patrick (Patrice Robitaille) avec sa délicatesse légendaire, «l'ostie de système de santé à marde». D'abord, en file avec sa fille pour voir un médecin à la clinique, se faisant reprocher par un patient de ne pas être allé au privé. Puis, pour sa mère Monique (Michèle Deslauriers), qui doit se faire opérer à une hanche. Beau gros malaise quand Martin doit lui mettre un suppositoire. Notre Monique, pour qui j'ai toujours eu une préférence, sortira quelques répliques savoureuses, encore une fois. Comme celle-ci : «J't'ai fait du porc effiloché, j'avais un restant de poulet.» Comptez sur elle pour vous surprendre jusqu'à la fin.

Pour boucler la boucle, Martin Matte complète l'écriture de deux épisodes spéciaux d'une demi-heure, qu'il compte tourner bientôt, question de les livrer à temps pour l'automne. Comme c'est la fin, il se paye la traite et pousse à l'extrême le concept de mise en abyme, beaucoup utilisé cette saison, qui consiste à parler de la série dans la série. Comme lorsque la famille visionnait un épisode des Beaux malaises dans le salon.

La première demi-heure portera sur l'aventure française de Martin, et sur l'adaptation de sa série avec l'humoriste vedette Franck Dubosc, qui jouera son propre rôle. Martin, qui est allé souvent à Paris ces dernières années, espère pouvoir tourner en France. Puis, dans la dernière des dernières, tous les personnages de la série vivront tous à leur façon la fin des Beaux malaises. Francis Leclerc ayant d'autres engagements, un nouveau réalisateur sera nommé pour ces deux épisodes spéciaux.

Parlant de l'adaptation française, l'auteur vient tout juste de voir les quatre premiers épisodes et se dit très satisfait. «C'est très fidèle à la version originale, même la maison ressemble beaucoup à la nôtre. Et c'est là qu'on voit que si quelqu'un dit quelque chose qui ne se dit pas à table, qu'on soit ici ou en France, ça provoque le même rire.» Reste à savoir si le public français rira autant lors de la diffusion de la série, quelque part cet automne sur la chaîne M6. Les quatre épisodes tournés étaient Le coupleL'exLa notoriété et 3e âge, tous de la première saison. Bien hâte de connaître la Monique française.

Au terme de ces trois années, Martin Matte se surprend que le public n'ait pas protesté davantage contre ses répliques les plus subversives. «On a eu très peu de messages négatifs, encore moins cette saison que pour les précédentes. D'environ un commentaire négatif sur 20 au début, on est passé à un sur 100.» L'épisode récent avec Pierre Brassard, génial en transgenre, n'a fait aucune vague ou à peu près pas. «C'est fascinant. En même temps, on ne riait pas de lui, et Pierre l'a joué sans changer sa voix, sans caricature. Pat a quand même atteint des sommets d'imbécillité avec sa phrase "Vas-tu te faire creuser un vagin?"»

L'humoriste quitte dans la gloire, encore en nomination dans la catégorie rôle masculin dans une comédie au Gala Artis, trophée qu'il a remporté ces deux dernières années. Une fois Les beaux malaises terminée, Martin Matte remontera-t-il sur scène pour une nouvelle série de spectacles? «J'y pense beaucoup, mais en vieillissant, ça devient de plus en plus stressant et prenant. Ça m'épuise beaucoup. Je suis ambigu, mais c'est plus fort que moi, il faut que j'y retourne.» Il étudie aussi des propositions de rôles au cinéma, dont une qu'il pourrait bien accepter.

Les beaux malaises a certainement poussé la comédie à un niveau supérieur, misant sur un jeu très près de la réalité malgré les situations absurdes. Pas pour rien qu'on se laissait prendre, jusqu'à être ému par des moments plus dramatiques. Le malaise tel que pratiqué par Martin Matte fera sûrement des petits ailleurs, même que c'est déjà commencé.

Séraphin l'emporte

Séraphin n'a pas seulement gagné Donalda. Jusqu'à la fin, il aura eu raison des Jeunes loups de Réjean Tremblay. Lundi, pour le mariage, 1 341 000 fidèles étaient au rendez-vous à ICI Radio-Canada Télé, le score le plus élevé de la soirée devant Yamaska (1 323 000). Sans surprise, Les pays d'en haut sera de retour pour une deuxième saison l'an prochain. À TVA, 694 000 téléspectateurs ont plutôt choisi Les jeunes loups, qui s'est terminée pour toujours, un peu dans l'indifférence et avec une fin qui n'en avait pas l'air. Il faut dire que Réjean avait en tête une troisième saison, mais les faibles auditoires de sa deuxième ont signé la mort de la série.

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