Du basson, svp

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Thomas Roy-Rochette, 17 ans, bassoniste de Québec, est le seul à avoir accédé aux demi-finales sans jouer du piano, du violon ou du violoncelle. Faut dire qu'il nous a bien vendu son instrument et prenait un réel plaisir à en jouer à l'écran.

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(Montréal) CHRONIQUE / Ça y est, Virtuose a ses quatre meilleurs pour la grande finale de vendredi prochain. Deux pianistes, un violoncelliste et une violoniste. Un portrait fidèle aux instruments qu'on a entendus le plus au cours de cette réjouissante première saison.

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Le dernier tour des demi-finales a été diffusé vendredi. Pour la finale, vendredi prochain, Dumas et Angèle Dubeau assisteront Marc Hervieux dans sa tâche de témoin.

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Je dis réjouissante, mais je pourrais ajouter, sans exagérer, impressionnante, éblouissante, inspirante. Voir de si jeunes virtuoses accomplir de telles prouesses ne peut que susciter l'admiration. On parle souvent de ce que les jeunes font de pire et pas assez de ce qu'ils font de meilleur. Merci Gregory.

J'adore le violon et le piano. Et Dieu sait qu'il y avait du talent chez ceux qui en jouaient. Mais je sentais un vent rafraîchissant chaque fois qu'un jeune nous arrivait avec d'autres instruments, comme la harpe ou la guitare. Quand même, la faveur du public allait la plupart du temps au violon et au piano. Et hélas, les joueurs de batterie étaient souvent pénalisés; le public en studio préférait clairement entendre du classique.

Thomas Roy-Rochette, 17 ans, bassoniste de Québec, est le seul à avoir accédé aux demi-finales sans jouer du piano, du violon ou du violoncelle. Combien connaissaient vraiment le basson avant d'entendre ses deux convaincantes interprétations? La première, très émouvante, de la Sonate pour basson de Saint-Saëns, et la seconde, exaltante, du troisième mouvement d'un concerto de Weber. J'ai été conquis.

Faut dire qu'il nous a bien vendu son instrument et prenait un réel plaisir à en jouer à l'écran. «Le son du basson est unique, quasi organique, qui connecte vraiment avec le corps. Jouer du basson, c'est comme chanter. On a le contrôle total du timbre, de la couleur du son», me disait-il jeudi, la voix pleine de passion.

Déception de ne pas le voir accéder à la finale, vendredi, mais Thomas n'a pas l'intention de ne rester que «le bassoniste qui a passé à la télé». Il veut devenir musicien professionnel et jouer dans un orchestre, bien qu'il sache que peu de bassonistes vivent de leur métier au pays. Il étudie pour l'instant les sciences de la nature au Cégep Limoilou, en plus de poursuivre sa formation en musique au Conservatoire de Québec.

Thomas, qui affichait un calme et une sérénité durant ses deux prestations, n'a pas senti de réelle compétition entre les concurrents, dont il parle avec admiration. «Je ne joue du basson que depuis 5 ans, alors que certains jouaient du piano depuis 10 ans. Mon niveau n'était pas aussi élevé que celui des autres instrumentistes. Mais comme c'est un instrument rare, ça m'a aidé», croit-il, trop modeste.

Dès sa première apparition, Marc Hervieux a éprouvé le désir de chanter Una furtiva lagrima, l'air de L'élisir d'amore de Donizetti, accompagné du basson de Thomas. Désir exaucé vendredi soir avec les trois autres demi-finalistes, dans un superbe dernier segment.

Au terme de cette première saison, on peut dire que Gregory Charles a su combiner les rôles de mentor et de meneur de jeu avec une sensibilité et un amour de la musique palpables. Comme témoin, terme préféré à juge, Marc Hervieux aurait pu pécher par excès de complaisance, mais a su relever les fautes quand il y en avait. Il serait un tantinet plus sévère qu'on ne lui en tiendrait pas rigueur.

Pas de barrière de langue à Virtuose, même que quelques candidats n'émettaient pas un mot de français. Des quatre finalistes, une seule est Québécoise, la pianiste Emily Oulousian, 15 ans, de Brossard. Deux viennent de l'Ontario, la pianiste Janaya Lo, 9 ans, et le violoncelliste Noël Campbell, 17 ans, et une de l'Alberta, la violoniste Gabrielle Després, 15 ans. C'est «full» mandat pancanadien.

D'ailleurs, le diffuseur ne confirme rien, mais je ne serais pas étonné de voir Virtuose renouvelée l'an prochain, contrairement à Stéréo pop, qui occupait la même case à l'automne, et qu'on a mise à mort après une saison. Si notre télé publique a trouvé le moyen d'insérer de la musique classique en heures de grande écoute, et d'attirer en moyenne 519 000 téléspectateurs, elle serait bien folle de s'en passer. Maintenant que l'émission est connue, les inscriptions risquent d'exploser pour une deuxième saison. Et peut-être aussi la variété des instruments.

Pour la finale, vendredi à 19h à ICI Radio-Canada Télé, Dumas et Angèle Dubeau assisteront Marc Hervieux dans sa tâche de témoin. Chacune de leur note et celle du public vaudront pour 25 % du pointage final. Un test pour une éventuelle formule à trois?

Extait Virtuose

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